Distorsion de la réalité

John Ford disait : « Quand la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende »*.
Il semble que cette citation soit plus que jamais actuelle. Exemple avec le minifilm de Claude Lelouch, « C'était un rendez-vous » tourné en 1976. J'ai reçu un mail m'engageant à le visionner d'urgence. Voyons cela…



Je découvre ce texte dans ma boîte mail un beau matin…

C'était un rendez-vous filmé par Claude Lellouch. Complètement fou... On s'accroche!

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VIDÉO DE CLAUDE LELOUCH
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PARIS dans une FERRARI GTB -1978
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> > > En aout 1978, il y a donc 31 ans, le cinéaste Claude Lelouch adapta une camera stabilisée sur le devant d'une Ferrari 275 GTB et demanda à un ami, pilote pro de Formule 1, de faire un trajet au cœur de Paris le plus rapidement possible.
> > > Ce serait à l'aube. Il n'y avait de la pellicule que pour 10 mn de film et le trajet serait: départ de Porte Dauphine,traverser le Louvre pour arriver à la basilique du Sacre Cœur.
> > > Lelouch n'a pas réussi à avoir les autorisations nécessaires pour le trajet.
> > > Le pilote a bouclé le trajet en 9 minutes, en atteignant par moments jusqu'à 324 km/h.
> > > Le film le montre brulant les feux rouges , rasant les passants, affolant les pigeons et prenant des sens interdits. Le soleil se levait à peine. Le pilote aurait été René Arnoux ou Jean-Pierre Jarier ?
> > > Quand Claude Lelouch a montré le film pour la première fois, il a été emmené au poste. Mais il n'a jamais révélé le nom du pilote de formule 1 qui avait conduit et le film a été interdit, ne circulant que sous le manteau.
> > > Je pense que ça vaut le coup de voir (ou revoir pour certains) Paris à cette époque et, cerise sur le gâteau : à bord d'une Ferrari 275 GTB.
> > >
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http://www.youtube.com/watch?v=gWVde1pWl24&feature=fvsra

J'ai toujours été fan de la manière de filmer de Lelouch, ce metteur en scène aime le cinéma, les images et ça se voit. Ferrari, la F1, René Arnoux, Paris à fond au petit matin (ça me rappelle Giscard qui plante sa Ferrari dans un camion poubelle à la même période) Humm ! Regardons ce film…



C'est pas mal, hein ?

Maintenant que « la légende a été imprimée », écoutons ce qu'en dit Claude Lelouch 30 ans plus tard. Il était dans « la Ferrari » et tenait la caméra, je pense qu'on peut lui accorder du crédit…



Décevant, hein pas de Ferrari, pas de pointe à plus de 300 à l'heure dans Paris, pas de René Arnoux, juste un cinéaste qui aime les bagnoles et qui s'est fait un bon délire…

Dommage que les journalistes se conduisent de la même façon quel que soit le sujet dans le traitement de l'actualité !

* « L’homme qui tua Liberty Valance » 1962
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Free : téléphonie illimitée vers les mobiles pour 6 € de plus par mois !

Ce sera avec la Freebox V6 « Révolution ». Car c'est bien à une révolution que nous convie Iliad le 14 décembre !
Un énorme pavé dans la mare d'Orange et consorts… Sortie le 3 janvier 2011.


Pour téléphoner gratuitement de façon illimitée vers les mobiles « sous réserve d'un usage approprié et en bon père de famille » (ce qui semble exclure les appels à destination de vos maîtresses) il faudra débourser 30 € de frais d'inscription complémentaires, auxquels s'ajouteront 6 € par mois pour les abonnés dégroupés.
La Freebox Révolution comporte aussi un disque dur de 250 Go, un lecteur Blue-Ray et permettra aux enfants et ados attardés de s'en servir comme console de jeu…
La hausse de taxe sur la télévision passe à la trappe.
Le formulaire de migration se trouve sur votre page de gestion de votre compte Free.
Tout sur la Freebox V6, mais vous trouverez un peu partout des articles qui font la retape de l'offre de Free et vous vanteront à quel point c'est bien.
Pour Iliad, cette offensive permet de patienter de manière active le lancement de leur offre mobile.
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War against Web #3

show-world
Suite de la chronique sur l’acharnement de notre gouvernement contre l’Internet. Au menu de la semaine : le premier homme contaminé par un virus d'ordinateur, un sénateur contre l’anonymat des blogueurs, Lettre ouverte à ceux qui n’ont rien à cacher, le rapport de RSF sur les « ennemis d'internet ».



Les humains bientôt contrôlés par les puces RFID* implantées sous la peau, comme pour les chiens ? Il semble que cela devienne possible…. Le docteur Mark Gasson, chercheur à l'université de Reading (Angleterre), s'est fait implanter dans la main une puce contaminée par un virus informatique dans le but de démontrer le danger des puces dans le corps humain. Il devient ainsi le premier homme à être contaminé par un virus d'ordinateur. Inquiétant.

Un sénateur contre l’anonymat des blogueurs
La proposition de loi contre l'anonymat des blogueurs du sénateur Masson, qui cherche à faire voter un texte issu de son cas personnel, provoque un beau tollé. Ce qui démontre le curieux sens des priorités de nos parlementaires… Un article sur le site Slate.fr démontre à quel point une telle proposition de loi manque de réalisme (et de pragmatisme !) Des parlementaires totalement dépassés par les événements ? Oui, j'en ai peur. De mon côté, si un tel texte passe, je mets une burqa…

Lettre ouverte à ceux qui n’ont rien à cacher
Un long plaidoyer contre la paranoïa sécuritaire ambiante… « Seuls ceux qui ont quelque chose à se reprocher ont quelque chose à cacher », argument de Brice Hortefeux pour nous imposer sa « chère vidéoprotection** ». Dès le lendemain, LeMonde.fr publiait la vidéo de son dérapage sur les Auvergnats…

On n'a effectivement en général rien à se reprocher, mais bientôt ça va être au citoyen de prouver son innocence. Un comble dans une démocratie où en principe l’accusation doit apporter les preuves de la culpabilité d'un suspect et non l'inverse…
Résultat de ce travail de sape, nous avons même peur de la police sensée nous protéger avec la multiplication des délits d'outrage à agent…
Et si on vidéosurveillait les chambres à coucher ? On se marrerait bien chez certains…


L'argument de

Reporters sans frontières publie son rapport 2010 des « ennemis d'internet »… Toujours les mêmes pays de cons, je ne refais pas la liste. La France y échappe encore cette année, mais gageons qu'en 2011, notre « douce France » rejoindra l'Australie, seul pays « démocratique » du palmarès.

*Radio Frequency IDentification
** néologisme primé aux Bug Brother awards 2010










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War against Web #2

show-world
Suite de la chronique sur l’acharnement de notre gouvernement contre l’Internet. En une semaine, la situation s'est dégradée.
État des lieux des meilleures de la semaine…


L'Internet, c'est le mal. LesInrocks dégainait cette excellente synthèse de tous les vices dont on accuse le web depuis son explosion au grand jour : repaire de pédophiles, de terroristes, de malfrats, de nazis, de trafiquants en tous genres, d'escrocs, de persécuteurs, de pirates, etc. Des vidéos qui font peur devant tant d'ignorance.

Bloguons pendant qu'il est encore temps : une proposition de loi veut casser l'anonymat des blogueurs. Décidément, l'espace de libre expression que constitue l'internet effraie nos élus. Le sénateur Jean-Louis MASSON vient de déposer une proposition de loi « tendant à faciliter l'identification des éditeurs de sites de communication en ligne et en particulier des “blogueurs” professionnels et non professionnels ». La LCEN oblige déjà les professionnels à « mettre à disposition du public des éléments précis permettant de les identifier ». Il propose donc ni plus ni moins d'assujettir les blogueurs « amateurs » aux règles qui s'appliquent aux directeurs de la publication.
Le moindre utilisateur de Blogger, Wordpress, Twitter (ou d'une simple page Facebook) devrait tenir à disposition de tous, ses données d’identification (nom, prénom, domicile et numéro de téléphone) ainsi que son adresse email…
Heureusement, un tel texte a très peu de chance d’aboutir. Mais sait-on jamais en Sarkozye ?

HADOPI : le ministère de la Culture explique comment sécuriser. Il est temps puisque les premiers mails d'avertissement sont dans les starting-blocs… Rien de bien nouveau, logiciels de contrôle parental, pare-feu, antivirus, clé WEP ou WAP sur le réseau WiFi, filtrage d'adresse MAC. Tout cela n'explique pas comment il sera possible de prouver sa bonne foi quand des hackers vont s'amuser à balancer des adresses IP au hasard pour tromper les mouchards de l'Hadopi…

« Le droit d’auteur ? Un auteur n’a que des devoirs » Jean-Luc Godard
« Je suis contre Hadopi, bien sûr. Il n’y a pas de propriété intellectuelle. Je suis contre l’héritage, par exemple. Que les enfants d’un artiste puissent bénéficier des droits de l’oeuvre de leurs parents, pourquoi pas jusqu’à leur majorité… Mais après, je ne trouve pas ça évident que les enfants de Ravel touchent des droits sur le Boléro… » Jean-Luc Godard dans son entretien aux Inrocks.

La Commission européenne veut du haut débit 30 Mb/s pour tous en 2020. On se demande bien pour quoi faire si l'on ne peut plus bloguer, télécharger, utiliser Fessesbouc ? Ils veulent nous vendre quoi ?

Surfer sur son lieu de travail, c'est mal. Voici pourtant quels sont les 25 sites préférés des salariés en France ? Le tiercé de tête : Google (y compris Gmail), Facebook, YouTube. Aucun site de cul dans le classement. Louche…

Virés pour une discussion privée sur Facebook. Cela peut-il justifier un licenciement ? Ce n'est pas la première fois que ce genre de cas se présente. Les prud'hommes réservent leur jugement. Mais il faut rappeler que Fessesbouc, avant de devenir un site commercial dont l'objectif vise à collecter vos données privées pour les revendre à des publicitaires, fut créé pour les étudiants américains. Les salariés n'ont rien à faire sur un tel site.

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Continuez à vous faire plein d'« amis »…


Je ne parle pas des interdictions des apéros géants de Fessesbouc. J'ai toujours préféré picoler entre amis réels… C'est un comme la ballade en roller du vendredi soir, les derbys en snowboard, etc. Ce n'est pas que je n'aime pas les gens, mais je me sens mieux quand ils ne sont pas là…

Toutefois, le préfet de Nantes a retrouvé l'organisateur pour lui présenter la douloureuse : 2711 € (frais engagés par la Croix-Rouge, c'est précis…). Il aurait dû masquer son adresse IP… Du coup, il a moins d'amis sur Fessesbouc pour mettre la main au porte-monnaie… Quand il s'agit de « canonner »… Mais au moment de l'addition, y a plus personne ! Normal…

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Les politiques s'emparent du sujet à la buvette de l'Assemblée nationale !


Coma élitique ?

En France, les hackers n’ont plus peur de faire leur coming out. Pour comprendre qui sont ces « maudits » hackers cibles de toutes les attaques qui font trembler M. Tout Le Monde au JT de TF1…










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War against Web #1

show-world
J’inaugure une chronique régulière sur l’acharnement de notre gouvernement contre l’Internet. Vaste sujet. Je n’ai pas le courage de m’y attaquer de front d’autant plus que la toile regorge déjà d’articles excellents sur le sujet. Synthèse des meilleurs d’entre eux…


On commence par le palmarès français des Big Brother Awards. La quasi-totalité des membres du gouvernement Fion était nominée pour l’événement. And the winner(s) is… Prix spécial pour Thierry Lhermitte.

« Rien ne justifie qu’on cherche à préserver la liberté de l’internaute ». Chantal Brunel



Petite vidéo… Très drôle, si ça ne faisait pas si peur…



Tous les médias ne parlent que des gigantesques apéros géants Fessesbouc, déplorant la mort d’un jeune de 21 ans. À son âge, il ignorait que la première cause de décès en France est la chute, loin devant l’alcool. Je sais de quoi je parle, victime moi-même d’une chute éthylique.
Punk is Dead, No future ! Ce n’est pas la Nouvelle Star, Plus belle la vie, ou l’île de la Tentation qui suffira à leur redonner espoir, alors les jeunes picolent, comme les Anglaises ! Vivement la Coupe du Monde pour leur redonner espoir…
Derrière ses immenses rassemblements de jeunes désoeuvrés par les perspectives dramatiques que leur offre leur futur plus qu’incertain, ce qui effraie le plus notre gouvernement, c’est cette capacité de mobilisation qui semble venir de nulle part. Ça leur fait peur, c’est sûr. Imaginez les « Sans-Culottes » avec Fessesbouc ou Twitter en 1789…


Un vaste château de carte politique
Internet, la (grande) peur des puissants…

Hadopi, « les pirates ne seront pas visés en priorité, mais les internautes qui auront mal sécurisé leur accès ». À ce propos, Lesinrocks nous en apprend plus sur le « profil » type du pigeon que l'Hadopi entend plumer. Ils révèlent les fichiers musicaux qui seront ciblés en priorité par la Haute Autorité : Depeche Mode, Def Leppard, Deep Purple, Cutting Crew, Cindy Lauper, Culture club, les best des eighties, David Guetta, Black Eyed Peas, Lady Gaga, Britney Spears, Digitalism, Dave (!), Dalida (!), Diana Krall, Diam’s (qui peut donc télécharger des merdes pareilles ? Faudrait me payer pour l'écouter, elle !), Jonas Brothers ET Daniel Johnston ! Où l'ont-ils trouvé celui-là ? Ceux qui connaissent laissent un commentaire et ils auront droit à ma reconnaissance !
Bon tout ça ne fait pas vraiment partie de la playlist de mon iPod. À part Daniel Johnston, mais j'ai déjà acheté ses disques il y a une paire d'années…

Benjamin Bayard, le fournisseur d’accès Internet associatif French Data Network (FDN) a déposé auprès du Conseil d’État un recours en annulation contre un décret d’application de la loi HADOPI. Mis en cause les coûts du dispositif pour les FAI, non financés par les décrets. Dernière salve de tir contre ce « bidule » qui va coûter très cher au contribuable ?

Petite victoire, l’examen de la loi Loppsi reportée par le Sénat « en raison d’un calendrier parlementaire trop chargé ». Ça empêche nos Sénateurs de dormir en séance... Simple report, le gouvernement, plus que déterminé, a fait savoir qu’il demanderait son inscription à la session parlementaire extraordinaire de septembre. On reparlera donc « vidéoprotection », filtrage, logiciels espions, etc.

Quand le gouvernement s’emmêle les pinceaux dans la TVA appliquée aux abonnements internet. Vers une augmentation des tarifs des abonnements à cause de Bruxelles et des « ayant-droit » ? De toute façon, ça nous pend au nez…

Enfin, vaste sujet : Doit-on préserver la vie privée sur Internet ? Pas facile de faire appliquer des principes légaux français dans un cadre international… Ou quand le « droit à l’oubli » se heurte à la réalité du monde qui nous entoure.

Voilà, pas mal de lecture pour une première chronique. Mais comme il va flotter tout le week-end, ça vous fait de la lecture intéressante…








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Les 50 femmes les plus populaires du web !

Le blog erooups.com a rassemblé le top 50 des femmes les plus populaires du web d'après Google… Un classement étonnant…
Le classement comprend des personnalités dont je n'ai jamais entendu parler !


J'ignore qui sont nombre de ces femmes, et je m'en tape, en fait. Vous aussi ? C'est bien. Jetez quand même un petit coup d'œil en passant, ça le vaut…
Vous n'y trouverez aucune Française, sauf erreur, pas de Carla B.

And the winner is…

Ladygagavoodoo
Lady Gaga !


Nota Bene : la 7e semble bien être un mec…








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Free propose 20 chaînes de TV sur l'iPhone

20 chaînes de TV gratuite sur vote iPhone avec votre connexion WiFi Free !
Bon, d'accord, ça ne sert pas à grand-chose puisqu'à la télé, il n'y a jamais rien. Ou alors ça parle de foot, ce qui revient au même...
Saluons une nouvelle fois l'aspect technique de la chose (possible déjà avec un navigateur internet vers ce lien, entre autres, ça peut dépanner certains).


Connexion WIFI Free maison obligatoire (ou un hotspot FreeWIFI si vous vous trouvez dans la rue et qu'il vous prend une envie pressante de mater la TV…) Attention, cela ne fonctionne pas en 3 G…

tv.freebox.fr

Il vous suffit pour cela de vous rendre à l'adresse suivante http://tv.freebox.fr/ depuis Safari mobile (je vous conseille de mettre le lien en favori, je ne m'en souviens jamais avec ma petite tête…)

Les chaînes disponibles dans ce « bouquet-cadeau » sont les suivantes : France 2, France 3, France 4, France 5, France O, NT1, Direct 8, NRJ Paris, NRJ 12, NRJ Hits, TV5, Al Jazeera, LCP, BFM TV, Guysen TV, KTO, Demain TV, Liberty TV, Fashion TV et Luxe TV. Soit un mix de la TNT et de la Freebox.

Quand même plus sympa que la formule super « bon marché* » et alambiquée d'Orange pour l'iPhone… ou encore l'application payante TF1 Player : 3,99 € pour regarder la pub sur la Une…


En pratique, le lancement est un long, mais ensuite l'image est fluide. Idéal pour regarder la Chaîne parlementaire ou BFM TV depuis le parc quand votre charmant bambin joue au toboggan… Un truc qui sera mieux pour l'iPad, au fond du jardin, une bière Heineken à l'ombre…

Free en a profité pour ouvrir les API (interfaces de programmation) pour autoriser des développeurs tiers à créer des télécommandes pour la Freebox (HD uniquement a priori, tant pis pour les early adopters) pour les smartphones. Sortie prochaine sur l'Appstore.

Source

* hors forfait, cela coûte même un bras. De toute façon, je ne pige jamais rien au tarification d'Orange…









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"Wifi on Board" ou l'internet vraiment mobile...

On n'arrête plus le progrès ! Avant, pour récupérer ses mails sur l'autoroute, il fallait s'arrêter dans les sordides « stations-sévices » Total. Mais l'UMTS change la donne et l'iPhone (surtout avec le smartphone d'Apple d'ailleurs...) permet de le faire depuis son véhicule en roulant.
Alors, voilà que nos (très) chers constructeurs automobiles français nous proposent d'embarquer l'Internet dans leurs caisses à savon !



Téléphoner au volant nuit à la santé
Les dangers de l'Internet au volant...

Jusqu'à présent, pour se connecter à l'internet de sa voiture (avec un kit mains libres bien sûr, sinon c'est trop dangereux comme téléphoner au volant...) il fallait une clé USB 3G, avec des résultats très moyens selon votre position par rapport aux antennes-relais. Il subsiste de nombreuses « zones blanches » (dépourvues de couverture 3G) rien qu'entre Auxerre et la Bourgogne, par exemple.
Alors, Peugeot, Citroën et Renault vont nous vendre le WiFi On Board, un boîtier WiFi (en fait une clé USB 3G/3G+) installé dans l’habitacle pour insérer la carte SIM de votre abonnement 3G (ou celle de votre iPhone, ça fonctionne aussi, normalement...). Le dispositif permettra aux occupants du véhicule d'accéder à l'Internet. Et aux commerciaux d'être emmerdés par les mails de leur chef des ventes sur l'autoroute... Sympa, non ?

Prix du « machin » : 420 € quand même, sans compter la pose (le meilleur chez votre concessionnaire...) Cher pour une simple clé 3G vendue environ 30 € chez Orange... À ce prix, les constructeurs promettent une « connexion sans coupure et interruption, résistant aux températures (-30 ° à +70 °) et aux vibrations ».

Orange de son côté, développe la Flybox (boîte à mouches ? Pratique si les ondes WiFi tue aussi les insectes qui empoissonnent l'habitacle en été...), une mini borne WiFi pour voiture qui utilise le réseau mobile via une carte SIM. De son côté, Microsoft expérimente un boîtier qui récupérerait directement les ondes WiFi... Microsoft en voiture, « cliquez sur démarrer » pour stopper votre bagnole, va falloir s'habituer...

Voilà ce qui se trame dans nos voitures... Un truc qui va encore foutre la trouille à tous les tordus allergiques aux ondes radios effrayées à l'idée d'être bombardé par la 3G, enfermés dans une cage de Faraday comme l'automobile... Pas gagné, cette histoire...


Internet mobile : Les Américains déjà équipés
Existe déjà aux USA...


Sources
WiFi on board : surfer en voiture
Peugeot WiFi On Board








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L'Assemblée nationale a adopté la LOPPSI

L'Assemblée nationale a adopté le 16 février, le projet de loi de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi 2). Elle doit maintenant être débattue au Sénat. Une formalité.
Résumé des nouveautés.
Pour notre « sécurité »...



Le développement de la vidéosurveillance


L'État pourra imposer aux municipalités l'installation de caméras de vidéoprotection dans trois cas :
  • « prévention des actes de terrorisme ;
  • sites d'importance vitale ;
  • intérêts fondamentaux de la nation ».
Les frais d'installation pourront être financés jusqu'à 50 % par l'État, mais les coûts de fonctionnement resteront à la charge des communes.

Confiscation de véhicules


Dans les cas de récidive pour les délits routiers (conduite sans permis, sous l'emprise de l'alcool ou de drogues), le texte prévoit une peine de confiscation du véhicule si le contrevenant en est le propriétaire.
Le juge pourra choisir de ne pas appliquer la sanction, à condition motiver sa décision.

Mouchards informatiques


Dans le cadre de la lutte contre le crime organisé, les forces de l'ordre pourront installer à distance des logiciels espions sur les ordinateurs de suspects.

Fichiers policiers


Le texte facilite le croisement des multiples fichiers de police et leur utilisation dans la lutte contre la petite et la moyenne délinquance. Les personnes mises hors de cause pourront voir leurs noms effacés plus rapidement des bases de données.
La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) précise qu'en pratique ce « nettoyage » sera complexe.

Blocage des sites pédopornographiques


La loi introduit l'obligation pour les fournisseurs d'accès à Internet de bloquer les sites contenant images ou vidéos pédopornographiques, après décision d'un juge d'instruction.

Couvre-feu pour les mineurs


Voulu par le ministre de l'Intérieur, un amendement prévoit que les préfets puissent décréter un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans non accompagnés, entre 23 heures et 6 heures du matin.

Vols avec violences contre les personnes vulnérables


Un autre amendement voulu par le ministre de l'Intérieur prévoit de porter de sept ans à dix ans de prison la peine encourue pour les auteurs de vols avec violences contre des personnes vulnérables (personnes âgées).

Intelligence économique


Le projet de loi prévoit d'encadrer les sociétés d'intelligence économique – entreprises qui exerce le métier de collecte d'informations. Elles devront disposer d'un agrément délivré par le ministère de l'Intérieur. Les anciens membres de la police, de la gendarmerie et des services de renseignement devront patienter trois ans après leur départ pour travailler dans ce secteur.

Police municipale


Les agents de police municipale pourront obtenir la qualité d'officier de police judiciaire, sur décision du maire, lorsque la ville compte plus de quarante agents.

Volià, pas besoin de commentaires supplémentaires, je vous renvois aux posts précédents sur ce sujet...

Vous avez certainement aperçu cette publicité pour une marque de jeans super chers dans les rues de Paris... Nice...


Panne de cerveau...
De quoi satisfaire tous les voyeurs de la police...


Source









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LOPPSI : taguer une photo sur Facebook passible d'un an de prison ?

Incroyable, mais c'est bien comme ça que le voit Chantal Brunel...

En réponse à une question du député Patrick Bloche qui demandait « si le simple fait de “taguer” la photographie d’une personne sur un réseau social sans son accord sera passible de poursuites, au motif que cela trouble “la tranquillité de cette personne ou d’autrui” », la députée UMP n'y va pas par quatre chemins :
« des photographies ou des films datant de l’époque où des couples vivaient une relation de confiance se retrouvent ainsi sur Internet après leur séparation. Ces pratiques détruisent des personnes définitivement, ou les marquent pour leur vie entière. Je suis donc étonnée que vous demandiez la suppression d’une disposition qui permet de les réprimer. »

Au gouvernement, ils ont raison, les prisons françaises sont vides... Il sera urgent d'en construire de nouvelles pour les photographes amateurs...

Voilà qui risque de porter un coup d'arrêt au développement des réseaux sociaux dans notre pays...

La loi doit faire l'objet d'un vote solennel cet après-midi à l'Assemblée (dans un hémicycle à moitié vide, ce qui démontre bien le je-m'en-foutisme de nos députés en matière de libertés individuelles). Dans son incurie habituelle, le gouvernement aurait oublié d'informer Bruxelles de ses intentions quant à l'utilisation des nouvelles technologies, objet d'une directive européenne (super chiant, il est vrai... je comprends qu'ils ne l'aient pas lue...). Nous verrons si cela retarde la mise en application des dispositions adoptées par le Parlement.

Source : Avec la LOPPSI, taguer une photo sur Facebook = 1 an de prison, Non notifiée à Bruxelles, la LOPPSI sera-t-elle inapplicable ?


Bienvenue en France
Un paysage de plus en plus gris...









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« Vidéoprotection » : plus chère que le vaccin contre la grippe A !

Big brother dans ta tête
Dans le cadre de la Loppsi 2, Brice Hortefeux désire tripler le nombre de caméras sur la voie publique d'ici à 2011. On passerait ainsi d’un parc de 20 000 caméras en 2008 à 60 000.
Combien ça coûte ? Le Post répond à cette question.



On apprend sur le site dédié du gouvernement qu'en 2008, le financement de 304 projets de vidéo-protection se chiffre à 10,2 millions €, soit 33 552,63 € l’installation.

Installer 40 000 caméras supplémentaires coûterait au contribuable 1 342 105 200 €. La facture totale du dispositif de vidéosurveillance se monterait à 2 013 157 800 € ! Oui, vous ne rêvez pas : en lettres, cela fait 2 milliards € !

Pour un pays dont les « caisses sont vides », je ne sais pas si c'est une dépense bien raisonnable...

L'article du Post propose un peu de benchmark pour savoir si l'« investissement » s'avère rentable en terme d'élucidation de crimes.

Quel bilan en tirent les « early adopters » à l'étranger ? Les Anglais...

Jean-Pierre Dubois, professeur de droit public à l'université Paris XI, dans un article du journal Le Monde, « les pays qui ont expérimenté la vidéosurveillance à grande échelle en ont tiré un bilan négatif. »

Le cas londonien...

« Il ressort des dernières études de la Metropolitan Police de Londres que pour 1000 caméras installées, un seul crime, ou un seul délit est résolu. Soit un taux d'efficacité de 1 pour 1000. » Des « neuneus » pas au courant de la présence de la caméra, en plus, puisqu'ils se sont fait attraper. Pas de vrais délinquants membres du grand banditisme...

Pas terrible comme rendement... C'est beaucoup moins bon que les radars automatiques au bord des routes qui ressemblent à des guirlandes de Noël en comparaison...

Calcul de rentabilité de l'investissement de 60 000 caméras sur le territoire français :
  • taux d'efficacité d'une caméra est de 1 pour 1000 ;
  • 60 000 caméras permettront de résoudre 60 crimes et délits ;
  • coût de ces 60 000 caméras : 2 013 157 800 € ;
  • chaque image utilisée pour élucider un délit a coûté au total 6826 € à la puissance publique, dont 5913 € à la charge de la ville (source le député Goldberg) ;
  • ce qui représente un coût unitaire de 33 millions € la résolution du délit...

Pour ne chopper que quelques « neuneus » (voir plus haut) ! Bof, bof...

OK, je n’amortis pas la dépense sur plusieurs années... Ce serait amusant, un retour sur investissement dans plusieurs siècles...

Après l'épisode des vaccins contre la grippe pigeonnier, qui a coûté la bagatelle de 12 € à chaque Français, il y a vraiment de quoi s'interroger sur les capacités de ce gouvernement à gérer le pays... Quel manque de pragmatisme !

La vidéosurveillance a rapporté en 2008 un chiffre d'affaires de 941,4 millions € (d'après le quotidien le Matin). On voit tout de suite à qui profite le crime...

Source : Loppsi II, la vidéosurveillance a un coût : à vos calculettes !
Donner un nouvel élan à la vidéoprotection








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Gmail filtré en Iran

La messagerie de Google, Gmail, est désormais interdite en Iran. Ce qu'il y a de bien là-bas, c'est que le gouvernement n'a pas besoin de s'emmerder avec une loi genre « Loppsi » pour prendre ce type de décisions... Un procédé qui va faire des envieux dans notre pays...

Téhéran invoque des motivations économiques pour justifier le blocage de Gmail. Les islamistes comptent lancer leur propre service national de courrier électronique pour « stimuler le développement local des technologies Internet et instaurer la confiance entre le peuple et le gouvernement ». lol

Le 12 janvier dernier, Google annonçait sur son blog que le gouvernement chinois avait pénétré ses serveurs pour y extraire les informations de comptes Gmail de deux dissidents. Les Chinois seraient donc en mesure de faire leur marché à leur guise sur les serveurs de Google. Intéressante précision... Du coup, le géant de la publicité appelle la NSA à la rescousse pour sécuriser ses informations. Nul doute que les barbouzes américains en profitent pour laisser quelques « backdoors » sur ces serveurs...

Et ça, ce serait le top : le gouvernement iranien disposerait alors d’« un accès à tout le contenu des messages qui y transitent. Il pourra réprimer les opposants et ceux qui menacent le gouvernement. » (Richard Stiennon, fondateur de la société de sécurité américaine IT-Harvest, Wall Street Journal)


localiser ses amis avec Google
Bientôt en France ?


« Les murs virtuels ne fonctionneront pas plus au 21e siècle que les murs physiques n’ont fonctionné au 20e siècle. Les citoyens iraniens sont dynamiques et déterminés ; ils trouveront le moyen de contourner les obstacles que le gouvernement place sur leur chemin. »
Le département d’État américain, 11 février 2010

Sinon, en ce qui concerne Gmail et Google Buzz, un peu de prévenance ne nuit pas... Contrairement aux autres réseaux sociaux qui nécessitent d'ajouter manuellement les contacts, Google Buzz vous « abonne » automatiquement aux flux d'un certain nombre de personnes choisies par d'un algorithme qui « décèle » vos « meilleurs amis » dans vos contacts Gmail. Donc, n'importe qui se retrouve « abonné » à votre flux sans avoir rien demandé... La liste des personnes à qui vous parlez le plus souvent sur Gmail devient ainsi publique puisque n'importe quel utilisateur peut voir votre adresse e-mail lorsque vous postez une photo sur Buzz. La version mobile permettra même de vous traquer avec le GPS... Sympa, non ?

Pensez donc à désactiver Google Buzz dans votre compte. Inutile que les contacts de vos contacts sachent ce que vous bricolez sur le web... Un article intéressant sur les fonctionnalités de Google Buzz qui vous occupera à votre travail... À condition que votre entreprise abandonne enfin Internet Explorer 6...


Désactivez Google Buzz


Google Buzz, le cauchemar de la vie privée

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Pourquoi tant de haine envers l'internet ?

Un humoriste nous l'explique avec des mots simples... Attention ! Internet est un outil très dangereux ! Une vidéo excellente. L'auteur a tout compris.



Attention ! Internet est dangereux !


Ma théorie, c'est que l'internet, pour l'instant, ça ne fait du mal qu'aux puissants. Et en plus, ces « puissants » n'y connaissent rien, car ils ne voient pas souvent d'ordinateurs. Chez eux c'est encore réservé à leur secrétaire...
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LOPPSI 2 : l'installation des mouchards adoptée

Normal, vous me direz, avec des députés godillots...
Là où c'est très marrant, c'est que cette mesure est conditionnée à l'accord d'un juge d'instruction... Juge que le gouvernement envisage de supprimer du paysage judiciaire le plus vite possible...
Décidément, ce gouvernement est très fort !


« Sous l'autorité et le contrôle du juge d'instruction qui devra motiver son ordonnance, les autorités de police pourront désormais installer des mouchards sur les ordinateurs des suspects de nombreux crimes et délits. »
Aucune exception n'est prévue, quel que soit le crime ou le délit.

Le rapporteur de l'UMP demande que l'on fasse « confiance au juge d'instruction »... bientôt relégué au rang d'histoire ancienne. Encore un député payé très cher avec nos impôts et qui est bien au courant de son dossier...

C'est donc le Procureur de la République qui conservera seul le pouvoir d'encadrer ces dispositifs.

Or, on connaît le niveau d'indépendance du procureur dans le système judiciaire français. Il dépend du parquet, qui répond à la Chancellerie... Montesquieu doit se retourner pas mal dans sa tombe en ce moment...


Everything at the right place


« Si vous n’avez rien à vous reprocher, vous n’avez pas à avoir peur d’être filmé écouté. » lol

LOPPSI : l'installation de mouchards chez les suspects est adoptée








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LOPPSI 2, le retour de la menace fantoche

Le projet de « loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure », Loppsi 2, a débuté à l'Assemblée nationale. Quel nom à coucher dehors ! Depuis 2002, date de l'arrivée de Nicolas Sarkozy au Ministère de l'Intérieur, c'est la seizième fois que le gouvernement s'occupe de notre « sécurité »... Paradoxe : jamais le sentiment d'insécurité n'a jamais été aussi grand...
Au programme des réjouissances : vidéosurveillance, nouveaux délits (usurpation d'identité), filtrage de la pédopornographie (pour commencer...) et bien d'autres choses encore. Au mépris du principe de séparation des pouvoirs cher à Montesquieu. Pauvre France.


Cela fait longtemps que les politiques tournent autour d'internet pour en finir avec ce média qui les emmerde grave... Cette estocade pourrait être la bonne, tant le texte brasse large avec des peines qui s'avèrent dissuasives. Encore une fois, des personnes qui n'y connaissent rien vont créer tout un arsenal de lois coûteuses à appliquer. Un dispositif qui se révélera au final pire que le mal.

On commence par le prétexte : lutter contre les sites pédophiles avec le filtrage.


La pédophilie, c'est mal. Il faut en finir avec ses sites. Mais pourquoi les filtrer ? Au mépris de la « neutralité du net qui ne s'applique pas aux sites illicites »... Tous les spécialistes s'accordent pour dire que la mesure coûtera au bas mot dans les 140 millions d'euros et s'avérera inefficace. Elle ouvrira de plus une voie royale aux mafias qui lanceront des sites clandestins indétectables. On sable déjà le champagne chez les Corleone devant cette nouvelle « prohibition »...
Mieux que de les filtrer, pourquoi ne pas simplement les interdire et les fermer ?
Parce que pour ça, il faudrait s'attaquer au nerf de la guerre, l'argent sale qui transite par les paradis fiscaux. Oui, malgré Nicolas Sarkozy, ces îles paradisiaques pour mafieux se portent toujours comme des charmes...
Le filtrage, c'est mieux, on pourra l'étendre à d'autres types de site dès que le dispositif sera voté. D'ailleurs, Chantal Brunel (toujours active malgré sa déculottée aux législatives de 1978 à Pithiviers...) propose déjà d'étendre ce filtrage aux sites sado-maso... Qu'un tel site soit filtré serait vraiment dommage... (Ne pas regarder de son travail, merci...)

MAJ (11/02/10 16 h 37) : le blocage des sites est adopté par l'Assemblée. Les pédophiles n’ont rien à craindre de la LOPPSI. Les internautes, si.

La censure, laissons-la aux pays de cons... (le fameux dessin de Reiser dont je ne me lasse pas...)


Protégeons les enfants d'internet
Chacun son échelle de valeurs...

Délit d'usurpation d'identité sur Internet


La LOPPSI veut sanctionner le fait d’utiliser « de manière réitérée » l’identité d’un tiers ou des données qui lui sont personnelles, « en vue de troubler la tranquillité de cette personne ou d’autrui ».
Tarif : un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende ! Un délit très large d'usage de l'identité d'un tiers sur Internet.
Mais pas pour les agents secrets qui eux continueront d'avoir le droit de jouer à cache payé par nos impôts...
Est puni de la même « le fait d’utiliser des données qui lui sont personnelles, en vue de porter atteinte à son honneur ou à sa considération. »
L'alinéa 1 du texte ne réprime pas seulement l’usurpation d’identité, mais « tout usage de toute donnée personnelle d’autrui d’une manière qui trouble sa tranquillité »... Putain, ça va loin ce truc... en résumé, sur internet, plus question de critiquer parler de quelqu'un sans son accord. Cela signe la fin des blogs, des forums de discussions, ou simplement des tags de photos sur Facebook.
En résumé, on pourra donc attaquer n'importe qui...
Mieux que la censure, ce truc, un vrai dispositif de dissuasion.

Installer des mouchards pour la « captation de données à distance »


Les services secrets pourront installer à distance des mouchards (enregistrant frappes clavier (keylogger) ou captures d’écran) sur votre ordinateur pour récupérer des informations.
Même dans les cybercafés et lieux publics, à l'insu des utilisateurs. Comme dans les films américains... Bonjour la CNIL... Sans l'accord d'un juge ? Nous verrons...

Des données pas toujours essentielles...
Pourquoi dépenser plus, il existe déjà Facebook...

Fichier d'analyse sérielle


Il s’agit de Pericles, un système de traitement des données ouvertes (informations disponibles sur internet, Facebook, Twitter, etc.) ou fermées (IP, numéro de téléphone, données détenues par les FAI) qui pourront être exploitées dans le cadre de certaines infractions. En fait un gros ordinateur qui croisera toutes les données qu'il récoltera sur le web pour faire sortir le gagnant du loto de la délinquance supposée...

Généraliser la vidéosurveillance


Voilà un truc qui leur tient à cœur. Le gouvernement appelle ça la vidéoprotection, pour les « mal-comprenant »... On sait déjà que cela va coûter très cher pour des résultats pour le moins aléatoires. En Grande-Bretagne : une caméra pour 14 habitants et seulement 4 % des crimes résolus*. On y renonce partout, sauf en France... Des exemples fumeux d'élucidations françaises...
Mais comme dit le ministre de l'Intérieur, « Si vous n’avez rien à vous reprocher, vous n’avez pas à avoir peur d’être filmé. ». lol
Les hommes politiques, ça les embête pourtant que la moindre de leurs conneries se retrouve poster sur YouTube...
Un rapport prouve l’inefficacité de la vidéosurveillance...(même Le Figaro en parle...)
Le marché se porte à merveille : 200 entreprises se partageraient un chiffre d'affaires de 750 millions d'euros, en progression annuelle de plus de 10 %**...

Vidéoprotection
Le dernier truc de voyeur en vogue ?


Scanners corporels


On sait déjà que cela coûte très cher... Comme les radars sur les routes, c'est sûrement vendu par des potes à eux... On nous explique déjà que la penthrite dissimulée dans les implants mammaires ne serait pas détectée...

Le couvre-feu pour les mineurs


Bon, OK, les mômes n'ont pas à déambuler dehors tout seuls la nuit. Dans les familles « normales », ils sont au lit à cette heure-là, car « demain, y a école »... La mesure s'adresse donc en priorité aux progénitures des Auvergnats dans les zones « sensibles »...
Mais, on commence par les moins de 13 ans... On pourra toujours relever l'âge limite plus tard... L'important, c'est d'amorcer la pompe...

D'autres bricoles dans un gigantesque fourre-tout répressif...


  • Délit de distribution d'argent à des fins publicitaires sur la voie publique ;
  • confiscation du véhicule, en cas de récidive en matière d'alcool au volant ou de conduite sans permis ;
  • dispositif d’antidémarrage par éthylotest ;
  • trafic de points sur Internet sanctionné par 15 000 € d'amende ;
  • création d'un délit de « vente à la sauvette » ;
  • piratage des décodeurs de Canal+ ;
  • etc.


Source
Le texte intégral
Le projet de loi Loppsi II passé au crible
Débats sur la LOPPSI : demandez le programme !
La Loppsi fera la fortune des réseaux de pornographie infantile
Hadopi, Loppsi, Acta... Qui veut tuer l'Internet?
LOPPSI : usurpation d'identité numérique, adresse IP et HADOPI

* Selon New Scotland Yard, les 25 millions de caméras du Royaume-Uni ne permettraient d'élucider que 4 % des affaires criminelles enregistrées par les caméras... (source Siné-Hebdo Sarko Bonimenteur décembre 2009). Lire aussi le rapport du Sénat nº 131 de Jean-Patrick Courtois et Charles Gautier, 10 décembre 2008.
** 41 % de croissance pour le marché de la vidéosurveillance entre 2003 et 2012...










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Contrôle parental sur l'internet

Alors que les parlementaires s'apprêtent à mettre une dernière touche au contrôle sur l'internet, la fameuse LOPSSI, voyons ce qui pourrait nous arriver, avec un État qui pénètre de plus en plus de notre vie privée...


diliou-strip


Sympa d'avoir un gros barbu derrière le dos pour nous dire ce que l'on doit regarder sur le Web, non ?








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Firefox : « je résurrecte encore et encore* »

Un petit plug-in bien sympathique pour le renard rusé du Web : il retrouve dans les caches de l'internet les pages que leur auteur a voulu faire disparaître...
Un must en ces temps de censure qui s'abat sur nous comme la vérole sur le bas Clergé...

Le plug-in s'appelle Resurrect Pages. Il s'installe depuis Firefox.

Pages mortes, liens cassés, bug, retrait volontaire ou serveur inaccessible sous la masse de visiteurs, il « fouille » dans les caches (CoralCDN, Google Cache, Yahoo! Cache, The Internet Archive, MSN Cache, Gigablast, WebCite) la page sur un site miroir pour vous permettre de lire le texte que vous recherchez ou visualiser le site sans attendre... Pratique...


Un PC classé X
Pour un Web transparent...


Source : une extension Firefox pour ressusciter une page Web

* Etienne Daho Reserection










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Neutralité du net en France : la bataille finale commence...

Après les péripéties de l'adoption de la loi Hadopi par les pépères du Sénat, Marianne a eu la bonne idée de poser la seule vraie question qui vaille : « Qui veut la peau d'internet dans notre pays ? »
L'internet, ça fait un moment que les hommes politiques tournent autour avec la ferme intention d'en finir une bonne fois pour toutes avec ce qu'ils considèrent comme une « zone de non-droit, un espace subversif terrifiant dans lequel gravite la lie de la société »...
Hadopi sera inef­ficace contre le piratage. Par contre, Hadopi organise en revanche très bien la surveillance des réseaux, dernière étape en vue de contrôler le Net en France.
Intéressant de savoir ce qui nous attend à très court terme...


Le principe très simple de la neutralité du net



La neutralité du net* assure à l'internaute l'accès à n'importe quel contenu depuis n'importe quel endroit, quel que soit l'opérateur. En résumé, vous achetez un « tuyau » et vous faites passer ce que vous voulez dedans...

Elle permet ainsi d'avoir le même Internet pour tous : « la neutralité garantit les liber­tés individuelles, l'innovation et la concur­rence dans l'environnement numérique. Sans elle, pas d'Internet libre et ouvert où chacun peut participer ».

Mais voilà, derrière le discours démocratique, aucun État ne souhaite vraiment pas que ses citoyens puissent accéder à tous les contenus présents sur la toile. Lorsque cela se passe en Chine, nos hommes politiques dénoncent la censure. En France, ils appellent ça du « filtrage** »... Appréciez la subtile nuance étymologique...

Comme pour les radars au bord des routes, il s'agit d'une mesure « pour notre bien », sous couvert de lutter contre les contenus pédo pornographiques... surtout sans s'attaquer aux circuits financiers mafieux qui transitent par les paradis fiscaux (de toute façon supprimés par le G20...)

Pour l'instant, cette neutralité est à peu près respectée en ce qui concerne l'internet par ADSL, en partie grâce à Free. À l'inverse de ce qui se passe aujourd'hui pour la téléphonie mobile.

Sur votre téléphone portable 3G, pas de voix sur IP (Skype...), pas d'utilisation comme Modem sans option payante supplémentaire, pas d'accès à la musique ou la vidéo gratuite, une limite très serrée de votre consommation (500 Mo de données, soit pas grand-chose...). Pour Orange & consorts, il y a « internet et internet »... Et pour eux, l'internet se limite aux mails et au surf sur le web (et encore pas trop quand même...)

D'ailleurs, à cause de l'explosion des factures des internautes qui se sont servis de leur clé 3G pour une utilisation normale (jusqu'à 159 000 €...), l'UFC-Que Choisir demande aux opérateurs de ne plus utiliser les termes « internet » et « illimités » accolés dans leur communication.
Leur « définition » de l'internet est différente de que l'on retrouve sur le Web qui n'est qu'une composante d'Internet, puisque ce terme regroupe les mails, le chat, le P2P, les newsgroups, la VoIP, etc. L'illimité quant à lui ne concerne que le temps d'utilisation, sans prendre en compte la quantité de données transférées (« data »)... Pas pareil, hein ?

Le « rêve » des opérateurs de téléphonie serait de restreindre les contenus accessibles à leur seule offre, un peu comme si les sociétés d'autoroutes privatisées limitaient l'accès au péage uniquement aux Renault, ou bien, après option de paiement, autorisaient seulement les BMW à dépasser les 90 km/h. Inadmissible, non ? C'est pourtant ce qui s'est passé en 2007 pour le site Dailymotion...

Eh bien, c'est ce que nous préparent ces gredins dans l'avenir...

Free, dernier rempart de la « démocratie » sur le Web ?



Pourquoi n'ont-ils pas encore mis leur « vision » du Net en place ?

Parce qu'en ADSL, il y a Free... En tirant le marché vers le haut, Free a fait de l'offre internet par ADSL française un des meilleures et des moins chers de l'OCDE. Cette « guerre » commerciale a obligé les opérateurs à donner plus pour moins chers, à se contenter de marges de 15 % au lieu des 45 % habituelles comme ils le font pour la téléphonie, marché pas du tout concurrentiel. On comprend mieux pourquoi ils multiplient les démarches pour empêcher l'arrivée d'un quatrième opérateur 3G, surtout s'il s'appelle Free Mobile. Free devrait obtenir la 4e licence le 17 décembre 2009.

La quatrième licence 3G revêt un intérêt stratégique majeur. Tant que les internautes utilisent des téléphones classiques, les opérateurs se gavaient en vendant des forfaits 3G que personne n'utilisait en pratique. Mais l'arrivée des smartphones, et de l'iPhone a démocratisé l'usage changent le comportement des utilisateurs. L’iPhone et les téléphones Android ont respectivement des parts qui correspondent environ à trois fois leur part de marché en nombre d’unités. Et saturent le réseau data 3G, faute d'investissements suffisants de la part des opérateurs, plus prompts à engranger du cash qu'à réinvestir dans la qualité de leurs infrastructures...

Compte tenu des difficultés d'entrer sur le marché de la téléphonie pour un nouvel intervenant, toutes les conditions du partage d'un gâteau à quatre existent sur les « autoroutes de l'information »... Je peux me tromper, mais à l'horizon 2012, les prix pourraient bien augmenter, et les débits baisser dans les mêmes proportions. Et les contenus accessibles se restreindre automatiquement... Remarquez, tant que l'on peut regarder à Fessesbouc, c'est le principal...

À la grande satisfaction de nos hommes politiques...

61,9 millions d'amis...


Source :
Qui veut la peau d'internet dans notre pays ?, Marianne du 21/11/2009
Factures exorbitantes : L’UFC demande l’arrêt des termes « illimités » et « Internet »
L'iPhone représente 50 % des échanges de données mobiles
Le trafic mobile mondial
Apple, Google et AT&T : la neutralité des réseaux en question
Qui veut contrôler Internet ? La réponse de Benjamin Bayart (2 heures de vidéo...)
Sinon, pour ceux qui préfèrent de saines lectures aux nouvelles technologies...
** Benjamin Bayart : « On sera filtré, mais en plus on sera taxé » (1/2)
* Benjamin Bayart : « La neutralité du net, un pilier des libertés » (2/2)











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Déménager avec ses "amis" Fessesbouc

Fessebouc
Bon, vous savez tous que je n'apprécie pas plus que ça Fessesbouc... J'ai voulu fermer mon compte, mais on ne peut que le suspendre... Déjà, ça, ça devrait vous alerter...
Facebook, c'est ce réseau social sur lequel les internautes font le boulot des RG et des détectives privés... Mais gratuitement ! Faut pas déconner !
Quand Groland se paye la tête du site américain, c'est tellement ça...





MAJ : Voir toutes les photos privées de Facebook: facile? sur lepost.fr. Un informaticien marseillais (lol) explique que trois failles permettent de voir toutes les photos privées. Facebook, trop facile à pirater? Fessebouc, à fuir !

Vous aussi fichez la police sur Facebook, parce qu'il n'y a pas de raisons...

fichez-la-police









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Un chat contaminé par la grippe H1N1 aux Etats-Unis

Chat grippe A
En fait, aux États-Unis, c'est plutôt le web qui est contaminé par des photos de cet horrible et inutile animal qu'est le chat, cette espèce de « félin » au rabais... Il y a même eu une journée spéciale sans chat sur internet le 9 septembre 2009 ! Excellente initiative...
J'attends avec impatience un plug-in pour Firefox qui débarrasse mon écran des photos et vidéo de ce stupide animal (qui pue)...
En attendant, pas étonnant que quelqu'un ait réussi à refiler la chtouille à son chat...
Alors, faut-il les tuer tous comme les Égyptiens s'étaient débarrassés de leur cochon* ?



chat chauve
Ce chat, un pauvre mâle castré de 13 ans, a contracté la grippe H1N1 dans l'Iowa alors que ses maîtres avaient développé les symptômes de la maladie.
Une « première » pour les spécialistes...
Soigné aux antibiotiques la sale bête a survécu... Eh oui, on en donne aux animaux et un jour, et à force, ils ne seront plus efficaces pour soigner les humains contre les vraies maladies. En plus, il s'agit d'un virus, je croyais que les antibiotiques étaient inutiles dans ce cas précis ?

Le risque que des chats contaminent des humains ou d'autres chats est inconnu, mais « n'apparaît pas comme élevé », précise le vétérinaire.


Tuer les chats
Kill them all !


Le ministère de la Santé américain confirme que les personnes contaminées par la grippe H1N1 peuvent transmettre le virus aussi bien aux humains qu'aux animaux. Ne pas oublier d'entourer votre hamster de chatterton pour éviter qu'il n'éclate...


Le nombril du web
Impossible d'échapper aux chats sur le web...



* l'explication des spécialistes sur cet acharnement... En Egypte, haro sur le cochon!

Source : Nouvelobs.com








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4e licence 3G, Free seul en lice

nouveau logo Free mobile
La 4e licence 3G est « tellement bradée* » (240 millions € pour un tiers de fréquence) que l'appel d'offres de l'ARCEP n'a pu attirer qu'un seul candidat à déposer... Un dossier de 20 000 pages ! Heureusement qu'il n'était pas une dizaine, car le temps que la commission étudie toutes ces offres, la technologie aurait changé...
« Le projet Free Mobile s'il est retenu, dynamisera le marché français des télécommunications mobiles, déclenchera dès 2010 un important volume d'investissement en France et sera fortement créateur d'emplois », explique Iliad dans son communiqué.
Pour mémoire, la France est le seul pays où les trois acteurs en place ont été condamnés pour entente sur les prix et dont les pratiques n'ont pas bougé d'un pouce (de vache à lait) par la suite...
Réponse de l'ARCEP d'ici la fin de l'année...


Évidemment, l'entrée d'un quatrième opérateur ne se fera qu'au détriment de leur part de marché sur un tel marché mature. Alors, ils font la gueule et multiplient les démarches de toute nature pour empêcher le FAI qui a démocratisé l'ADSL en Hexagonie (Free a forcé tout le monde à s'aligner sur son offre à moins de 30 €) de faire la même chose avec le téléphone cellulaire. Pourtant, des libéraux comme ces messieurs Bouygues, Lombard et Esser devraient adorer la concurrence, signe d'un marché capitaliste en bonne santé... Eh bien non !


Bienvenue au nouveau

Pas facile pour ce quatrième entrant sur ce marché verrouillé


91 % des Français possèdent un mobile, le marché est bien verrouillé par les opérateurs puisque les trois quarts des clients sont liés par un abonnement en contrepartie de la subvention de leur téléphone.
Iliad-Free estime son projet à 1,3 milliard sur cinq ans. La société est très peu endettée, dispose de 800 millions d'euros mobilisables et devrait dégager plus de 250 millions de cash disponible de ses activités ADSL cette année et plus de 300 millions en 2010.
Les analystes calculent que l'activité trouve son point mort à partir de deux millions d'abonnés, à rapprocher des quatre millions de clients actuels. Si Free devient le prochain opérateur mobile, sa valeur augmenterait de près 50 %, soit 1,8 milliard d’euros supplémentaires, à l’horizon 2016 (Société géniale). Acheter des titres sur repli...

Quel prix ?


Mystère pour l'instant mais Xavier Niel laisse entendre qu'il proposerait une formule tout illimitée voix-SMS-internet, entre de 25 et 40 euros. Les meilleures forfaits actuels pour une telle prestation tournent autour de 100 € (pour du faux illimité d'ailleurs).

N'en déplaise au chef, malgré cette politique de prix agressive, l'offre de Free est loin d'être une « offre low cost ». Au contraire, il vend une prestation plus élaborée à un tarif inférieur à ses concurrents** !
Une offre que les autres s'évertuent à dupliquer ensuite. Orange est le plus cher des opérateurs (mobile ou internet) et c'est celui qui en donne le moins, sa hot-line est déplorable (on ne sait même pas si votre interlocuteur connaît les services de la société pour laquelle il travaille... Faites l'expérience...)

Pas avant deux ans


Dans tout ça, pas d'offre chez Free mobile avant un moment. Il faudra déployer du matériel dans un pays dans lequel tout le monde se plaint de la mauvaise qualité de la réception, mais où il n'est plus possible d'installer la moindre nouvelle antenne-relais...

On reviendra la semaine prochaine sur les dangers du portable...

Pour contourner cet obstacle conjoncturel, Free pourrait utiliser son propre réseau de Freebox pour les transformer en mini relais 3G. La technologie s'appelle Femtocell. Plus simple que de grimper sur un toit pour installer une antenne puisque c'est l'abonné qui la branche lui-même chez lui... Un gain de temps, d'argent et encore une leçon aux opérateurs en place ?



* Martin Bouygues dans son lobbying pour empêcher l'attribution d'une nouvelle fréquence.
** Inventeur du « triple play » en 2003


Qui veut la peau de Xavier Niel, patron de Free ?
Le bulldozer Free déboule dans le mobile
Free : Un prix low cost pour un service 5 étoiles
Intégrer les relais 3G directement dans les box










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Hadopi hadopté et après ?

Ça y est, le Conseil constitutionnel a validé l'essentiel de la loi Hadopi 2. une information passé inaperçu grâce au dossier du rejeton du chef.
Le projet de loi Hadopi 2 a été publié au Journal officiel et devient donc la loi nº 2009-1311 du 28 octobre 2009.
Après deux ans* d'acharnement, le gouvernement a fini par faire hadopter en force son dispositif contre les internautes français qui ruinent l'industrie du disque... Mise en place d'ici la fin de l'année, « pour rattraper le temps perdu » (porte-parole de l'UMP).
Un dispositif déjà obsolète, puisqu'aujourd'hui la musique s'écoute en streaming sur des sites légaux. Plus besoin d'encombrer son disque dur avec des morceaux que l'on n'écoute même pas...



un epad ou un ipod

Résumé de ce qui risque de vous arriver si vous continuez à regarder des films sur votre ordinateur


Des officines privées surveilleront les réseaux pour glaner les informations de base, adresse IP accompagnée des titres. Elles transmettront ces informations à l'Hadopi qui vous enverra d'abord un mail pour vous dire que c'est mal... En cas de récidive, dans les 6 mois, un deuxième avertissement partira par lettre recommandée avec accusé de réception. Si vous continuez, le dossier pendra une tournure judiciaire.
Et là, deux options :
  • la justice choisie une action pour « contrefaçon » : un délit qui vise le contrefacteur et non l'abonné avec à la clé 300 000 € d’amende et trois ans de prison, et un an de suspension d’internet ;
  • le juge préfère la procédure de la « négligence caractérisée de la sécurisation de sa ligne ADSL » : la suspension se limite à un mois, mais s'accompagne d'une peine complémentaire sous la forme d'une contravention de 5e catégorie, soit de 1500 € d’amende (une centaine de CD ou de DVD en somme).

Le Ministère de la Culture ne semble même pas croire à son « machin », puisque le budget dévolu à ce dispositif pour 2010 est en baisse (5,3 millions € quand même...) alors que le Conseil général des technologies de l'information (rattaché à Bercy) prévoyait que l’adaptation des systèmes d’information coûterait 70 millions sur trois ans.

Les ayants droit n'y croient pas trop non plus.


Ils recherchent déjà à « financer la création » par des taxes sur les fournisseurs d'accès, sur les moteurs de recherche, les téléphones portables…, mais surtout sans s'interroger sur les besoins des internautes.

En France, il est quasiment impossible aujourd'hui de louer simplement un film en ligne et le regarder confortablement assis dans son canapé dans des conditions acceptables. C'est possible depuis deux ans aux États-Unis sur ITunes, mais toujours pas chez nous, à part quelques tentatives éparses de services de vidéos à la demande... Des fois qu'on arrête d'aller au cinéma...

Et s'il y avait « plus d'argent à se faire en poursuivant les fraudeurs qu'en vendant légalement de la musique » ? La société allemande Digiright Solutions n'y va pas par quatre chemins sur ce sujet... qui dérange ! De bonnes vieilles méthodes mafieuses qui n'étonnent pas du tout.

Acheter de la musique en ligne revient plus cher que de s'offrir le CD en boutique. Trop cher, plus de 15 € en moyenne à la Fnac contre la moitié sur des sites étrangers... Avantage de la version plastique, quand vous en avez marre ou que c'est une grosse daube, vous pouvez le refourguer sur Priceminister... iTunes ou Amazon, vous pouvez vous brosser... Plutôt que dépenser des impôts en conneries, personne au gouvernement n'a pensé à réduire la TVA sur les CD. Comme plus personne n'en achète, la facture n'aurait pas été trop salée...


Un retour à la vieille « bande » magnétique ?

Le peer-to-peer (P2P) cible privilégiée de la loi Hadopi n'a plus la faveur des internautes au profit des hébergeurs de fichiers en ligne. Le texte devient donc obsolète avant son application. La part du P2P a baissé de 25 % au profit du streaming (lecture en ligne d’un flux audio ou vidéo) et des hébergeurs de fichiers en ligne comme Rapidshare.

Deezer et Spotify, les sites de musique en streaming.


On se demande comment ces initiatives peuvent exister. Sur ces sites, vous pouvez pratiquement tout écouter, parfois ce que l'on ne retrouve plus ni en boutique ni en téléchargement illégal. Avec Airfoil et une borne Airport Express, vous balancez le son sur votre chaîne hi-fi et le tour est joué...

Il me reste cinq invitations pour Spotify pour ceux que cela intéresse et qui veulent éviter les amendes... (contactez-moi en m'envoyant votre adresse email)

PC INpact consacre un dossier complet sur la loi Hadopi
La loi Hadopi 2 validée, mais le plus dur reste à venir
Net : avalanche de taxes pour sauver la création
Le képi caduc d’Hadopi
Comment l'industrie du disque extorque les internautes

*Un feuilleton mouvementé...
  • 23 novembre 2007 : après le rapport de Denis Olivennes, des accords sont signés à l'Élysée en vue d'une loi sur le piratage ;
  • 9 avril 2009 : la loi est rejetée en première lecture à l'Assemblée, les députés de la majorité n'ayant pas jugé utile de se déplacer ;
  • 13 mai : la loi est définitivement adoptée en deuxième lecture par le Parlement ;
  • 10 juin : le Conseil constitutionnel censure une bonne partie du texte ;
  • 22 septembre : le Parlement adopte la loi Hadopi 2 ;
  • 28 septembre : l'opposition saisit à nouveau le Conseil constitutionnel.









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Newsmap 2.0, l'info visuelle

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Un doigt dans le c... de Facebook

Fessebouc
« Je préférerais me faire examiner la prostate en direct à la télévision par un type aux mains bien froides plutôt qu’avoir une page Facebook. »
Goerge Clooney, gringo de Nescafé, interviewé au sujet du réseau social Facebook par des journalistes au Festival international du film de Toronto...
Ça sent le vécu pour l'acteur grisonnant approche de la cinquantaine...



Comment lui donner tord au fond puisqu'aujourd'hui, seules les « mamans » s'inscrivent sur le site américain dans le but de surveiller les frasques de leur progéniture prépubère... N'est-ce pas Mesdames ?

Et pour ceux qui n'ont pas eu la chance de voir le spectacle de Jules Édouard Moustic, le comique Grolandais nous explique les « joies » simples du métier de proctologue...



Et paf !
Le toucher rectal : rite initiatique de la cinquantaine...


Source : People









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Internet : la VRAIE révolution de l'Humanité ?

Fulgurante, effroyable, irrémédiable, la révolution des technologies numériques avance et échappe complètement aux hommes politiques qui nous gouvernent.
Dans le monde entier, aucun n'a suffisamment d'intelligence pour prévoir ses conséquences sur notre vie à court terme ou anticiper les adaptations de nos sociétés en matière d'éducation ou d'emplois...
La démonstration au travers d'une vidéo intitulée "Did You Know?". Étonnante, captivante, à ne pas manquer !



Il ne s’agit jamais que du « sens de l'Histoire »... Mais cette Histoire s'accélère de façon vertigineuse et dépasse l'entendement.



Source : Linuxmania (un site surveillé par Matignon et L'Élysée...)
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Hadopi : un sondage de l'Ipsos remet les pendules à l'heure...

L'Ipos a interrogé 6500 internautes dans le monde au sujet de leur habitude de consommation de musique sur l'internet.
Les Français sont loin d'être les champions du téléchargement de musique. Les Chinois l'emportent haut la main. Parce qu'ils ne peuvent acheter de disques, interdits à la vente dans leur « démocratie populaire »...



Cette dépêche de l'AFP ne nous apprend donc rien de nouveau par rapport aux précédentes études. Elle fait un peu tache une semaine après le vote de la loi Hadopire de Frédéric Mittrand...

Les Chinois champions du téléchargement illégal de musique (sondage)


AFP | 18-09-09

Quelque 78 % des internautes chinois reconnaissent télécharger illégalement de la musique sur internet, ce qui les place en tête d'un classement publié vendredi par l'institut de sondages Ipsos.
En deuxième position arrivent les Russes (68 %), puis les Indiens (48 %), les Émirats arabes unis et l'Espagne (44 %), le Brésil (42 %) et l'Italie (34 %), selon le communiqué diffusé par Ipsos en Allemagne.
Le téléchargement illégal semble moins répandu aux États-Unis (18 %), au Japon (15 %), en France (15 %) et en Grande-Bretagne (12 %). En Allemagne le pourcentage d'internautes affirmant le pratiquer régulièrement se monte à 11 %.
La moyenne mondiale est de 44 %.
Ces chiffres ont été obtenus à l'issue d'un sondage auprès de 6.500 internautes dans douze pays.
« Il est intéressant de relever que justement ces utilisateurs de pages illégales (de téléchargement de musique) utilisent aussi beaucoup plus les voies légales de téléchargement (par exemple iTunes, Musicload) et achètent davantage de disques » que les internautes plus respectueux de la légalité, note l'institut de sondages.
« Il semblerait que la possibilité du téléchargement illégal soit pour certains le départ du goût pour la musique », en conclut Ipsos.

Conclusion, les Français sont vraiment des « pirates d'eau douce »... Normal compte tenu du niveau très moyen du franchouillard en informatique, avec sa messagerie Hotmail et Orange comme FAI...

La loi Hadopi ne fera pas vendre un seul disque de plus en France, mais pourrait précipiter la chute des ventes. Réponse dans quelques mois...
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Les Aventuriers de l'Arche retrouvée ?

YouTube - Raiders of the Lost Ark (1951) Trailer
Aujourd'hui, c'est cinéma.
Illustrons les « dangers » d'internet pour les uns ou cette mine d'informations qui permet de lutter efficacement contre la propagande de toute sorte. Pour ça, je vous propose de visionner le film qui a servi de « remake » à la fameuse franchise des Indiana Jones, le méconnu "Raiders of The Lost Arks" (1951) édifiant !





Mais voilà, si vous avez regardé jusqu'à la fin, les auteurs avouent qu'il s'agit d'un « fake » réalisé juste pour montrer leur savoir-faire technique !

Et pourtant, toutes ces images existent dans d'autres films, notamment les Dix Commandements de Cecile B. DeMille. Le « fake » décrypté...



Il y a donc deux lectures possibles de ce type de vidéos qui circulent sur le www :
  • nos hommes politiques dénonceront les dangers du web, espace de non-droit, pilleur de la création, j'en passe et des meilleurs...
  • Les érudits verront que « copier n'est pas un droit, mais un devoir* » pour un créateur : à partir de bonnes idées issues de chefs-d'œuvre, George Lucas en a recréé un nouveau...

CQFD.

Source : Raiders of the Lost Ark (1951) Trailer YouTube


* Jean-Luc Godard en réponse à l'un de ses étudiants qui lui demandait l'autorisation de citer un de ses films.








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Hadopi déglinguée, mais Hadopi votée, enfin...

Ayest ! L'UMP a finalement pu faire passer son texte inique après deux rejets par le Parlement du peuple de France et du Conseil Constitutionnel.
Le chef doit être content...
La France rejoint l’Iran, la Chine, la Corée du Nord, la Libye dans le club très ouvert des ennemis de l'internet...
Tout ça, c'est la « faute à internet »... cet espace de non droit réservoir de « ceux qui veulent faire du net le terrain de leurs utopies libertariennes* » de tout poil... Tous nos hommes politiques s'en prennent cette semaine au « méchant web », seul et dernier contre-pouvoir à la propagande ambiante. Et unique média qu'ils ne contrôlent pas ! encore... Car l'hallali contre la bête immonde et blessée semble lancé !



J'en avais parlé : cela fait des lustres que le législateur tournait autour du web pour essayer d'asseoir son emprise sur le réseau. La loi contre le téléchargement devait être ce point d'entrée. Les masques tombent !

Sous prétexte de défense des « intérêts des artistes », alors qu'Hadopi protège surtout les majors de l'industrie du disque (véritables rentiers du système), le gouvernement développe une stratégie répressive contre la liberté d’expression des internautes. Le chef ne semble connaître que la répression...

La surveillance automatisée, systématique, de nos communications électroniques transformera chaque honnête citoyen en suspect potentiel (respectons un peu la présomption d'innocence comme le réaffirme le Conseil constitutionnel, que diable !).

Tous coupable !
Tous coupables !


Les porte-flingues montent au créneau


Henri Guaino, conseiller préféré de Nicolas Sarkozy et qui ne dit rien sans l'aval du chef


« Pour l'instant nous n'avons pas appris collectivement à nous servir de la meilleure façon des nouvelles technologies de communication. Internet ne peut être la seule zone de non-droit, de non-morale de la société, la seule zone où aucune des valeurs habituelles qui permettent de vivre ensemble ne soient acceptées. Je ne crois pas à la société de la délation généralisée, de la surveillance généralisée. » (source : France Info)

Brice Hortefeux, ami de 30 ans du chef et ministre de l'Intérieur, la semaine dernière, dans le Figaro, ne disait pas autre chose au sujet de la vidéosurveillance


« Lorsque vous faites vos courses au supermarché, lorsque vous retirez de l'argent au guichet ou que vous utilisez les transports en commun, vous êtes déjà filmés. Qui cela dérange-t-il ? Si vous n’avez rien à vous reprocher, vous n’avez pas à avoir peur d’être filmé. »

Jean-François Copé, président de l'UMP à l'Assemblée nationale, et ennemi juré du chef


« (...) on a oublié de dire quoi que ce soit sur autre chose qui paraît essentiel aussi : Internet. (...) Y'a un moment, il faudra quand même qu'on assume un débat public sur la question “Internet et la liberté”. Car je pense que nous, qui sommes si attachés à réguler tant de choses, à essayer d'organiser, pour que les uns et les autres puissent vivre dans une démocratie, où chacun est entendu et respecté, cet immense espace qu'est Internet, dans lequel on peut diffuser n'importe quelle image, la tronquer dans tous les sens... » (Source : France 2Arrêt sur Images)

Éric Besson, ministre de l’Immigration, auteur d'un doigt d'honneur devant l'objectif de Canal+


Il estime pour sa part que l'affaire touchant son prédécesseur témoigne d’un « fonctionnement malsain de la Toile ».

Tu m'étonnes !

Pourtant, chaque fois que nos hommes politiques se font « piéger » comme ils disent, ce n'est pas par un gugusse avec son iPhone, mais par de vrais journalistes équipés de caméras de télévision aux logos de leurs chaînes (Canal + ou Public Sénat...).
Alors, je ne vois pas le problème si ces images se retrouvent sur les sites de ces chaînes et qu'elles se répandent ensuite comme une traînée de poudre via Twitter ou les blogs.

Accuser Ie web de « délation » (un point goodwin pour Guaino et Copé), revient à rendre le papier responsable de la dénonciation des juifs en 1942... (un point goodwin pour moi...) Impossible aujourd'hui de séparer la sphère publique et privée pour les politiques d'aujourd'hui. Comme ce sont tous des pourris, je comprends leur peur... Pourtant, leur campagne électorale sur le web ne semble pas les déranger plus que ça...

L'UMP sur Facebook


Internet, notre dernier espace de liberté


Le licencié de TF1 le plus célèbre après PPDA, Jérôme Bourreau-Guggenheim, donne une tribune à ce sujet sur Numerama. Aujourd'hui Web entrepreneur, l'ancien responsable du Pôle Innovation de TF1 (responsable de leur affreux site web en fait, NDLR), dresse un tableau noir de l'évolution de l'internet dans notre pays. Comment voulez-vous avec de telles méthodes que les Américains ne nous prennent plus pour des cocos ?

Sinon, la loi Hadopi 2 prévoit :
  • Maintien de la riposte graduée. Deux avertissements, un mail, puis une lettre recommandée précèdent la sanction. Suspension d'un an de l'abonnement et paiement d'une amende de 5e catégorie (entre 1500 et 3000 € en cas de récidive) ;
  • Une procédure de suspension entraîne l'intervention d'un juge, comme exigé par le Conseil constitutionnel. Le juge « rend une décision écrite sur la base d'éléments probants, sans débat contradictoire préalable, et sans être tenu de la motiver. En cas de “préjudice lourd” ou si les internautes forment opposition à cette décision, les parties seront convoquées par un juge unique devant le tribunal correctionnel » ;
  • Maintien du délit de négligence : les abonnés sont tenus responsables de la sécurisation de leur accès, sur la base de la gestion « en bon père de famille ». (Voilà qui promet...)


Affaire Brice Hortefeux : toutes les déclarations anti-Net
Jean-François Copé veut un débat « sur Internet et la liberté »
Pour Denis Olivennes, Internet est « le tout à l'égout de la démocratie »
RSF : les ennemis d'internet 2009

I heart piracy

* Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand dans son discours de victoire à l'Assemblée nationale. On se croirait à Étoiles et toiles...











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Hadopi 2, elle revient et elle est en colère !

Hadopi 2, sitôt pensée, déjà adoptée par notre Sénat. Sans tenir aucun compte de la censure du Conseil constitutionnel du 10 juin dernier... En raison des risques de canicule, par mesure de précaution, les Sénateurs seront congelés jusqu’à fin août...

Le projet de loi HADOPI II s'articule autour de trois mesures différentes :
  • l'article 1 donne compétence aux membres de la Commission de protection des droits (l'HADOPI) pour constater les infractions sur l'Internet lorsque ces délits peuvent être sanctionnées d'une sanction supplémentaire de coupure d'accès ;
  • l'article 2 permet de soumettre certaines infractions à la procédure simplifiée avec l'intervention d'un juge unique, intervenant sans débat contradictoire ;
  • l'article 3 crée une peine complémentaire de coupure d'accès pour certaines violations du Code de la propriété intellectuelle.
L’arsenal répressif de la loi Création et Internet, déjà adopté par le Sénat en coup de vent, comporte de nouveau le fameux délit de « négligence caractérisée » en cas de non-sécurisation de la connexion internet.
Passible d’une contravention de cinquième classe
(1500 euros) et/ou d’un mois de suspension d’accès à l'Internet, elle marque le retour du « mouchard-espion » sur nos PC.
Bien entendu, la fiabilité de ces « logiciels de sécurisation » n'est pas du tout acquise...

Complètement inapplicable, coûteux, le contrôle de tous nos mails par dix agents me fait bien rire... Pas tant que ça, car dans Public Ennemies, le dernier film de Michael Mann sur la traque de John Dillinger par les fédéraux montre que ces velléités de surveiller tout le monde remontent loin.
Plus précisément depuis la création du FBI par J. Edgar Hoover en 1933...


Depuis, le mal se propage. Avec l'internet, pour la première fois, les États se heurtent à des difficultés pour faire respecter leurs « besoins » de surveillance de tout un chacun...

L'article L.335-7, ainsi libellé, précise que « Lorsque l'infraction est commise au moyen d'un service de communication au public en ligne ou de communications électroniques, les personnes coupables… »

En utilisant le terme de « communications électroniques », la loi englobe les e-mails et ouvre la voie au contrôle de nos courriels, qui relèvent de la correspondance privée.

Or, la jurisprudence européenne protège sévèrement ce type d'échange.

Et constitue une « atteinte à la vie privée », principe établi par l'article 9 du Code civil français et par l'article 12 de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948... Ainsi que, d'après une jurisprudence constante du Conseil constitutionnel, aux termes de l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen* d'une atteinte à la présomption d'innocence...

Et pan dans les dents au niveau du Conseil constitutionnel. Espérons que cette fois, les « sages » porteront l'estocade à cette loi inique...

lionel tardy hadopi 2

Pour éviter à son parti de subir une nouvelle claque du Conseil constitutionnel, car il estime que ce dernier a « été gentil dans son premier jugement », le député UMP Lionel Tardy annonce qu’il déposera un amendement pour supprimer du texte l’expression de « communication électronique ».

Il explique sur Ecrans.fr que « ce texte vise les violations du droit d’auteur opérées par le biais des services de communications électroniques, c’est-à-dire par la messagerie. Cela implique, pour les détecter, d’ouvrir des correspondances privées, ce qui serait assurément inconstitutionnel. »

Dans ce nouveau texte, la haute autorité (l’Hadopi) notifiera aux FAI les suspensions, tiendra la liste noire des abonnés suspendus, et s’assurera de la réalité des peines. « Alors que le Conseil constitutionnel avait clairement dit que le rôle de l’Hadopi était uniquement préparatoire à l’instance (...) c’est une violation flagrante du principe de séparation des pouvoirs. C’est à la justice de faire exécuter les peines qu’elle prononce », estime-t-il.

Les agents assermentés de la Commission de Protection des Droits (CPD) constituent « une police privée vouée à la défense d’intérêts privés » dotée de pouvoirs de police judiciaire.

Les PV des agents de l’Hadopi feraient foi et le juge serait obligé de s’appuyer sur eux, sauf à en contester la véracité, ce qu’il ne sera pas en mesure de faire, faute de temps et d’informations.

Pour lui, « on retire ainsi à la justice son rôle d’instruction, ce qui porte de nouveau atteinte au principe de séparation des pouvoirs. »

Enfin, quant aux sanctions prévues, il ajoute qu'il s'agit d'une « violation manifeste » du principe de légalité des peines et de proportionnalité « qui exige que les sanctions et les peines soient établies par des textes clairs et précis. Mais c’est aussi une atteinte au principe de proportionnalité, qui veut que l’on ne sanctionne pas les petits délits par de lourdes peines. »

Il critique le retour de la « double peine » (le fait de faire payer à l’internaute son abonnement lors de sa suspension).

En conclusion, il énonce ce que nombre de parlementaires pensent tout bas.

« Le rôle des députés est de faire des lois applicables et qui correspondent à la Constitution. On donne le bâton pour se faire battre. Ça me pose un problème de voter une loi inapplicable, mais si derrière, il est retoqué, je suis désolé, mais le travail des parlementaires est remis en cause. » (Réponse à Franck Riester sur BFM).

Faute d'aller dans le sens de ses opinions, il voterait contre la loi Hadopi.

Voilà qui plaira sans doute au chef...

Les députés se prononceront sur le texte à partir du 21 juillet.

Source : Ecran, la Quadrature du net, Numerama, Ecrans, Slate

Dernière minute : Un sénateur UMP accusé de viol comparait devant les assises de Paris. On peut rester actif après un bon gueuleton à la cantine du Sénat... (Source Charlie Hebdo)

Ces élus (par leurs pairs...) de la Chambre haute se concentrent sur leurs travaux, rien ne les détourne de leurs obligations de sauvegarde de nos libertés...

* « Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi ; qu'il en résulte qu'en principe le législateur ne saurait instituer de présomption de culpabilité en matière répressive ; que, toutefois, à titre exceptionnel, de telles présomptions peuvent être établies, notamment en matière contraventionnelle, dès lors qu'elles ne revêtent pas de caractère irréfragable, qu'est assuré le respect des droits de la défense et que les faits induisent raisonnablement la vraisemblance de l'imputabilité »

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« Téléchargement illégal », un problème dans l'échelle de peine ?

La loi Hadopi 2 parle d'une amende de 1500 € en cas de téléchargement illégal de musique (le délit de piratage de droit d'auteur qui reste passible d'une peine de prison et 300000 € selon la DADVSI...).
Une Américaine, Jammie Thomas, condamnée à payer près de deux millions de dollars pour avoir téléchargé et partagé 24 morceaux sur Kazaa, va devoir indemniser l'industrie du disque à hauteur de 80 000 dollars par chanson.
Quelle condamnation devra-t-on réserver aux vrais criminels ? Il faut revoir l'échelle de toutes les peines...
Surtout lorsque l'on voit les sommes que prévoit verser Air France aux familles des victimes du vol AF447. La suite tient en une seule image qui vaut tous les discours...



24000 $ pour les victimes...


Effrayant, non ?
Hasard de la mise en page sur Yahoo! ? Toujours est-il qu'une chanson de Johnny piratée vaut trois malheureux et demi partis nourrir les poissons brésiliens...

Mais dans quel monde vit-on ?

Source

Bientôt sur nos étals...









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Free dénonce les marges de SFR, Orange et Bouygues Telecom

À raison...

dollar-iphone-milliards_en_2011
Je m'en suis rendu compte en comparant les offres des différents opérateurs de téléphonie avant d'acquérir mon nouvel iPhone 3 GS (S comme Ass...) La concurrence sur le marché des mobiles n'existe pas en France. Sinon, comment le leader (qui emploie près de 187 000 personnes), son challenger (4450 employés) et Bouygues (8 650 (dont 2 000 conseillers de clientèle) pourraient-il proposer des tarifs quasiment identiques étant donné la disparité de leur chiffre d'affaires et de leurs charges fixes ?

Mais non, Bouygues annonce son offre et s'aligne sur celle d'Orange qui, finalement, donne le « la » des tarifs du téléphone d'Apple. SFR devrait faire de même le 24 juin. Parce que dans les zones de province, en montagne notamment, Bouygues et SFR, ça ne capte pas...

« On parle partout de concurrence non faussée, mais on ne la pratique pas. Par exemple, en téléphonie portable. Il y a un moment où ça ne peut plus être une coïncidence qu’on ait les tarifs les plus élevés d’Europe alors que c’est chez nous qu’il y a le moins d’opérateurs. Je veux bien qu’on dise que c’est parce qu’on a investi et qu’on a le plus beau réseau du monde, sauf que le téléphone mobile marche aussi mal à Paris qu’à Londres. Mais, à Londres, il est moitié moins cher. Et il marche aussi mal à Londres qu’à Tokyo, sauf qu’à Tokyo il est deux fois moins cher qu’à Londres. J’aimerais bien comprendre pourquoi ! » Benjamin Bayart, président de FDN (French Data Network). Source

Pour Iliad, en tout cas, le diagnostic est sans appel.


Invité jeudi sur TV5, le directeur général d'Iliad Maxime Lombardini se montre déterminé à investir le marché de la téléphonie mobile pour casser les marges « très élevées » des trois opérateurs. Il prévient les actionnaires (à qui appartiens-je à mon faible niveau...) que les dividendes seront restreints pour permettre les investissements nécessaires et une baisse significative des prix sur le marché. Car Iliad malgré sa stratégie agressive sur le haut débit constitue elle aussi une formidable « machine à cash », pour l'instant faiblement endettée... Plus simplement, en payant le dégroupage à France Telecom et en proposant un tarif à 30 € par mois télévision et téléphone inclus, l'activité reste extrêmement profitable. Le déploiement de la fibre optique n'a d'autres objectifs que de s'affranchir du réseau filaire de « l'opérateur historique »...

Pour Maxime Lombardini, « La réalité c'est que les marges réalisées par les opérateurs mobiles en France sont très très élevées, elles sont deux fois plus élevées qu'en Angleterre ou en Espagne par exemple. Rien qu'en revenant à des niveaux de marge plus raisonnables, comme on l'a fait avec le triple play avec la Freebox, on peut rendre du pouvoir d'achat aux Français et faire baisser les prix de manière très significative ».

Maxime Lombardini prend, sans le nommer, l'exemple d'Orange. Pour le même prix de 15 euros, l'opérateur propose une heure de télécommunications en France et 15 heures de communication (!) en Autriche, où le marché ne connaît pas une entente sur les prix comme chez nous. « C'est une évidence que c'est extrêmement rentable », dit-il à propos des marges astronomiques que réalisent les opérateurs français Orange, SFR et Bouygues Telecom. Ils réaliseraient entre 30 et 40 % de marge brute, ce qui ferait rêver n'importe quel industriel...

À la grande époque de France Telecom entreprise publique, la société reversait 18 milliards de Francs de dividendes à l'État. Une nouvelle une preuve que nous payions déjà nos appels téléphoniques trop cher. Orange surfe encore sur ce matelas amassé du temps de la « rente téléphonique » pour introduire une distorsion de concurrence sur le marché. Même en dépit de l'érosion des abonnés au téléphone filaire, l'activité téléphonie traditionnelle reste rentable avec le prix de l'abonnement mensuel. (Surtout auprès des personnes âgées qui appellent leurs enfants et petits-enfants sur leur portable...) Car entretenir un réseau mobile revient bien moins cher que les fils de cuivre... Et comme l'installation de nouvelles antennes-relais est gelée en raison de la frousse de nos con-citoyens...

S'il obtient la quatrième licence 3G, Free ne devrait pourtant arriver sur ce marché que d'ici deux ans... Ce qui laisse encore le temps aux opérateurs de se gaver avant de s'aligner progressivement sur des tarifs plus compétitifs, et contrecarrer l'offensive de Free sur la téléphonie mobile.

« Xavier Niel, le patron de Free, est un emmerdeur. Lui sait ce que ça coûte à fabriquer. Il a les bonnes méthodes permettant de fabriquer ça vite et pas cher. Et il force tout le monde à lui courir derrière avec des méthodes que le monde de l’industrie considère comme des méthodes de voyou. En informatique, quand on a besoin de faire quelque chose, il y a deux solutions. Soit on a énormément d’argent, soit on a énormément de compétences.
Pour son système d’information qui gère les abonnements, Niel a fait en sorte que ça ne lui coûte pas cher. Il a embauché quelques ingénieurs, qui sont a priori suffisamment payés pour ne pas avoir envie de partir, et à qui on a passé tous les caprices.
Par exemple de dire non à “
l’offre marketing avec trois mois gratuits sauf qu’après Noël, ça sera deux et demi…”.
Ça veut dire qu’i
ls ont un système relativement rudimentaire qui ne coûte rien par rapport à celui d’un opérateur classique. Et cela représente une économie colossale. Il faut savoir que les grands groupes (Numéricable, Neuf, Vivendi, Orange, etc.) ont des systèmes d’information qui, pour les plus petits d’entre eux, se comptent en centaines de millions d’euros, et pour les plus gros, en milliards» Benjamin Bayart, président de FDN (French Data Network). Source


Ici Radiocom 2000...
« Ici Radiocom 2000, ne quittez pas, un correspondant va vous parler » (1993)


Numerama
« Tout le monde a intérêt à transformer Internet en Minitel »

Les chiffres clés des opérateurs de téléphonie mobile


France Telecom
Neuf Cegetel
Bouygues Telecom










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4e licence 3 G, la fin du sketch ?

Le quatrième opérateur de téléphonie mobile qui souhaite « concurrencer » SFR, Orange et Bouygues Telecom devra en débourser 240 millions d'euros, et pas 206 millions comme annoncé précédemment. En France, tout augmente sauf les salaires...


Le prix de cette 4e licence a été fixé par la Commission des participations et transferts de l'État (CPT) et l'État entend poursuivre l'appel d'offres sur cette base, a indiqué le 15 juin le secrétaire d'État à l'industrie, Luc Chatel.

Le groupe Iliad, maison-mère du fournisseur d'accès Internet Free, s'était d'ores et déjà déclaré candidat, se disant « prêt à payer » 210 millions d'euros. Free a réagi en affirmant « qu'il s'agissait d'une bonne nouvelle », le groupe ayant craint un moment que le tarif du tiers de la quatrième licence 3G double. Selon Free, « cette hausse ne modifie donc en rien son plan et ses prévisions. » Pour une telle machine à cash qu'est ce fournisseur d'accès, que représente 30 millions d'euros de plus ou de moins ? À la Bourse de Paris, le titre Iliad gagnait ce matin 2,40 %, après avoir très baissé depuis un mois...

La procédure d'appel à candidatures devrait être lancée « avant la fin juillet », a précisé Luc Chatel.
Le nouvel opérateur, qui prendra des années pour couvrir l'ensemble du territoire, louera ceux des autres pour commencer son activité, à condition qu'il couvre déjà, à lui seul, 25 % de la population. Parmi les entreprises intéressées, outre Illiad, Virgin Mobile et Numéricâble.

Source : Quatrième opérateur mobile : le prix fixé à 240 millions d'euros
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Hadopi : « Errare humanum est, perseverare diabolicum* »

Errare_humanum_est
Ou en pour ceux qui ne parlent pas le latin, « quand on est con, on est con ! »
Je viens de lire l'analyse de Maître Eolas, l'avocat du Net, sur la décision du Conseil constitutionnel, in memoriam HADOPI. Intéressant. En résumé : « la loi HADOPI piétine la présomption d'innocence, par la simple constatation du piratage. » Charge ensuite à l'internaute d'apporter la preuve de son innocence... C'est prévu par la Constitution nord-coréenne, mais pas par celle de '58 du Général De Gaulle...
L'atteinte au droit d'auteur ne doit pas porter limiter de manière disproportionnée la liberté d'expression exercée par le biais d'internet. Et la liberté d'expression l'emporte sur les intérêts économiques catégoriels. (Rappel : le gouvernement s'apprêtait par ailleurs à dépenser plus de 70 millions d'euros dans son bazar...)

Plutôt que voir le Président de la République, le gouvernement, la ministre de la Culture, le porte-parole de l'UMP s'entêter dans leur erreur et leur méconnaissance de la règle de droit, la vraie question reste sans réponse : comment des parlementaires, richement indemnisés qui plus est, peuvent-ils voter de telles mesures liberticides ? En ce qui concerne nos députés, chargés d'écrire les lois, force est de reconnaître qu'ils en ignorent les bases...
Alors, j'ai trouvé un graphique qui présente « l'efficience des parlementaires en fonction de leurs indemnités ».
Pas terrible...



How Much Are Politicians Around the World Paid, and How Effective Are They?

On se doutait bien que nos hommes politiques n'étaient pas très performants. Les statistiques parlent d'elles-mêmes. Et rien ne vaut un beau graphique à la place d'un long discours...

L'efficience de la gouvernance
Plus l'angle est important entre la position du pays et la ligne jaune pire est l'efficience de la gouvernance...


Prochainement, je vous présenterai mon comparatif entre le nombre d'élus américains et ceux de France et du Parlement européens. On va rigoler, je vous promets...

MAJ : La loi Création et Internet sera promulguée. Moi, je dis qu'ils ont bien raison... Pourtant, la magistrature doute de l'application judiciaire de la loi Hadopi...

« Internet, c'est compliqué, c'est tout nouveau » Christine Albanel, ministre de la Culture, interrogée sur Europe 1 sur la censure de la loi Hadopi...

* « Il est humain de se tromper, persévérer [dans l’erreur] est diabolique »










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Loppsi 2, la menace fantoche ?

la menace sarko
Le Monde consacrait la semaine dernière un article plutôt inquiétant sur les velléités de contrôle de l'Internet par le pouvoir exécutif.
Cela fait un bon moment que Sarko et ses sbires tournent autour du web, sans savoir vraiment par quel bout l'attraper. Ils voient le web 2.0 comme un simple outil de propagande que l'on doit contrôler au même titre qu'un média traditionnel.
Après le hold-up des dirigeants de Charlie Hebdo (Le professeur Choron doit se retourner dans sa tombe !) sur Radio France, le Web reste le seul média où les messages présidentiels ne passent pas comme une lettre à la poste.

Après la loi Hadopi sur le piratage, la loi Dadvsi de 2006 sur le droit d'auteur, se profile Loppsi, un texte qui élargit le champ sécuritaire lié aux nouvelles technologies. Ces trois dispositifs constituent « l'arsenal de cybersécurité » de Nicolas Sarkozy pour contrôler nos agissements sur la toile.

Pour notre sécurité ! Loppsi 2 institutionnalise l'utilisation des mouchards électroniques par les autorités, comme dans 1984 de George Orwell et son « Big Brother ».



1984, le Big Brother de George Orwell
Au programme de Loppsi 2 (Loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure 2e du nom après la celle de 2002) : obligation pour les FAI de bloquer l'accès aux sites interdits par le ministère de l'Intérieur, mise en oeuvre d'outils de géolocalisation des internautes, généralisation du fichier Périclès, autorisation des logiciels mouchards et clandestins.

Prévu pour l'automne 2009, ce dispositif axé sur la cybercriminalité serait doté d'une enveloppe d'un milliard d'euros sur cinq ans !

La loi Hadopi simplifie « les procédures de contrôle par les services de l'État des logiciels intégrant des mesures techniques permettant le contrôle à distance de fonctionnalités ou l'accès à des données personnelles ».

La Dadvsi évoque également les mouchards électroniques : l'article additionnel 10 bis C à l'article 15 permet notamment à la direction centrale de la sécurité des systèmes d'information (DCSSI) de s'affranchir du contrôle des logiciels mouchards susceptibles d'être installés par l'Administration de l'État.

Accès aux données informatiques simplifié


L'État ne sera plus obligé de vérifier la « légalité » des mouchards utilisés par ses services sur le Net.

La loi Loppsi 2 permettra « d'introduire dans les ordinateurs des citoyens un “cheval de Troie” informatique » et, avec l'aval d'un juge, mais « sans le consentement des intéressés, d'accéder à des données informatiques, de les observer, les collecter, les enregistrer, les conserver et les transmettre, telles qu'elles s'affichent pour l'utilisateur ou telles qu'il les y introduit par saisie de caractère », ce pendant une durée de quatre mois, renouvelable une fois sur accord du juge.

Le dispositif technique pourra être mis en place à toute heure, en s'introduisant dans tout lieu physique pour poser une « clé de connexion » dans l'ordinateur à surveiller, ou en s'infiltrant à distance par internet. Par ailleurs, les enquêteurs pourront plus facilement placer des micros afin d'intercepter les conversations.

Périclès*, le fichier des fichiers, connaîtra tout de vous !


Loppsi 2 prévoit la création d'un fichier informatique appelé Périclès, un système « d'analyse sérielle » qui effectuera des rapprochements entre les différents fichiers judiciaires (Stic, Judex, etc.) et croisera tous les renseignements disponibles pour lutter contre tous les types de délinquance, et notamment la pédopornographie. Cette base de données contiendra de nombreuses informations sur la vie privée des citoyens, avec tous les dangers de dérives possibles : numéros de cartes grises, de permis de conduire, de puces de téléphones portables (IMEI), factures diverses, etc.

Le Monde révèle que la collecte de ces données proviendrait du « traitement automatisé de données à caractère personnel concernant toute infraction commise contre les personnes ». Elles ne seraient donc plus « collectées au cours de procédures judiciaires pénales ».

Les fournisseurs d'accès en première ligne du dispositif


Michèle Alliot-Marie affectera quelque 555 millions d'euros à la lecture automatisée des plaques d'immatriculation par vidéosurveillance, à la modernisation des fichiers d'empreintes génétiques et digitales, mais aussi à l'enregistrement vidéo des gardes à vue.
À part ça, « les caisses sont vides ! »
Cette loi créera « un délit d'usurpation d'identité », permettra de géolocaliser des internautes, de bloquer les sites (dont la liste serait fournie par le ministère) ne respectant pas la législation directement auprès des fournisseurs d'accès, comme en Iran. Pour ce faire, des « crawlers » seraient mis en place par différents services du ministère, notamment l'OCLCTIC (Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication).

Comme dans les meilleures dictatures, les FAI pourraient se retrouver contraints de filtrer une partie du Web sur demande du gouvernement, comme l'explique Jean-Michel Planche, président d'honneur du Club français des entrepreneurs des télécommunications.

On le voit, toutes ces mesures accompagnées de technologies de plus en plus perfectionnées doteront l'État de moyens de contrôle quasi staliniens...

Heureusement, les hackers nous préserveront de ces dérives... Parce que pour ce qui est de compter sur l'Assemblée nationale pour nous protéger des intentions liberticides du pouvoir exécutif, faudra repasser... Remarquez, on vote dans quinze jours... Et avec 50 % d'abstention, votre voix compte double...


Sources :

Olivier Dumons LEMONDE.FR 18/05/09

Numerama propose une page pour centraliser toutes les informations sur la Loppsi 2

Devenir invisible sur internet en deux minutes... Ça finira par nous servir. À conserver au chaud sur son disque dur avant que la page disparaisse du web (français...)

http://www.loppsi.fr/

La démocratie filtrée de Monsieur Président

Nineteen Eighty-Four, le film le plus déprimant de l'histoire du cinéma. Reprise en France à l'automne 2009

* Fichier informatique de la gendarmerie nationale : système d'analyse sérielle permettant d'effectuer des rapprochements entre les affaires et de lutter contre tout type de délinquance. Ce type de fichier contient de nombreuses données liées à la vie du citoyen : numéros de cartes grises, de permis de conduire, de puces de téléphone portable, factures, autant de détails qui ne figurent jamais dans les procédures judiciaires. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) n'a pas encore été saisie du dossier.










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4è licence 3G : du plomb dans l'aile du dossier Free ?

Insuffler un peu de concurrence dans le marché de la téléphonie mobile en France semble constituer quelque chose de contre nature dans la République des copains...

Influence de Martin Bouygues sur le Président de la République, nomination d'un proche de l'Élysée à la tête de France Telecom, monnaie d'échange pour faire accepter la taxe sur le chiffre d'affaires des opérateurs pour financer la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, retard dans l'étude du dossier pour préserver l'oligopole en place, chantage à l'emploi, attitude de trublion de Xavier Niel (PDG d'Iliad, la maison-mère de Free) à l'encontre de la volonté de contrôle du Net de Nicolas Sarkozy...

Tout concoure à ce que le dossier n'aboutisse pas d'après le site Numerama.

Peut-être n'y aura-t-il finalement jamais de 4e licence 3G. Selon
le Canard Enchaîné, qui cite une source de Bercy, le calendrier pourrait bientôt obliger Free à multiplier par trois ses investissements, qui deviendraient alors trop lourds pour rester réalistes. L'aboutissement d'un long processus de sabotage. Rétrospective.



Il y a quelque chose de pourri dans la candidature de Free à la quatrième licence 3G, au point qu'aujourd'hui Iliad doit se mordre les doigts d'avoir refusé de payer en une seule fois les 620 millions d'euros qu'exigeait le gouvernement avant l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy. Ce refus avait logiquement conduit
au rejet de sa candidature par l'Arcep, ce qui devait simplement précipiter de nouvelles négociations, qui ont eu lieu. Le Parlement a adopté dans le cadre de la loi Chatel une disposition qui permettait à Free d'échelonner le paiement de la quatrième licence 3G. Mais c'était sans compte sur le fait que Nicolas Sarkozy décide, en novembre 2007, de s'occuper personnellement du dossier.

Depuis, alors que la licence 3G aurait dû être obtenue
dès février 2008, l'octroi des précieuses fréquences patauge.
En avril de l'année dernière, les premières rumeurs ont commencé à circuler sur
l'intention de l'État de renoncer à ouvrir le marché à un quatrième opérateur. Puis finalement, Nicolas Sarkozy a décidé que les 15 MHz allaient être scindés en différents lots, ce qui a relancé tout le processus d'octroi des licences. Le dossier fut repoussé à 2009... sur fond de chantage aux opérateurs déjà titulaires des licences : Orange, SFR et Bouygues.

Pour qu'ils acceptent sans protester de voir leur chiffre d'affaires taxé au profit de la télévision publique, la quatrième licence a en effet été instrumentalisée. Le Président du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé, qui avait présidé la commission sur la télévision publique,
l'a confessé à des journalistes inquiets que la taxe puisse être répercutée sur le prix des forfaits. « À mon avis, ils ne toucheront pas à leurs tarifs, sinon on ouvrira une quatrième licence. Ça va les calmer très vite ! », avait ainsi lâché Copé.

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Nicolas Sarkozy saucissonne la quatrième licence 3G
En juillet 2008, le Canard Enchaîné confirme que Nicolas Sarkozy a décidé de saboter le dossier de Free, en divisant la licence 3G en trois lots, comme lui aurait demandé son ami Martin Bouygues, propriétaire de l'un des trois gros opérateurs. « Je me suis acheté un château, ce n'est pas pour laisser les romanichels venir sur les pelouses », aurait même dit l'industriel à l'hôte de l'Élysée.
En réaction, Free s'adresse au « candidat du pouvoir d'achat » et affirme que s'il a accès à la quatrième licence 3G,
il divisera le prix des forfaits par deux. Effet assuré auprès des ménages.
En septembre 2008, l'Arcep (depuis reprise en main par l'État)
fait pression sur l'Élysée pour qu'il accepte d'octroyer la quatrième licence 3G, en réservant au moins l'un des lots à un nouvel opérateur, Free. François Fillon annonce alors que le dossier sera décidé début 2009. Mais dès octobre 2008, le Figaro écrit que « la 4e licence, c'est à 98 % enterré ». Faisant fi de la position de l'Arcep, Nicolas Sarkozy aurait décidé selon le journal que les trois lots de la quatrième licence seraient distribués aux trois gros opérateurs.
En réaction, Free décide cette fois de devenir un opposant politique. Le patron Xavier Niel, jusque-là discipliné, multiplie les prises de paroles contre la loi Création et Internet et la fameuse riposte graduée. Il s'en prend également au projet de filtrage du net voulu par Nicolas Sarkozy. Le message est clair : si Free n'a pas accès à la quatrième licence 3G, il usera de tout son pouvoir d'influence pour faire échec
aux projets de Nicolas Sarkozy dans le contrôle du net.

Le gouvernement jouerait la montre jusqu'à février 2010
Hasard ou coïncidence, mis
sous pression par Bruxelles, Matignon décide fin 2008 de remettre à l'ouvrage le dossier, tandis que Martin Bouygues joue du chantage à l'emploi pour convaincre Nicolas Sarkozy de ne pas bouger.
Début 2009, comme il l'avait promis, François Fillon assure que la quatrième licence sera attribuée
d'ici l'été, ce qui calme l'opposition de Xavier Niel, en particulier contre la loi Création et Internet. Un débat parlementaire est organisé pour valider le processus d'octroi des lots de fréquence, qui coûtera finalement 206 millions d'euros à Free. Ne reste plus que la validation de l'Arcep, ce qui ne devait être qu'une formalité puisque le Conseil d'État avait déjà donné un avis favorable, contraire à la position défendue par Vivendi, la maison-mère de SFR.

Mais finalement, le gouvernement a décidé une nouvelle fois de retarder le dossier.
En avril 2009, Luc Chatel annonce que la Commission des participations et des transferts (CPT) sera consultée pour vérifier la conformité du montant demandé avec les intérêts de l'État.

Or, cet ultime rebondissement n'est pas sans conséquence.
Le Canard Enchaîné a en effet publié cette semaine un article qui prête au gouvernement l'intention de gagner du temps, jusqu'à ce que le prix du déploiement d'une offre mobile devienne trop important pour Free. « La réglementation prévoit en effet qu’Orange, SFR et Bouygues céderont à tout nouvel entrant une partie de leurs fréquences sur la meilleure bande, celle des 900 MHz. Mais à une condition : que la licence soit attribuée avant le 30 juin 2010 », raconte le journal. « Au-delà, ils ne devront plus rien au quatrième opérateur. Celui-ci ne disposerait alors que de fréquences sur la bande des 2100 MHz, laquelle nécessite 3 fois plus d’antennes pour fonctionner. La couverture de la totalité du territoire lui coûterait 9 milliards au lieu de 3, selon un haut fonctionnaire de Bercy. Cela rendrait l’opération irréalisable ».
Or, selon
le Canard Enchaîné, la procédure d'attribution de la nouvelle licence prendrait 8 mois à partir du moment où la CPT rend son avis. L'objectif inavoué du gouvernement serait donc de retarder au maximum les choses, pour que l'avis ne soit pas donné avant février 2010, ce qui sauvera les trois opérateurs.

Une manoeuvre d'autant plus gênante que le futur président d'Orange, Stéphane Richard, est l'ancien directeur de cabinet de Bercy, qui ne compterait « 
que des amis » au sein de la CPT.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com









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Hadopi et les p'tits malins... une vidéo qui détaille ce qui pourrait tous nous arriver !

Mauvaise nouvelle : la loi Hadopi est désormais hadoptée par le Parlement. La bonne nouvelle, c’est que les gens chargés de la mise en application n’ont toujours pas compris de quoi il s’agissait. Les députés socialistes ont déposé un recours ce mardi 19 mai, c'est au plus tard le 19 juin que le Conseil constitutionnel rendra sa décision sur la loi Création et Internet.

Et si tout le monde se retrouvait potentiellement sous le feu nourri de l'Hadopi (10000 mails d'avertissements par jour !) ?

C'est que dévoile une vidéo très pédagogique mise en ligne à destination des parlementaires qui n'ont rien compris au fonctionnement du P2P, de l'internet et des adresses IP...

En fait, même sans jamais avoir téléchargé un seul morceau de musique, ou la moindre de minutes de films, vous devrez prouver votre innocence à l'Hadopi pour échapper à la coupure d'un an.
Mais comment faire si c'est bien votre adresse IP qui s'est retrouvée balancée sur le réseau P2P par un p'tit malin ?
Car l'agent de l'Hadopi n'a aucune obligation légale de vérifier la véracité du téléchargement par les adresses IP qu'il collecte. The Pirate Bay a déjà promis de générer aléatoirement des centaines d'IP pour embrouiller les autorités...







Même le cryptage des réseaux s'il permettra de continuer à télécharger de façon anonyme, ne mettra personne pas à l'abri de ce triste sort...

Et voilà l'attitude des élus qui ont voté pour ce texte : C’est quoi un godillot ? sur le site dédié à l'attitude de nos députés, http://www.deputesgodillots.info/

Usurper une IP c'est simple, démontre l'UFC devant huissier
Pourquoi Madame Michu doit craindre l’Hadopi

Sondage : 63% des internautes français n’ont jamais téléchargé de contenus piratés sur Internet. Pendant qu’on y est 95% des internautes se servent du Web pour se cultiver et n’auraient jamais fait un tour sur un site de cul…
(Les Graves Infos)


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Et pourtant, les sénateurs ne comprennent toujours pas
comment on peut télécharger un film avec un Minitel.




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HERISSON, un échelon à la française ?

« La France serait-elle en voie de mettre en place l’équivalent d’un réseau Echelon dans l’Hexagone pour surveiller et cataloguer tous les faits et gestes de tous les médias, radio, TV et internet compris ? »

PC Inpact levait en mars 2009 le lièvre de ce projet fumeux de la DGA, la Délégation générale pour l’armement (c'est-à-dire l'armée...) qui souhaite se doter d'un outil pour collecter tout ce qui circule sur l'internet !

À quoi ça va servir tout ça, sinon pour contrôler nos faits et gestes « pour notre sécurité » ?


HERISSON signifie Habile Extraction du Renseignement d'Intérêt Stratégique à partir de Sources Ouvertes Numérisées. Excusez du peu...

Le système est décrit comme capable et de gérer notamment tous les contenus transitant par les chats IRC, les mailings listes, les forums, les réseaux sociaux, les Newsgroups, les flux RSS, les blogs, podcasts, et les échanges P2P.

L'éventail des formats, données et protocoles est immense : MMS (flux vidéo type Windows Media Player) RSTP (flux vidéo type Real Player) POP3 (messagerie et emails) », vidéos (AVI, MPG, MOV, MP4, Real, FLV, OGM ...) ; audio (WAV, MP3, OGG...) ; image (BMP, JPG, TIFF...) ; Texte (HTML, MHTML, Open Document, Open XML/Microsoft Office, Adobe PS/PDF, Flash).

Et ça, dans pratiquement toutes les langues ! Et avec des outils de reconnaissance de caractères, faciale et d'objets et des données exploitées par un moteur multicritères !

Toutes ces spécifications fonctionnelles permettront à ce « super indexeur des réseaux » — qui n'aurait pas vocation à s'immiscer dans la sphère privée — de tracer, mais aussi d'identifier les auteurs de fichiers ou de communications.



Encore un truc qui va coûter un fric fou au contribuable pour pas grand résultat... Si ça peut donner un peu d'argent au groupe Bull...

Opérationnel d'ici trois ans


D'après un responsable de la DGA interrogé par Ecans.fr, HERISSON est un « logiciel de démonstration qui ne travaille que sur les sources ouvertes », accessibles à tous. Tout ce qui concerne la sphère privée en serait exclu et ça n’a rien à voir avec Echelon. Nous voilà donc rassurés...

Ce projet a fait l’objet d’un appel d'offres en 2007 et un contrat a été notifié fin 2008 avec EADS, Bull et Bertin pour trois ans, date à l'issue de laquelle il deviendra opérationnel.

Même pas besoin de l'autorisation à la CNIL


Comme il s’agit d’un démonstrateur technologique et qu'aucune base de données n'est constituée, les militaires n'ont pas eu besoin de soumettre leur projet à la CNIL. On imagine bien qu'ils se seraient passés d'autorisation, comme pour le fichier Cristina de la DST, le fichier Edvige classé « secret défense »... Cristina regorge de fiches issues des écoutes téléphoniques des services secrets. Il passe au travers des mailles du filet de la CNIL. Que contient-il ? Qui fiche-t-il ? À quoi sert-il ? Personne ne le sait. Sauf « OSS double un sept »...
Ce fichier informatisé conserve le caractère « secret » des anciens fichiers de la DST et demeure donc inaccessible. Hors de question de demander la rectification de ses informations personnelles comme l'autorise la loi de 1978...

Dépassé avant d'avoir servi ?

À côté de ça, le blog d'Orange publiait le 13 mai un post (« Hadopi le danger (bien) caché », retiré, puis republié expurgé sous le titre « Hadopi : des effets indésirables ? ») sur les conséquences de l'adoption de la loi Hadopi.

Le rédacteur expliquait que la loi HADOPI généraliserait bientôt le cryptage des échanges sur l'internet et que « les communications très majoritairement chiffrées vont faire passer l'état d'Internet de difficilement contrôlable à totalement incontrôlable ».

Il ajoutait que les États-Unis avaient écarté la mise en place d'un projet de riposte graduée non pas à cause « des associations de consommateurs en furie, ni par les artistes... », mais parce que la « NSA a tout de suite vu le danger de dérapage du tout chiffré (...) pour les problèmes de sécurité intérieure non maîtrisée. »

Donc, un projet qui ne servira déjà plus à rien à l'armée avant même sa mise en service actif... lol

Et puis, il reste Fessesbouc. Avec ça, pas de souci à se faire pour les renseignements... On en reparle bientôt.

Plus besoin d'Edvige avec Facebook...


Le fichage des internautes par la loi Hadopi rejoindra les quelque 45 fichiers existants, sans compter les douze actuellement en préparation... Une belle inflation puisqu'ils n’étaient que 34 en 2006... Près de huit millions de personnes se retrouvent répertoriés dans des fichiers du style STIC et Judex, pourtant seulement victimes, témoins ou personnes innocentées lors d’affaires judiciaires.



Sources :

« HERISSON n’a rien à voir avec le système Echelon »
Système Hérisson : La France se pique au réseau Echelon
L'appel d’offres de 2007
Le cahier des clauses techniques particulières (CCTP) d'HERISSON
Les différents fichiers de renseignements en France
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Hadopi : la résistance...

S’organise !

Le Sénat a adopté le projet de loi relatif à la diffusion et à la protection de la création sur Internet à une très large majorité : 189 voix pour, 14 voix contre, les sénateurs socialistes s’abstenant. Source Un record de réactivité de la part des papys de la chambre haute qui ont dû subir une pression énorme pour bosser mardi soir après 19 h.

Nous avons élu ces gens (en CDD) pour nous représenter, nous citoyens, ils préfèrent défendre le train de vie de PDG milliardaires, sûrement imposables à l'étranger. Il faudra penser à révoquer leur contrat aux prochaines élections...

Entrée en vigueur de la loi : pas avant un an ou deux... Autant dire une éternité à l'échelle de l'internet...

D'ici là, un seul mot d'ordre... les emmerder tous !


ABCDEFUCK


Le site qui vous donne les clés pour rester en démocratie. Vous trouverez tout ce dont vous avez besoin pour punir les mécréants avec leur plan de résistance ABCDEFUCK... Très fin et très drôle...


http://linuxmanua.blogspot.com/2009/04/10-antidotes-anti-hadopi.html



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Hadopi : les « artistes » grands perdants d'un combat qui n'est pas le leur

Aujourd'hui, vote d'Hadopi. Un dernier point sur un marché de dupes, avant l'hadoption, le recours devant le Conseil constitutionnel et l'installation d'un filtre sur notre connexion internet.

Le rôle déterminant de la SACEM


L'argumentation des pro-Hadopi repose sur une « malhonnêteté intellectuelle 1 » selon laquelle « le créateur est propriétaire de sa création ».

En théorie, car en pratique, juridiquement, le système est organisé de telle manière qu'il ne puisse pas l'exploiter, donc en percevoir des revenus autrement qu'en passant par la SACEM, une société de gestion de droit. Les artistes délèguent l'exploitation de leur « création » à un « tiers », ce qui revient à une dépossession de fait.

Les agents de la Sacem effectuent le tour des popotes pour réclamer aux discothèques, aux commerçants, patrons de bistros, de restaurants, etc. une redevance lorsqu'ils diffusent de la musique pour égayer leurs conditions de travail pour le confort de leurs clients.

Les artistes gagnent leur vie de cette façon. Peu en vendant des disques, puisque cela dépend des conditions contractuelles négociées avec la major.

Les gros créateurs, en raison des volumes de rentrées qu'ils génèrent, réussissent à (très bien) s'en tirer. La SACEM les bichonne comme de gros « clients ».

Du côté de la SACEM, hormis une légère baisse en 2006 (- 0,4 %), tout va pour le mieux depuis l'an 2000, pourtant date référence de déclin des ventes de CD.

Avec 759,1 millions d'euros collectés en 2007, la SACEM atteint son plus haut niveau historique.

sacem-sommes-percues-2007
Source UFC-Que Choisir


Ces chiffres s'expliquent par la faible part des ventes de CD dans ses revenus, à la différence des majors dont c'est le métier. La commercialisation des supports (physiques et numériques) ne compte que pour 16,5 % des sommes collectées par l'organisme en 2007. La télévision et la radio représentent le double (33,9 %). La diffusion dans les lieux publics (discothèques, magasins, etc.) atteint un niveau record, alors que le spectacle (musique vivante ou enregistrée) se porte comme un charme.

sacem-perception-activite
Source UFC-Que Choisir


Pourtant, tous les petits, les débutants ne touchent que des nèfles de la SACEM. Et ils ne vendent pas beaucoup de disques non plus... Et leurs œuvres ne sont probablement pas téléchargées... Alors pourquoi défendraient-ils le business des majors, sinon dans l'espoir de signer un contrat qui les lie pieds et poings ?

Exemple : Vous achetez le dernier album du groupe Metric, en téléchargement légal sur internet depuis qu'ils ont été virés par leur maison de disque faute de succès, injuste. Il vous en coûtera 7,54 € seulement. Une fois les frais de distribution (hébergement, paiement, etc.) déduits, la quasi-totalité (on parle de 75 %) de cette somme leur reviendrait.
À la Fnac, leur CD est vendu 14,50 € en « prix vert ». Combien rapportent au groupe chaque vente ? La Fnac conserve la plus grosse partie, la maison de disque l'autre, les artistes sont sous contrat et se contente des miettes.

Rien de nouveau


Il y a plus de quinze ans que Prince changeait de nom 2 pour se s'affranchir de l'emprise et du contrôle de la Warner sur ses propres créations. Il a sacrifié sa carrière en leur livrant des albums de merde pour se libérer de son contrat. Il mettra ensuite sa musique à disposition de ses fans par téléchargement. Il s'agit donc d'un précurseur en la matière.
Les Rolling Stones avant lui n'avaient commencé à gagner de l'argent avec leur vente de disque que vers 1975... Près de dix ans après leur début. La faute d'un mauvais partage entre Jagger-Richards, leur manager et Decca lors de la signature de leur accord.

On comprend mieux Radiohead, NIN, Madonna et tous les grands qui essaient de s'affranchir d'EMI, Universal ou Sony... Pour conserver une plus grande part du fruit de leur travail.

Les masques commencent à tomber


Je ne reviendrai pas sur l'histoire du webmaster de TF1 viré en raison de son opposition à la loi Hadopi. En temps normal, un tel désaccord stratégique entre un cadre supérieur et son employeur suffit à s'en séparer pour « perte de confiance ». L'intérêt avec cette histoire, c'est la collusion au grand jour, la « partie à trois », qui se révèlent sous nos yeux entre la chaîne publicitaire de Martin Bouygues, le gouvernement, le ministère de la culture, le parlement UMP, etc. On s'en doutait, mais désormais, TF1 ne se cachent même plus pour dicter ses instructions au pouvoir exécutif... Dans une République, la ministre, au minimum, sautait. Mais, elle n'y est pour rien...

Qui manipule qui ?

Je voudrais revenir sur la mise en place imminente du filtrage de nos connexions internet. Un changement de société qui, 25 ans après 1984 avec Big Brother et la vidéosurveillance, se prépare, sans le moindre débat de fonds à l'Assemblée.

Les industries culturelles recherchaient principalement à peser sur les fournisseurs d'accès à internet et les autres opérateurs du marché des télécoms. Elles souhaitent leur appliquer le système qu'elles imposent aux radios ou aux télévisions qui diffusent les œuvres qu'elles produisent, en gros, les faire payer une redevance sur les droits d'auteur. La chasse aux pirates, ce sera du bonus. Et tant mieux si cela fait peur aux bons pères de famille pressés d'installer un verrou de protection (un mouchard, en Français...)

L'objectif de tous ces acteurs avec l'Hadopi reste le filtrage généralisé du Net, verrouiller complètement le système, diminuer les débits, augmenter les tarifs de l'ADSL. Il y a trop d'argent en jeu et d'enjeux pour laisser un trop grand espace de liberté.

Avec la loi Hadopi, le gouvernement, qui avait besoin d'un pigeon qui assume politiquement l'application du filtrage du Net, s'est trouvé une industrie de « tocards » pour livrer cette bataille. Il fallait un angle d'entrée, d'attaque. Ensuite, il sera toujours temps d'améliorer le dispositif pour filtrer tout ce que l'on voudra. Le mal sera fait...

Le filtrage va à l'encontre de la neutralité du Net. Mesure impopulaire, les majors, les télécoms et les hommes politiques se refilent cette lourde responsabilité en espérant que le copain endosse l'infamie...

Pour le gouvernement, après le camouflet du 9 avril, son vote est une question politique, de « relever le gant » (François Copé).

Les artistes, grands perdants de l'histoire


Ceux qui ont pris fait et cause pour l'Hadopi n'avaient pourtant rien à y gagner. En effet, le téléchargement illégal (ou légal) n'affecte en réalité que très peu leurs cachets.
Ce qui importe, c'est le contenu du contrat singé avec leur producteur, les conditions qu'ils parviennent à négocier avec leur éditeur et les revenus qu'ils obtiennent la Sacem qui gère leurs droits.

Bien au contraire, le téléchargement permet de faire connaître leur travail, d'être écouté, ce qui devrait rester une priorité pour un artiste. Mais les vrais créateurs n'ont pas peur d'internet (Prince, Radiohead, etc.)

En se lançant dans ce combat d'arrière-garde qui n'est pas le leur, beaucoup se sont décrédibilisés auprès de leur public.

À la pointe de la technologie, Juliette Gréco, Maxime Le Forestier et Michel Piccoli craignent qu’on télécharge leurs œuvres par minitel... Maxime le Forestier estime que « laisser faire le piratage est une attitude “pétainiste” », et compare les internautes « aux nazis sous l'occupation ». Le pauvre homme...

C'est quoi internet ?

Francis Lalanne, lui, préfère qu'on « vole sa musique plutôt qu'on ne l'écoute pas ». Déjà qu'on avait pas prévu d'acheter son nouveau disque... Il a bien raison le bougre ! Carla Bruni, avant son mariage, « avait plaisir à être téléchargée »...

Interrogé par le Post, François Bayrou a expliqué qu'il votera contre la loi Création et Internet, en raison « des risques qu'il fait peser sur la présomption d'innocence, le déni de justice, et la multiplication des outils cryptés dont les usages seront détournés à des fins plus graves que le piratage. » Seulement, son parti, le Modem n'est pas représenté par un groupe parlementaire 3... lol

Les coûts de mise en œuvre du dispositif, évalués à plus de 70 millions d’euros par le Conseil général des technologies de l’information ne profiteront que très peu à la création et ne finiront pas dans les poches des artistes. Et je ne parle même pas de la fortune que nécessitera le filtrage (impossible) des connexions internet...

Les lois pour défendre le monde d'hier sont inutiles. Les artistes ont produit des œuvres avant l'invention des droits d'auteur et des enregistrements sur dique. Ils continueront après Internet.

A lire
L'escroquerie intellectuelle des pro hadopi
Hadopi : tour du monde des mesures antipiratage
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La musique et le cinéma en crise ? Pas pour l'UFC-Que Choisir
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Les pirates achètent dix fois plus de musique que les non-pirates
Piratage : l'Hadopi pourra-t-elle lire vos e-mails ?
La surveillance des e-mails s'infiltre dans le projet Hadopi
Le projet de loi Hadopi va coûter cher, très cher selon les FAI
Hadopi : préparez vos mouchards, payants et non interopérables
Hadopi : « Et pourquoi pas défendre le parchemin ? »
Hadopi : La création sacrifiée Lettre ouverte à Mesdames et Messieurs les Députés par les labels indépendants qui s'y prennent un peu tard pour s'opposer à l'Hadopi... Reçu hier soir par mail...
Enfin,
Piqûre de rappel sur les points noirs du projet de loi Hadopi (dans tes fesses). Liste (non exhaustive) des problèmes soulevés par le texte.


1 expression sous copyright Guy Mayaux 1997 (private joke pour Françoise, Christian, Bertrand, etc.)
2 The Artist Formerly Known As Prince (littéralement « l'artiste connu autrefois sous le nom de Prince ») Love Symbol ou TAFKAP. En 1993, il annonçait son retrait de l'industrie musicale. Il ne récupérera l'usage du nom de Prince qu'en 2000, son contrat avec Warner-Chappel se terminant.
3 il faut au moins 20 députés élus à l'Assemblée pour constituer un groupe parlementaire.



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Danger du portable et micro-ondes : première preuve tangible ?

On cause, on cause, pendant ce temps-là, on ignore toujours si l'on peut téléphoner en toute sécurité. Le grenelle des Antennes, on en entend même plus parler...

Après avoir regardé cette vidéo, vous ne téléphonerez plus jamais comme avant... Terrifiant !




Ça fout la trouille, hein ? Mais, rien à craindre, il s'agit encore de marketing viral, pour une société de téléphonie mobile américaine, NET10.
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Les eurodéputés rejettent le volet internet du « paquet télécoms »

L’amendement 138 voté contre toute attente ! Le Parlement européen condamne de nouveau la riposte graduée...


Le fameux amendement anti-Hadopi du « paquet télécoms » vient d’être adopté, ce midi, à Strasbourg, par le Parlement européen. Du coup, le « paquet télécoms », une vaste réforme du secteur européen des télécommunications, n'a pas été soumis au vote.

Pour une fois que l'Union européenne protège et sert les droits et les intérêts des citoyens, nous n'allons pas gâcher notre plaisir. Les prochaines échéances électorales doivent les inciter à différer les cadeaux au « Grand Kapital. » Il s'agit tout de même d'une petite victoire pour la démocratie...


L'amendement 138 a été voté à 404 voix pour, et 57 contre. Il en fallait 393, la majorité qualifiée, pour passer.

La question de la déconnexion administrative de l'accès internet des personnes se rendant coupables de téléchargement illégal, prévue dans la loi française Répression et Internet, dite Hadopi, continuait de susciter un débat parmi les eurodéputés. Certains d'entre eux réclament qu'une décision de justice préalable à toute coupure demeure obligatoire.

Ce projet, destiné à stimuler la concurrence et à renforcer les droits des consommateurs, prévoit la création d'un régulateur paneuropéen, et avait fait l'objet d'un accord entre le Parlement et les États membres, qui codécident sur ce dossier, après des mois de négociations fastidieuses.

Le « paquet » se retrouve désormais en procédure de conciliation entre le Parlement et les vingt-sept États membres.
  • Ou le Conseil européen accepte en bloc tous les amendements du Parlement (y compris le 138) afin de permettre une mise en œuvre rapide du « Paquet Télécoms »,
  • Ou il les refuse et l’ensemble du texte repassera en Conciliation, en troisième lecture, en septembre prochain.

Voilà comment fêter dignement les deux ans de présidence de Nicolas Sarkozy : la loi Hadopi engluée à l'Assemblée nationale et désavouée par le Parlement européen...

Sarkozy protège les artistes


Source : Yahoo! (Reuters), Ecran.fr, L’Europe étourdit Hadopi

MAJ : Pour l’eurodéputé socialiste Guy Bono, à l'initiative de l'amendement avec le vert Daniel Cohn-Bendit, il s'agit d'« un jour historique pour la démocratie européenne » et « une nouvelle claque pour Sarkozy et le gouvernement français ! »
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Hadopi : le côté obscur de la farce

Le site Bakchich et le journaliste spécialiste du web Marc Rees passent en revue les points d’ombre du texte bouclé à la va-vite.

« Y a plein de mines dans ce texte, plein de trappes. Il est pourri jusqu’à l’os ». Marc Rees, journaliste chez PCINpact.

Petit résumé des meilleurs moments... Intéressant, intrigant et effrayant !


Aggravation du « délit d'absence de sécurisation » dans le nouveau texte
L’internaute devra maintenant surveiller que ses mails (ou toutes autres communications électroniques, chat, etc.) ne transmettent pas des fichiers protégés par les droits d’auteurs (Art L. 336-3).

Ni plus ni moins que de la surveillance de notre correspondance privée !

Marc Rees analyse : « On entre dans une logique où le titulaire de l’abonnement doit tout contrôler. Comme ce n’est pas possible, il devra prendre appui sur le fameux logiciel de sécurisation – payant – et sur lequel transitera à peu près tous les échanges. Question ultime : qui contrôlera les contrôleurs ? »

La loi se garde bien de le préciser.

Alors qu'est-ce que ce fameux logiciel de « sécurisation » ?
On l'ignore... Aucune information n'est donnée dans le texte sur ce sujet.

Un appel d’offres désignera l’entreprise qui décrochera le pactole pour le nous le vendre. (Un marché potentiel de 20 millions d'exemplaires...)

Les plus gros chasseurs de pirates s'appellent Thomson et Advestigo, firme qui vient de se faire racheter par Hologram industries (la société qui fabrique les hologrammes des passeports, des cartes de police française et sur les billets d’euros).

À quoi servira ce logiciel de sécurisation ?
Les adresses IP relevées pouvant constituer une source d'erreur pour identifier le contrevenant, alors que tout l'édifice de la loi Hadopi s'appuie sur cette information qui sera de plus collectée par les ayants droit.
L’État va donc préconiser (obliger ?) l'installation d’un mouchard, relié directement à l’Hadopi, et qui contrôlera tout ce qui transite par votre ordinateur ! Ce logiciel garantira votre innocence.

Incompréhensible que l'on accepte une chose pareille dans une démocratie ! Une autorité privée, nommée par le gouvernement, connaîtra tous vos allers et venues sur le web ! Et le contenu de vos mails ! Le rêve de Big Brother à portée de clavier...


Qu'un État prétexte un argument aussi futile que celui de préserver le train de vie des dirigeants d'une industrie obsolète qui s'enrichissent en exploitant des artistes pour imposer à l'ensemble de ses citoyens le filtrage du web peut nous faire craindre le pire...


Téléchargement illégal

Manquerait plus qu'ils possèdent une webcam à l'HAdopi...



Le filtrage par les FAI
Il s'agit d'impliquer les fournisseurs d’accès dans la traque des internautes. Qui s'y opposent. Pour des raisons techniques (reconfiguration des box et des systèmes), de coûts (investissement de dizaines de millions d’euros) et de philosophie (atteinte au principe de neutralité du Net).

Pour mettre en place ce filtrage de nos libertés individuelles, il faut au bas mot des investissements annuels de l'ordre de 100 millions d'euros par opérateur, ce qui excède de très loin les pertes estimées par les majors du fait du « manque à gagner » (non chiffré avec certitude) du piratage.

Pourtant, « Le filtrage est prévu dans la loi. N’importe quelle autorité judiciaire va pouvoir exiger d’un FAI qu’il mette en place un logiciel. Juridiquement ils le veulent. Ils ont l’arme, il ne manque que les cartouches. »

Pour les hot-spots publics, l’Hadopi pourra obliger le McDo du coin à utiliser un logiciel de sécurisation ou un filtrage de sites considérés comme illicites, les blogs, Twitter, Facebook ou simplement un contenu qui a mauvaise presse (Marianne, Charlie Hebdo, Libé, etc.).

L’Hadopi promet 10000 messages d’avertissement par jour, soit 25 secondes de réflexion par adresse IP… Enfin des fonctionnaires qui vont bosser... On passe d’une traque artisanale à une traque de masse, automatisée.

Une sélection de 10000 œuvres servira d’hameçon pour piéger les pirates. 5000 anciennes et 5000 récentes dont une partie sera régénérée toutes les semaines.
Une fois son adresse IP relevée, l’internaute qui n’a pas installé le mouchard de sécurisation se retrouve pris dans un étau, il ne peut absolument pas se défendre.
S’il fait appel au juge, on ignore si cette procédure sera suspensive. Continuera-t-il à bénéficier de sa connexion ? Le texte renvoie à un décret d'application le soin de donner la réponse.

Les vrais pirates contre-attaqueront...
Dernier problème de taille : l’impact d’Hadopi sur la cybercriminalité, qui fait du Net sont business. Ils ne vont sûrement pas se laisser emmerder par les délires de Denis Olivennes et de Pascal Nègre...

La surveillance globalisée du réseau pour traquer les échanges « illicites » (de la musique et des films...) va obliger les criminels à se doter de nouveaux outils. Les hackers développeront des systèmes de cryptage qui serviront à tout et n’importe quoi.

Et bénéficieront en priorité aux criminels de tous crins...


La censure avance masquée...

La censure avance masquée...



Dernière minute : l'Hadoption n'est pas encore pour aujourd'hui... Le vote solennel des députés sur le projet de loi Hadopi est décalé d'une semaine, le mardi 12 mai, en raison du grand nombre d'amendements déposés par les opposants au projet. Il restait ce matin 160 amendements à examiner sur les 214 déposés.

Le côté obscur d’Hadopi par Anthony Lesme. Pas Net 4 mai 2009
Surveillance des emails : le point de vue d’un expert-sécurité (une usine à gaz aux frais du contribuable, un choix de société qui mérite plus que quelques dizaines de minutes de débats à l'Assemblée par des hommes politiques complètement dépassés par l'ampleur du sujet...)

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Google Flu Trends : un modèle au point pour repérer l'arrivée de la grippe

Comment l'Internet permet d'anticiper les épidémies de grippe et autres maladies contagieuses ?

Lorsque, quelque part, quelqu'un effectue une recherche sur Google en tapant le mot « grippe », ces statistiques sont enregistrées.

Mais lorsque, soudain, apparaissent dans une même ville ou une même région des milliers de requêtes du genre « grippe, fièvre, céphalées ou paracétamol », une épidémie de grippe se prépare dans les parages...

C'est le principe de Google Flu Trends, un nouveau service issu des laboratoires de la firme de Mountain View. Son concept a été testé avec succès aux États-Unis. Après plusieurs années, il permet de détecter avec précision — et près d'une dizaine de jours avant les autorités sanitaires — les endroits où se déclaraient des épidémies de grippe ou d'infections aux symptômes similaires.

Le graphique suivant est édifiant...

google-flu-trends-graphique

Source :
Nature


Pour l'épisode de grippe mexicaine, cela donne cette courbe. Googlemaps présente aussi une répartition des cas identifiés.

Maintenant, je comprends mieux pourquoi tous les gouvernements cherchent à museler l'internet : avec des possibilités pareilles, des outils comme les blogs, Twitter, les réseaux sociaux, terminées toutes ces calembredaines de « frontière » à la Tchernobyl. Difficile de mentir au bon peuple, car il existera toujours quelqu'un pour alerter la population.

Source : Courrier international pour le quotidien espagnol La Vanguardia 2009.


Google, vous ne chercherez plus par hasard
Google, vous ne chercherez plus par hasard...
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Hadopi : l'empire contre-attaque

La deuxième lecture de la loi Création et Internet, qui imagine lutter contre le téléchargement illégal sur le Net, débute aujourd’hui à l’Assemblée nationale.

Un petit détournement de bande annonce entendu sur liberation.fr. OSS double un sept repart en mission dans HADOPI ne répond plus



Le 9 avril lors du vote qui se présentait comme une formalité, au dernier moment, un groupe de flibustiers socialistes a réussi à mettre en minorité les UMP présents. Plus pour le fun et faire chier leurs collègues de l'UMP que par conviction personnelle, il est vrai.

Et pourquoi les députés UMP n'ont-ils pas voté la loi HADOPI ? Parce que, lors du vote, ils profitaient de la gratuité de la buvette de l'Assemblée nationale !


Les flibustiers de l'Assemblée Nationale


L'UMP, partie « pirate » : l'UMP, dans le cadre d'une procédure amiable, devra verser 30000 euros de dommages et intérêts, et 2 500 euros de frais de justice au groupe de rock américain MGMT pour contrefaçon. Le groupe américain s'était rendu compte que le parti présidentiel avait utilisé, sans leur autorisation, leur chanson Kids, lors de deux meetings et sur Internet. À écouter sur France Info. Xavier Bertrand s'en sort bien puisque la peine maximale prévue par la loi DADSVI est de trois ans de prison et 300000 € d'amende.

Comprendre les véritables enjeux... Une excellente vidéo de bakchichinfo montre que, derrière ce paravent du piratage de musique, le gouvernement installera un filtre sur nos ordinateurs qui pourra l'informer de tout nos faits et gestes sur la toile...





Tout ce funeste débat autour de la loi Création et Internet en France pourrait être invalidé par la Commission européenne. Dans le cadre du paquet télécom, l'amendement 138 (ou amendement Bono) stipule qu’« aucune restriction aux droits et libertés fondamentales des utilisateurs finaux ne doit être prise sans décision préalable de l’autorité judiciaire ». Avec l’Hadopi, une simple autorité administrative le permet, en toute opacité et sans recours judiciaire évident. À moins de se retourner contre son fournisseur d'accès, exécuteur des basses œuvres en dernier ressort...

L’amendement a déjà été adopté en première lecture en septembre par 88 % des eurodéputés et sera revoté en séance plénière au Parlement européen début mai. S’il passe, la loi française deviendrait caduque avant même d’être votée. Rassurez-vous, le gouvernement français exerce une pression de la mort sur le Conseil européen pour que cet amendement soit rejeté...

Jacques Attali évoque 10 propositions pour une table ronde

Jacques Attali propose la tenue d'une table ronde avec les acteurs concernés : artistes, producteurs, agents, sociétés d'auteurs, tourneurs, consommateurs, et fournisseurs d'accès. Il dévoile ses 10 propositions de base, qu'il développe sur le magazine Slate :
  1. La gratuité d'un service pour le consommateur n'entraîne pas nécessairement la non-rémunération du producteur du service ;
  2. Le téléchargement gratuit n'est pas la même chose que la piraterie ;
  3. Le téléchargement gratuit est, en soi, un facteur de développement de l'économie de la musique et du cinéma ;
  4. Le système de surveillance et de sanction de ceux qui téléchargent gratuitement, comme celui de la loi Hadopi ne marchera pas ;
  5. Pour les artistes, l'important n'est pas de savoir qui les télécharge, mais combien de personnes les téléchargent ;
  6. Le fournisseur d'accès est l'équivalent d'un ensemble de radios ou de télévisions ;
  7. Les majors, qui ont déjà compris que la loi Hadopi ne marchera pas, sont en train de mettre en place la licence globale, à leur seul profit, en se préparant à offrir des abonnements spécifiques sur internet qui permettront d'avoir accès à la totalité de leur catalogue, pour un prix forfaitaire (...) Les artistes en seront écartés, s'ils ne sont pas dans ces catalogues. Et même s'ils y sont, ils n'en auront que les miettes ;
  8. Les artistes (musiciens et cinéastes) doivent s'approprier la licence globale, en définir le mode de contrôle, de tarification et de perception ;
  9. Les musiciens n'ont donc rien à perdre à ce que les gens les enregistrent pendant leurs concerts ;
  10. Les nouvelles technologies permettront d'inventer des formes artistiques nouvelles, rémunératrices pour les artistes.

Son objectif consiste donc à défendre avant tout les créateurs aux dépens des « maquereaux » que représentent les majors companies...

Quelle belle machine à penser cet Attali, décidément ! De bonnes idées sur tout. C'est rare en France.

Alors un nouveau bug à l'Assemblée pour l'HADOPI ?


Bug à l'Assemblée pour Sarkozy ?


« J'ai grand plaisir à être copiée. J'ai grand plaisir à être piratée. Car au fond, quand on est piraté, c'est qu'on intéresse les gens. »
Carla Bruni, Envoyé spécial, France 2, 6 mai 2004

Quand on l'appelle pour lui demander l'autorisation d'utiliser un extrait d'un de ses films, Jean-Luc Godard a coutume de répondre : « Non seulement c'est votre droit, mais c'est votre devoir. »

Les artistes réellement créatifs n'ont pas peur d'Internet, mais innovent avec ce formidable outil de diffusion de leurs œuvres.

Sources
Slate
Le Blog de Jacques Attali
bakchich
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Les Graves Infos...

Dominique Farrugia, l'ex-Nuls, mais qui en a conservé l'esprit, lance aujourd'hui son site d'informations en continu en partenariat avec Dailymotion, les Graves Infos. Hilarant (de la Baltique...) Le site est pour l'instant pris d'assaut et fait planter Safari. Mais ça vaut le coup d'œil.

Allez, le saviez-vous : « Quand Carla Bruni, Alpha Blondy »...





RUMEUR — Le Dieu Shiva pratiquerait le quadruple fist...

Pour se tenir toujours au courant de ce qui se passe...

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Le « Grenelle des antennes-relais »... sur le danger (?) du portable

Aujourd'hui s'ouvre le fameux « Grenelle des antennes-relais » voulu par la secrétaire d'État au Développement de l'économie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet (qui annonce par ailleurs sa grossesse sur Fessesbouc... lol) Ce colloque réunit des parlementaires, des élus, des opérateurs, et normalement des scientifiques (mais absents à la table ronde...) pour discuter des risques de ces fameuses ondes et rapprocher les différents points de vue.
L'objectif est de répondre aux « attentes croissantes » (lol) du public au sujet des dangers supposés de l'exposition aux ondes électromagnétiques.

Et là, on est mort de rire... Non seulement la réception des portables dans notre pays laisse à désirer, mais, dès qu'un opérateur installe un nouveau matériel pour améliorer son réseau, il subit l'ire de toute une horde d'associations d'hypocondriaques.

J'entendais hier des commentaires de téléspectateurs sur Canal + : des habitants de Saint-Cloud se plaignent d'émissions de trois antennes-relais qu'Orange assure ne pas faire fonctionner...

Là où l'histoire se corse, contrairement aux idées reçues, l'exposition aux ondes de radiofréquences émises par les antennes-relais de téléphonie mobile augmente au fur et à mesure que l'on s'éloigne de ces installations et diminue lorsque l'on s'approche tout près !

Le Pr André Aurengo de l’Académie de médecine précise que « les antennes entraînent une exposition de 100 à 100000 fois moins forte que les téléphones mobiles ». Passer « vingt-quatre heures sous une antenne, c’est comme téléphoner pendant trente secondes ».

Une étude
1
du 2 avril 2009 montre que l'exposition aux ondes des antennes-relais de téléphonie mobile est maximale à environ 280 mètres de l'antenne-relais, surtout en zone urbaine... Et les guignols qui ressentent des « gènes » se plaignent de celles installées sur leur toit...

L'étude a été pilotée par Jean-François Viel, du CNRS et université de Besançon. Elle a été conduite dans le Doubs, entre décembre 2005 et septembre 2006.

Elle a été réalisée à l'aide de dosimètres personnels
2
portés par 184 sujets au final, et enregistrant leur exposition aux radiofréquences pendant 24 h.


dosimetre-microondes
Les sujets ne sont pas passés inaperçus...


L'exposition aux ondes (GSM et DCS) est maximale à environ 280 mètres de l'antenne-relais surtout en zone urbaine, et à un kilomètre en zone périurbaine. Elle indique aussi que les expositions varient considérablement, même à des distances identiques des stations de base.

Le champ électrique mesuré est resté en permanence inférieur aux normes internationales, soit 1,5 volt/mètre.

Les opérateurs disposent de contrats avec la Mairie de Paris jusqu'en 2019
3
.

À côté des 45000 antennes de téléphonie mobile cohabitent 75000 autres dispositifs utilisés par les pompiers, la radio, l’armée, l’aviation civile
4
... La pollution électromagnétique a été multipliée par 400 en un demi siècle
5
.

Et si les assureurs avaient, quant à eux, déjà tranché sur la dangerosité des antennes-relais ?

Suite au prochain épisode pour avoir un début de réponse... Il a bien fallu une cinquantaine d'années pour établir un lien entre le tabac et le cancer du poumon… Ça laisse encore un peu de temps aux scientifiques pour donner leur réponse... Trop tard, sans doute.

À lire, les confessions de barjots au sujet de leur psychose au sujet des ondes... Mon conseil boursier du jour : acheter des actions Albal... Le cours du papier aluminium risque de s'envoler dans les mois qui viennent...

lemonde.fr : Ondes : « Je débranche ma carte wi-fi tous les soirs »

Source : nouvelobs.com, liberation.fr

1 L'étude vient d'être publiée par la revue britannique
Occupational and Environmental Medicine
.
2 Modèle Satimo, Brest, France et modèle allemand Maschek.
3
L'Edition Spéciale
de Canal + du 23 avril 2009
4
Les antennes mobiles attendent leur Grenelle

5 Source bakchich.info

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Hadopi au tapis, pour quelques semaines...

Jeudi 9 avril à 13 h 10, à l'heure du vote définitif de la loi « Répression et Internet » par l'Assemblée nationale, les élus de l'UMP se tapaient la cloche avec nos impôts...

Alors pour leur faire une bonne blague, les députés flibustiers de l'opposition (une poignée, pas tous, je vous rassure) ont pénétré dans l'hémicycle au dernier moment pour voter contre cette loi scélérate.

Résultat : 15 voix pour, contre 21 voix contre. Et pan dans les dents !

Entendons-nous bien, ce que je reproche à ces mesures liberticides, ce n'est pas que l'on sanctionne de soi-disant « pirates » pères de famille, mais qu'il s'agisse d'une manœuvre pour filtrer le web dans notre pays, comme en Chine ou en Iran. Une tentative à peine voilée de mettre l'internet sous contrôle avec un point d'entrée qu'il suffira alors d'affiner pour, enfin, « mater internet ». Le filtrage servira ensuite à développer des listes noires, blanches, ou d'autres situations pour censurer certains sites.

Lorsque je surfe, je ne veux pas qu'un mouchard installé sur mon ordinateur informe qui que ce soit que je mate une vidéo porno avec des animaux, un pamphlet politique sur Sarkozy ou des caricatures religieuses (lol).

L'adoption de la loi par l'Assemblée n'est que partie remise puisque, dans notre « démocratie », lorsqu'un texte est refusé par l'opposition ou par les citoyens (cf. le referendum sur le Traité de Lisbonne), le gouvernement repasse le plat jusqu'à ce qu'il soit adopté conformément à ses intentions... Sans même justifier de la moindre modification d'une seule ligne...

Devant pareille leçon de démocratie parlementaire, il ne faut pas s'étonner si les gens descendent dans la rue à la première occasion...

Et la licence globale ?

La licence globale se définit comme une taxe que paieraient les internautes contre le droit de télécharger librement.

Plus grave, la SACEM s'aperçoit que pas un centime de plus ne rentrera dans les poches des artistes. Elle se verrait bien imposer une sorte de « licence globale » en plus de la riposte graduée... mais qui iraient engraisser les créateurs, cette fois ? Or, lorsque cette piste répressive s'avérera vaine, les majors et les FAl risquent de revendiquer l'application de cette taxe pour leur propre compte...
Pour Jacques Attali*, qui contribua à transformer les radios pirates, qui émettaient sans autorisation, en radios libres au début des années 80, « les artistes se font manipuler (par les majors). Leur intérêt serait de mettre tout de suite en place la licence globale. »

Enfin, la redevance pour la copie privée s'applique déjà à tous les supports numériques, de la clé USB aux disques durs en passant par les téléphones portables, calculée en fonction de leur capacité de stockage. Le montant se répartit ensuite entre les industries multimédias. En 2007, cette ponction a rapporté 163 millions d'euros.
Elle n'est nullement remise en cause par la prochaine interdiction de télécharger qui finira par s'imposer dans notre douce France, ne rêvons pas.
Cette simililicence globale existe donc bien sans qu'elle rapporte le moindre centime aux artistes (et aux majors). En échange de l'abonnement, certains FAI proposent un accès indétectable à un sous-réseau sur lequel on télécharge à très haute vitesse tout ce qu'on veut, musique et films.

En pratique, cette contribution devrait être acquittée par les FAI. Leur modèle économique s'appuie sur une connexion haut débit descendante proposée aux internautes afin qu'il télécharge de la musique illégalement... Orange faisait même une publicité explicite sur ce thème...

D'après le secrétaire d'État aux relations avec le Parlement, félicité par Nicolas Sarkozy pour son action et son succès dans l'adoption de la loi « Répression et internet », celle-ci sera représentée « dans la semaine d'initiative parlementaire, à partir du 28 avril », à la place d'un texte inutile sur l'inceste ! lol. On marche vraiment sur la tête...

Cap sur la vraie piraterie...

Les prochaines guerres se gagneront sur le « front numérique », menées à coup de clic de souris pour contrôler les systèmes informatiques de l'adversaire.

Une fois de plus, la Chine se retrouve en pointe dans ces méthodes de brigand. Des scientifiques d'un centre d'études canadien, le Dev Group, associés à un laboratoire de recherche de Toronto, ont établi après dix mois d'enquête que « 1300 ordinateurs dans des ambassades de plusieurs pays (Inde, Corée du Sud, Allemagne) dans des organisations internationales (Asean, banque asiatique de développement...) avaient été infiltrés, mis sous surveillance, voire sous contrôle, par des hackers chinois. L'offensive était menée depuis une demi-douzaine de villes chinoises, Hong-kong et un centre serveur informatique aux États-Unis. »**

Il serait plus judicieux d'investir dans des outils qui permettent de lutter contre les vrais malandrins et foutre la paix à sa propre population...

Le gouvernement sait aussi s'occuper de vrais pirates à l'ancienne...


Notre président se spécialise même dans la libération d'otages... Sa reconversion est toute trouvée...
On déplore juste qu'avec tous ses satellites et ses moyens de surveillance (d'espionnage ?), l'armée et la marine nationale ignorent l'emplacement des bateaux pirates somaliens. On nous explique que leurs bateaux à deux balles seraient super durs à localiser par les marines françaises, américaines et britanniques sur équipées qui croisent dans ce secteur. En plus, ça doit nous coûter bonbon cette histoire. Et il existe encore de richissimes plaisanciers pour s'aventurer dans ces eaux troubles...

Ça rappelle un peu « l'inconscience » des skieurs hors-piste, cette histoire... Sauf que personne ne trouve rien à redire lorsqu'il s'agit de connards sur des yachts...

* qui, décidément, ne dit pas que des conneries... dans Marianne nº 624 du 4 avril 2009 non, le piratage ne tue pas les artistes.
** www.mediapart.fr


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Sale mouchard Part II

Facile de piller un téléphone cellulaire
Un autre danger du portable... Encore plus sournois celui-ci... Faisez-gaffe !

Je voulais revenir sur un sujet qui me turlupinait. Rien à voir avec le « cancer du portable », cette fois, cela concerne les possibilités d'écoute à distance des téléphones cellulaires.

Nos téléphones portables seraient de véritables mouchards en puissance. Même coupé, leur micro servirait à nous écouter à notre insu.

Trois minutes suffiraient pour glisser un « espion » dans notre téléphone cellulaire et le transformer en micro d'ambiance. Même éteint !

En fait, l'opération ne se révèle pas aussi simple... Comme toujours.

Un excellent article de Bakchich fait le point sur ce sujet.

Modification matérielle obligatoire !


Pour réussir, il faut que le barbouze dispose d'un accès physique à votre téléphone pour le modifier et installer son programme-espion. Ça change quand même un peu la donne, vous ne trouvez pas ?

Ensuite, c'est vrai, vous pouvez être espionné.

« Ce n’est que de la programmation. Il ne faut guère que trois minutes pour un expert, dix minutes pour un amateur, pour modifier un appareil. Ensuite, même quand le portable est éteint, vous pouvez écouter ce que dit son propriétaire et ce que lui répond son entourage », explique Stephane Gallois, directeur commercial de espion-on-line.com, société spécialisée dans la fabrication et la distribution de matériels d’espionnage.

Qu’un téléphone portable allumé, au même titre qu'un téléphone fixe, puisse être écouté n’est plus un secret pour personne.

Fin 2007, Le Canard enchaîné révélait que les modèles récents pouvaient être transformés en micro, à condition toutefois qu’ils restent en mode « veille ». « Il suffit que l’opérateur envoie un code informatique pour déclencher à distance le mode “écoute discrète” (…) Le policier peut alors entendre tout ce qui se dit dans la salle à manger, le bureau ». Le Canard n’a pas été démenti...

J'avais déjà parlé de cet article du site Rue89.com, « Même fermé, votre téléphone portable peut être écouté ». Philippe Madelin, son auteur, spécialiste des services secrets, ajoute, « Seul moyen pour que votre téléphone ne puisse pas servir de micro d’ambiance à la police : enlever la batterie. Et encore… »

Bakchich a interrogé des spécialistes qui confirment la faisabilité, sous couvert d'anonymat.


« Oui, tous les appels peuvent être enregistrés. Oui, tous les SMS peuvent être lus. Oui, on peut vous localiser avec précision grâce à votre portable. C’est pourquoi les services secrets américains ont confisqué le Blackberry d’Obama. Mais seuls les téléphones qui ont été modifiés au niveau du “hard” peuvent être transformés en écoute environnementale », souligne un ingénieur d’Orange.

Même son de cloche de la part du chef de projet d’une importante société de protection à Genève : « Ce genre de manipulation ne concerne pas les téléphones portables ordinaires qu’on achète dans le commerce. Mais c’est effectivement possible d’activer à distance un GSM qui a été préalablement modifié ».

Si votre portable n’a pas été trafiqué, vous ne risquez rien. La police ou la CIA ne pourront pas l’allumer à votre insu.

C'est ce qui se produit dans le film avec Wil Smith, Ennemi d'Etat. Les services secrets débarquent chez lui avec des copies de toutes ses affaires, mais truffées de micros. Ils lui en posent même dans ses boutons de manchettes et dans les talons de ses pompes. Il est obligé de se mettre en slip pour échapper aux trackers.

Dans l'hypothèse où quelqu'un qui vous veut du bien vous ait refilé un de ces merveilleux engins, que se passe-t-il ?


L'espion vous appelle.
Mais votre téléphone ne sonne pas, ne vibre pas, ne s’allume pas.
Aucune trace des appels ne figure dans l'historique.
Pourtant, à plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres, un individu entend vos propos et ceux de votre entourage.

De la même façon, on peut récupérer tous les SMS que vous envoyez ou que vous recevez. Et, bien évidemment, on l’écoute quand vous recevez ou quand vous passez un appel.

Le prix de ce petit joujou ? 900 €.

À quoi ressemble ensuite ce téléphone trafiqué ?

Et qui achète ce truc ?


« Dans ma clientèle, j’ai beaucoup d’employeurs qui nous commandent des téléphones-espions pour surveiller certains de leurs salariés, notamment leurs représentants de commerce, soupçonnés de travailler en douce pour la concurrence », raconte Stephane Gallois, de espion-on-line.com.

Seul salut, la batterie se décharge très vite...


Pour savoir si vous êtes écouté : votre batterie a tendance à se vider anormalement vite, alors qu'il est éteint. Pour prévenir ce genre de désagrément : retirez la batterie quand votre portable est éteint. Chose impossible avec l'iPhone...

Source : Trois minutes, 900 euros et votre portable devient un micro PAROLES 9 mars 2009 par IAN HAMEL

Lire aussi Sale mouchard !, les nouvelles méthodes de flicage.
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Hadopi, c'est parti pour le filtrage de nos ordis...

Ils n'étaient que 16 (!) députés (sur 577...) à voter pour adopter, dans la précipitation, la loi « Création et Internet (...) dans sa version la plus répressive, au mépris des droits fondamentaux1 ».

Cocorico ! La France devient le premier pays au monde à instaurer légalement la « riposte graduée », et permettre à une autorité indépendante de sanctionner ses citoyens en coupant leur accès à l'Internet. Nous pouvons être fiers de nous. On n'a que ce que l'on mérite. Se situer au même niveau des dictatures, c'est fort. La France bientôt sur la liste noire des ennemis du net...

Pirate des Caraïbes contre pirate internet


Car en fait de « création », il faudrait plutôt lire « Répression et internet ». À aucun moment le mot création n'apparaît...

16 parlementaires seulement


Pour adopter un texte qui posait tant de questions, à l'issue de 40 heures de palabres. Le vote solennel, qui permet à tout député d’indiquer sa position par un vote nominatif, même en cas d'absence des débats, a été supprimé du calendrier.
Le vote s’est fait à main levée. Les députés UMP évidemment pour, à l’exception de Lionel Tardy.
Le seul député Nouveau Centre présent, Jean Dionis du Séjour, s’est abstenu à titre personnel (alors que le président, François Sauvaget, était favorable).
Les députés de l’opposition (Patrick Bloche, Christian Paul, Martine Billard, etc.) ont voté contre, et rappelé qu’ils feraient appel au juge constitutionnel.
Ces inconscients nous imposeront un filtre labellisé « Hadopi » sur nos PC pour prouver que nous n'avons pas téléchargé... Un premier pas vers un filtrage du net...

Le texte prévoit « que les internautes qui protègent leur accès avec les outils de filtrage labellisés par l’Hadopi pourront se dégager de toute responsabilité s’ils sont sanctionnés ». On sait juste que ce « logiciel-espion » sera payant, non interopérable et instaurera une connexion permanente entre les logiciels de sécurisation et un serveur... Le suspect disposera de trente jours pour engager un recours.
Bonjour, les libertés individuelles...

Les ayants droit (ou sociétés privées mandatées) signaleront à la Hadopi les infractions qu'ils détecteront...

L'Union européenne est toujours contre et a adopté un rapport sur « la sécurité et les libertés sur internet ». Les Eurodéputés considèrent que « garantir l'accès à tous les citoyens à internet équivaut à garantir l'accès de tous les citoyens à l'éducation ». Mais le gouvernement s'en fout. Pour Mme Albanel, « internet n'est pas un droit fondamental » en France...

« Un jour ceux qui ont brûlé les livres voudront brûler l'Internet »


Il s'agit d'une vieille publicité pour Club Internet de 1998, Big Brother is watching you. Et cette fois, on y est...

Source :
Numerama
. Vidéo disponible
sur Dailymotion
,
YouTube
et
Wat
,
en haute définition à télécharger sur
Megaupload
et
Version anglaise
.


Pour une fois, le salut vient du Sénat


L'inutile chambre d'enregistrement qui coûte les yeux de la tête à nos impôts2 a imposé un amendement qui dispense l'internaute de payer son abonnement dans le cas où sa ligne serait suspendue... Voilà qui mettra du baume au cœur des FAI aux oursins dans les poches...
Déjà qu'ils gueulent après le coût de la mise en œuvre du dispositif de la loi...
La Fédération française des télécoms (FFT) rappelle sa position : « conformément au principe d’égalité devant les charges publiques, principe constitutionnel fondateur du droit français, l’État n’a pas à faire peser financièrement sur les opérateurs les coûts d’une mission d’intérêt général étrangère à l’activité de ces mêmes opérateurs ».

Le CGTI3 budgette les mesures à 70 millions d’euros par, mais la question du financement n'a pas été réglée par la loi.

Bon, et si on arrêtait tous de télécharger ? Et d'acheter des CD pendant qu'on y est ? Qu'est-ce qu'on se marrerait !

Faites chier un sarkozyste


Les sept députés et sept sénateurs de la Commission Mixte Paritaire se retrouveront mardi soir pour finaliser le texte du projet de loi Création et Internet. Le texte du projet de loi Création et Internet sera soumise au vote du Parlement le 9 avril prochain.

MAJ : Contrairement au vote des députés, il y a quelques jours, la CMP a décidé que l’internaute continuera à payer sa connexion en cas de coupure de son accès à Internet. Elle a également supprimé l’amendement, déposé par Alain Suguenot, qui proposait l’amnistie des internautes poursuivis sur des faits remontant à plus de 6 mois. Source



Le texte doit maintenant être ratifié jeudi 9 avril au Sénat, et à l’Assemblée nationale, avant d’être présenté, en séance publique.

Il y a urgence les amis ! Le monde capitaliste s'écroule et il faut sauver l'industrie du disque...

1
UFC Que-choisir

2 dixit la Cour des comptes...
3 Conseil Général des Technologies de l'Information


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Hadopi, la nouvelle usine à gaz

La « chambre d'enregistrement* » de la nouvelle loi du gouvernement a suspendu ses travaux sur le sujet jusqu'à la fin du mois. Le vote définitif aura lieu le 9 avril.

Pendant ce temps, la construction de l'usine à gaz se poursuit en coulisse.

Véritable usine à gaz


La loi Création et Internet sert surtout à créer des postes bien payés dans une nouvelle commission administrative de hauts fonctionnaires et satisfaire une industrie en bout de course, celle des majors du disque.

Le métier des majors est d'enregistrer de la musique sur des supports physiques pour vendre ces copies. Pour permettre la rémunération des créateurs, cette industrie a été contrainte de reverser une partie de son chiffre d'affaires aux artistes, interprètes, etc. les fameux droits d'auteur.

Comme les moines copistes, ou les fabricants de diligences avant elle, ce business model est maintenant obsolète. Le chiffre d'affaires est en chute libre**, caduque, incapable d'évoluer, cette industrie est vouée à disparaître.
Par contre, les artistes ne sont plus (autant) rémunérés sur la vente des supports physiques. (Pour ce qui est de la partie concerts, ils se gavent comme jamais.)

Or, l'Hadopi*** ne parle que de conforter les revenus des éditeurs.



« S'ils sont capables de faire ça pour le lobby de l'industrie du disque, qu'est-ce qu'ils vont faire quand ce sera un lobby plus puissant et plus riche qui le demandera ? » Jean-Bernard Magescas, ex-directeur du développement de FON France (Ecrans).



C'est vrai que ça fait peur... Le lobby de l'industrie du disque ne représente rien par rapport à celle du cinéma, par rapport à celle de la téléphonie, du nucléaire, du pétrole ?

Le Conseil GénéraI des technologies de l'information (CGTI) a réalisé, à la demande des ministères de l'Économie et de la Culture, un rapport sévère sur la faisabilité technique de la coupure de la connexion Internet en cas de piratage : « Si désirable qu'il puisse être dans l'idéal de (...) venir en dernière extrémité à décider d'une “interruption d'accès” (...), des limitations diverses à une mise en œuvre opérationnelle (ne peuvent) être ni rapidement ni pleinement surmontées. »

Difficile de distinguer qui utilise un réseau filaire ou sans fil pour télécharger des films.


Entre les hot-spots wifi publics, les téléphones cellulaires 3G assez puissants pour télécharger ou les accès en entreprise, la note recense toutes les failles du système qui empêche d'identifier le « coupable ».

Vrai pirate d'internet


La coupure de la connexion Internet pose des problèmes techniques en raison des offres « triple play » (accès internet, téléphone et télévision). Suspendre internet pour empêcher de télécharger prive aussi de téléphoner, d'envoyer des mails, de chatter ou de regarder TF1 !
Les solutions techniques obligeraient les fournisseurs d'accès à « industrialiser la procédure » permettant de n'interrompre qu'une partie du service, autrement dit de modifier toutes leurs Box afin de se mettre en conformité avec la loi pour couper l'accès au web ! Ces limitations légales « ne peuvent être ni rapidement ni pleinement surmontées. »
Pour les FAI, « il sera impossible de généraliser, pour tous et partout, avant un délai minimum d'un an à partir du vote de la loi, l'accès restreint à Internet (en ne conservant que la télévision et la téléphonie sur IP) » note la FFT. Pire, les internautes avec internet seul pourraient être « punis » immédiatement, alors que d'autres ne le seraient pas avant l'année prochaine au plus tôt...

Au mot « suspension » du service Internet, « il sera alors préférable de substituer le mot restriction. »


Cette mesure, dont le coût est estimé à 70 millions d'euros par ce même rapport, et à 100 millions d'euros par les FAI. Bien entendu, ces FAI demandent à l’État de supporter ce surcoût, en application du principe constitutionnel d’égalité devant les charges publiques. Les nouvelles techniques comme le cryptage ou de dissimulation de l'adresse IP suffiraient à transformer le dispositif en coup d'épée dans l'eau.

« Devenu quasiment aveugle à une population de téléchargeurs qui irait croissant, le mécanisme de désincitation (à pirater) deviendrait rapidement obsolète. »

Il s'agit donc bien de faire plaisir aux majors du disque, plus soucieuses de leurs marges que des revenus des artistes.

Pas voté, mais déjà en marche


Le projet de loi n'est pas encore voté, mais l'appel d'offres pour la réalisation du système d'information cible est déjà parti fin février avec pour date limite de soumission des dossiers pour le 3 avril ! Le coût ne comptera que pour un cinquième dans les critères d’attribution du marché...
Le prototype doit pouvoir fonctionner en juillet 2009, mais le dispositif définitif ne devrait pas s'appliquer avant mai 2010.

Plus efficace que la seule répression ?


Le CGTI remet le couvert avec la mise en place d'une « licence globale », une taxe (supplémentaire...) à l'abonnement Internet (mais qui ne coûterait rien au contribuable...) et qui remplirait les poches des artistes, chanteurs, auteurs, acteurs...

Selon Edouard Barreiro, de Que choisir : « il suffirait de quelques euros par mois sur chacun des 16 millions d'abonnements pour atteindre le niveau actuel dépensé par les consommateurs et qui est reversé aux artistes, soit 250 millions d'euros par an ».

Les conclusions de l’UFC Que Choisir


« Globalement, tous les amendements favorables aux auteurs (lancement d'un fonds en faveur de la création musicale, affichage de la part reversée aux auteurs sur le prix de vente des biens culturels, etc.) sont passés à la trappe. »

Franck Riester, rapporteur du projet de loi, souligne que : « Ce projet de loi ne vise pas à remettre à plat toutes les répartitions des revenus entre les ayants droit, mais à développer les revenus globaux de l'offre légale. Revenus qui, dans le schéma actuel, profitent en majorité aux maisons de disque. »



* nouvelle appellation pour l'Assemblée Nationale...
** Pascal Nègre, en septembre 2008, présentait une hausse de 17,7 % des
résultats semestriels
d’Universal Music group par rapport à 2007, comme quoi...
***
Locomotive Act
 : en 1865, la Grande-Bretagne a voté une loi stipulant que tous les véhicules à moteur devaient être précédés d'un piéton portant un drapeau rouge.


Source : Marianne2, Ecrans, Quand arrêterez-vous de télécharger illégalement ? PCINpact




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Les ennemis du net 2009

Ce rapport de RSF est un peu les oscars des pays qui censurent le plus la liberté d'expression sur la toile.
Avant l'entrée de la France dans le classement en 2010 (ne rigolez pas, l'Australie y figure en bonne place !), voici l'occasion de faire un point sur les douze pays qui composent ce club très ouvert...

Tenante du titre, indéboulonnable, la Chine Médaille d'or de la discipline, enferme toujours 49 cyberdissidents.

Les douze ennemis de l'internet :
  • Arabie Saoudite,
  • Birmanie,
  • Chine,
  • Corée du Nord,
  • Cuba,
  • Égypte,
  • Iran,
  • Ouzbékistan,
  • Syrie,
  • Tunisie,
  • Turkménistan,
  • Viêt-nam.

Les autres gouvernements qui ont placé le Net « sous surveillance » :
  • Australie,
  • Barheïn,
  • Belarus,
  • Corée du Sud,
  • Émirats arabes unis,
  • Érythrée (je ne savais même pas qu'ils avaient des PC, lol),
  • Malaisie,
  • Sri Lanka,
  • Thaïlande,
  • Zimbabwe.

Les reproches : filtrage trop intense, possibilité d'intercepter les emails, même sans mandat de justice, censure de sujets culturellement tabous, l'homosexualité, atteintes à l'Islam, manipulation de l'information, piratage informatique, etc.

Un rapport à lire absolument pour savoir ce qui peut nous attendre...

« Maintenant que la liberté devient pratique, elle fait peur. Qui a intérêt à brider l'émancipation liée à Internet ? Tout le monde, sauf les internautes ! » Interview de Benjamin Bayart par Sélim Batikhy pour lenouvelobs.com (9 mars 2009)


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La BBC pirate 22000 PC infectés pour montrer l'inefficacité des mesures des filtrage

Pour montrer comment certains peuvent inonder les messageries de spams en contournant les systèmes de filtrage, la BBC a loué un réseau pirate de 22000 machines (un botnet) infectées par un ver, qu'elle a contrôlé à distance pour envoyer des e-mails en se servant de l'adresse IP de ses victimes.

L'équipe de l'émission Click a utilisé son botnet pour lancer une attaque « DDOS » (Déni de service) contre le site d'une société de sécurité informatique complice. Les attaques « DDOS » rendent indisponible un site web en le submergeant de demandes d'accès. Les hackers exigent ensuite une rançon pour libérer le site « pris en otage ». Beaucoup des sociétés paient sans broncher.



La démonstration montre la fragilité de l'adresse IP en tant que preuve du téléchargement par la future Hadopi pour sanctionner les « pirates ». Il est facile de prendre le contrôle d'un PC infecté pour télécharger un fichier illégal et ensuite faire porter le chapeau à son propriétaire.

Quant à la sécurisation de la ligne ADSL, pour sécuriser l'accès complètement, il faudrait que les box soient elles-mêmes protégées, ce qui n'est techniquement pas faisable aujourd'hui par les FAI.

Source : Numerama

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140 groupes anglais s’opposent à la pénalisation du téléchargement

U2 sur Canal
Comme en France, Christine Albanel, le ministre des Communications de la perfide Albion, Lord Carter, commanditaire du rapport Digital Britain, préconise de poursuivre devant les tribunaux les personnes qui téléchargeant illégalement.

Toutefois, les artistes d'outre-Manche semblent moins pieds et poings liés à leur maison de disques. Ils ont bien compris que le téléchargement aidait à faire connaître leur travail et que traîner ses clients en justice n'était pas un modèle économique viable.

Jeudi 12 mars se tenait à Londres une réunion de 140 artistes parmi lesquels les plus « bankables » : Blur, Billy Bragg, Chrissie Hynde, David Gilmour, Gang of Four, Iron Maiden, Kaiser Chiefs, Kate Nash, Klaxons, Radiohead, Richard Ashcroft, The Verve
Radiohead.
Regroupés sous la bannière de la la Featured Artists Coalition (FAC) se sont prononcés contre la pénalisation du téléchargement illégal.

« L’industrie du disque en Angleterre souhaite criminaliser notre public qui pratique le téléchargement illégal. Si nous la suivons dans cette voie, nous ne ferons que participer à une politique protectionniste. (…) Les artistes doivent disposer des droits sur leur propre musique, et décider eux-mêmes s’ils souhaitent la distribuer gratuitement ou s’ils veulent être rémunérés. »
Billy Bragg (The Independant)

YouTube a d’ores et déjà bloqué toutes ses clips vidéos en Grande-Bretagne,  prétextant que les conditions réclamées par la PRS, la SACEM Britannique, lui étaient trop défavorables.

La FAC défend la position que si leurs disques se vendent moins, l'industrie musicale continue de générer du business via la publicité sur des sites comme MySpace ou YouTube.

Cette manne publicitaire doit servir à les rémunérer et compenser la baisse de leurs revenus. Pour U2, Blackberry financera toute leur nouvelle tournée mondiale. Leur dernier CD n'est pas terrible, mais comme pour beaucoup d'autres groupes des années 80, le meilleur n'est plus à venir...


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La chasse aux pirates va pouvoir commencer...

En vain !
Je n'avais pas abordé la question de la riposte graduée depuis quelque temps, mais le texte sur l'Hadopi passant cette semaine devant l'Assemblée nationale, j'essaie d'y revenir sans passion. Un petit post pour Ludo qui n'a plus le temps de parcourir le web depuis qu'il casse les noisettes de l'écureuil...

Je ne télécharge pas. Cette loi, si elle s'applique, ne changera pas ma vie, à part augmenter le prix de mon abonnement internet et ponctionner une partie de mes impôts pour venir en aide aux amis de notre Président.

Pour mémoire, la commission à l'origine de cette loi était présidée par Denis Olivennes, ex-PDG de la FNAC, gros distributeurs de CD et DVD. On voit tout de suite le conflit d'intérêts. Apparemment, on est les seuls.

Exercer votre droit à la copie


La FNAC veut conserver sa rente et continuer à vendre des CD. Lorsque j'étais ado, il y avait plein de disquaires en France. Aujourd'hui, on ne trouve plus des disques que dans les grandes surfaces. Les supermarchés ont fait disparaître ces petits passionnés de musique. J'achète mes CD au marché aux Puces de Vanves, chez Andi de Bandmusique, que je salue au passage. Il vend ses CD à 10-12 € contre plus de 15 ou 20 € à la Fnac. Et pourtant, ses clients chipotent... Un CD à 10 €, « c'est deux paquets de clopes, tu vois, je préfère fumer... »

Et si le fond du problème se trouvait dans le porte-monnaie ?


D'après un sondage TNS Sofres/Logica publié le 9 mars dans Métro et réalisé entre le 27 février et le 2 mars, seulement 37 % des internautes français reconnaissent avoir déjà téléchargé illégalement ou utilisé des contenus illégaux. Et ils mettraient à eux seuls une industrie en péril...

Revenons sur ce que l'on peut reprocher à cette loi qui ne sauvera pas les majors, mais réduira notre espace de liberté et de vie privée.

L'Hadopi, c’est :
  • le marquage des œuvres ;
  • le filtrage rampant, possible juridiquement à n’importe quel niveau du réseau ;
  • la labellisation des sites dans les hotspots wifi, un internet blacklisté sur ces mêmes hotspots ;
  • des mesures de surveillance des œuvres sur les réseaux avec contrôle à distance ou accès aux données personnelles encadré d’une simple procédure déclarative (et non plus d’autorisations) ;
  • l'absence de contraintes administratives sur les éditeurs de solution de sécurisation dans la fourniture du code source de leurs logiciels de surveillance ou de traçage ;
  • l’absence d’interopérabilité entre les outils de sécurisation ;
  • l’assurance d’avoir des éditeurs qui vont pouvoir imposer dans les faits des solutions payantes aux abonnés pris de paniques par la peur de la suspension.
(Source : PCINPact)

Une des failles majeures du dispositif envisagé par le gouvernement réside dans le fait que les « preuves numériques » collectées par des officines privées n'ont aucune valeur légale. Elles ne prouvent pas de façon catégorique la contrefaçon et l'identité de celui qui met à disposition les fichiers.

Alors, la loi tente de contourner ce vide juridique en accusant les « contrefacteurs » présumés de « défaut de sécurisation de leur connexion internet contre une utilisation à des fins de reproduction sans autorisation ». Comme si les hackers allaient s'emmerder à contourner des barrières aussi puériles pour eux... Ils s'orienteront plutôt vers des solutions que même la NSA mettra plusieurs semaines à déchiffrer... Une multiplication de réseaux clandestins sur lesquels on ne pourra plus rien repérer, qui feront le bonheur des vrais terroristes et des pédophiles. 

Deux avis intéressants sur le sujet


Jacques Attali, sur son blog : « le texte antipiratage est absurde et scandaleux. »

Absurde : « parce que plus personne ne télécharge : on regarde ou écoute en streaming. Absurde parce que toute volonté de crypter est sans cesse contournée par des moyens de le dépasser. Absurde parce qu’on prétend interdire d’accès à internet toute une famille, qui en a besoin pour son travail, parce qu’un enfant utilise l’ordinateur familial pour écouter de la musique. Absurde parce que les vrais artistes n’ont rien à perdre à faire connaître leurs œuvres, ce qui leur attire de nouveaux spectateurs et les protège, à terme, contre l’oubli ».

Benjamin Bayart, président de French Data Network, sur France Info (A lire aussi son interview d'Ecrans)

Il estime qu’« une loi qui veut lutter contre le piratage, qui cherche à défendre les moines copistes de DVD contre le Gutenberg du numérique donc on est d’entrée de jeu dans l’absurde. À partir du moment où on a accepté qu’on était dans le monde des Monthy Python, on peut dire n’importe quoi. Cela revient à dire que la presse gratuite embête la presse payante et donc la presse gratuite aura le droit de diffuser les messages du gouvernement ».
La seule solution est de rester sur le principe du droit d’auteur : « quand il y a commerce d’un contenu culturel, l’artiste est rémunéré sur ce commerce. C’est ça le fond, c’est de dire que le marchand de livres, il va bien falloir qu’il paye quelque chose à l’auteur. Quand ma petite sœur échange de la musique avec ses copines sur MSN, elle ne vend rien, elle n’achète rien donc elle donne le même pourcentage que tout le monde : 10% de zéro, et on est sur un modèle vachement sain ».

Cette loi se fonde sur le postulat que le téléchargement illégal d'oeuvres expliquerait l'effondrement des achats de disques et de films.

Il s'est pourtant écoulé plus de trois millions de DVD de Bienvenue chez les ch'tis (après plus de 20 millions de « cinéphiles » en salles) et plus de 680000 copies téléchargés illégalement sur le net. Ou encore 6,8 millions du dernier album de Coldplay, Viva La Vida or Death And All His Friends. Deux grosses daubes à l'ancienne... Mais les gens aiment la merde... Radiohead a proposé son dernier album In Rainbow en téléchargement libre sur internet, le fan donnant ce qu'il voulait. Ils se sont fait des couilles en or et en plus, ils ont vendu des CD et Vinyl collector... Nine Inch Nails avait fait pareil.
Comme quoi, la vérité se trouve ailleurs...

Il ne faut pas se leurrer, ceux qui téléchargent, il n'aurait pas acheté de toute façon. Chaque écoute sur le web, chaque clic de souris, ce n'est pas un client qu'ils perdent, ce n'est pas une vente en moins. Ne confondons pas.

Le piratage n'est pas du vol, c'est du piratage


Le ministère de l’industrie canadien a commandité une étude arrivant à la conclusion que les utilisateurs qui téléchargent le plus sont ceux qui achètent le plus. Il se vendrait 0,44 CD de plus par an tous les 12 morceaux téléchargés. Une autre étude du gouvernement néerlandais parvient aux mêmes conclusions, à savoir que l'échange de fichiers entre particuliers aurait des effets économiques bénéfiques. Le téléchargement illégal rapporterait environ 100 millions d’euros par an à l’économie néerlandaise.

Le P2P, un outil génial.


Linus Tovalds (créateur de Linux) 1995 : « les backups c’est pour les fillettes, les vrais hommes mettent leurs données sur un serveur FTP et laissent le reste du monde créer des miroirs. »

Car l’avantage d’Internet est d’être décentralisé. Le seul modèle économique qui garantisse la sauvegarde de l'information, l'incendie de la bibliothèque d'Alexandrie, la perte du savoir de l'Humanité.
Puisque l'information est « éparpillée » sur différents serveurs de la toile pour au final être reconstituée sur le PC du téléchargeur, les risques de perte complète disparaissent. Une technologie qui a sûrement plus à nous apporter que la défense de certains intérêts corporatistes.
Du point de vue financier, l'industrie informatique et des télécoms qui fonde son essor sur l'internet pèse plus lourd et génère plus d'emplois et d'impôts, que le petit commerce de « vendeur de copies » jadis prospère de Pascal Nègre ou de Virgin...

La Quadrature du net, dans un long article sur la mise en place de la loi Hadopi, concluait à son inapplicabilité.
Et rendait l'industrie du disque seule responsable de la crise qu'elle traverse en ces termes :

On observe cependant un rétrécissement bien réel du marché de la musique enregistrée, que d'autres études ont attribué au partage de fichiers.
Les causes de la crise de l'industrie du disque sont pourtant multiples :
  • obsolescence du support CD déficit chronique d'innovation pour le remplacer,
  • choix stratégiques visant à concentrer les investissements sur quelques « stars ».
  • prix excessifs des CD n'ayant pas baissé en 20 ans,
  • impact négatif des DRM sur les usages,
  • la proposition tardive d'offres numériques commerciales limitées,
  • baisse du pouvoir d'achat,
  • multiplication des postes de dépenses de loisir (DVD, jeux vidéo, téléphonie mobile, etc.),
  • le format de l'album brisé par la possibilité d'acheter tous les morceaux à l'unité sur les sites commerciaux. (Maintenir l'obligation d'achat d'un album entier sans cette possibilité s'apparenterait à de la vente par lot, punie par la loi.)

Les majors réagissent en effet à leur incapacité à imposer leur exclusivité de distribution des œuvres numériques par une réduction de l'offre et une concentration accrue de la promotion sur un petit nombre de titres.

Pourtant, Thomas Dutronc parle de « véritable génocide » (!) Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais il exagère un peu... Il est sûrement mandaté par son employeur (Universale comme par hasard ?) pour raconter ce genre de conneries...

Le téléchargement n'a jamais empêché les créateurs de vendre.


Il permet de les faire connaître, les concerts affichent tous complet en dépit de la hausse prohibitive du prix des billets. Le magnétoscope n’a pas remplacé le cinéma, les salles n'ont jamais été aussi pleines. Enregistrer la radio avec sa cassette audio n'a pas tué la chanson.
On sait tous que les artistes gagnent leur pain quotidien plutôt avec les places de spectacles et les droits d'auteurs de la SACEM, qu'avec l'aumône que leur reverse les majors...

Cela leur a jusqu'à présent permis de maintenir et même d'accroître leurs profits par album, mais au prix d'une réduction du marché global et des revenus liés des créateurs. Cette réduction est en partie compensée par l'offre élargie des producteurs indépendants et des individus.

Cette loi vise en réalité à tenter de conserver un modèle économique dépassé basé sur la vente de CD qui permet à quelques-uns de s'en mettre plein les poches. Quand on pense que des rééditions de disques vinyles sont proposées à plus de 20 €... Ça coûtait moins de 50 balles à la fin des 33 tours dans les années 80... Depuis, le prix des CD n'a jamais baissé : de plus de 120 francs à son lancement il y a 30 ans, il coûte toujours dans les 18 euros en moyenne. OK, je ne tiens pas compte des prix constants... Mais, seul l'affichage compte... comme pour les chiffres du téléchargement...

Le piratage est plus écologique


Depuis plusieurs semaines, les grandes manoeuvres ont commencé.


Il y a tout d'abord ce procès de la Sacem contre un internaute qui finit par conclure que l'adresse IP n'est plus une donnée privée.
Je résume.

La Sacem, qui protège les droits des auteurs, emploie des personnes pour détecter les « pirates » sur la toile.
L'un de ces agents — assermentés par le ministère de la Culture — détecte un internaute sur Limewire (pas un minot, il a 47 balais, j'ai vérifié, il ne s'agit pas de Bernard...).
Il retrouve sa trace au moyen de son adresse IP.
Il transmet les données de sa collecte à la gendarmerie, qui se tourne vers le fournisseur d'accès, seul à pouvoir faire correspondre à cette adresse IP un nom.
Pourtant, l'agent commet une négligence : il oublie de demander à la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) l'autorisation d'utiliser cette donnée pour remonter jusqu'au fraudeur, comme l'exige l'article 25 de la loi informatique et libertés.
L'internaute se retrouve devant la justice.
Pour se défendre, il utilise l'argument de l'adresse IP.
En appel, la cour lui donne raison : la SACEM n'a pas respecté le protocole.
Têtus, les juristes de la SACEM se pourvoient en cassation.
Dans un arrêté du 13 janvier, elle annule le jugement et renvoie l'affaire en appel au motif que l'agent n'employait pas un programme de « traitement préalable de surveillance automatisé », pour relever des adresses IP, mais l'obtenait manuellement.
Pour la cour de cassation, il est possible de collecter des IP à la main sans demander l'autorisation de la Cnil pour ce faire, car une adresse IP n'est pas, en soi, une donnée personnelle. En effet, c'est suite à la réquisition de l'autorité — la gendarmerie — que le fournisseur d'accès a donné le nom de l'internaute propriétaire de cette adresse, qui n'indique pas en soi qui se cache derrière l'ordinateur incriminé.

Depuis, un jugement récent du tribunal de Guingamp prend le contrepied de cette décision pour un autre internaute. Il a jugé que l’adresse IP ne suffisait pas pour établir la culpabilité d’un internaute et a décidé de relaxer le prévenu au bénéfice du doute.

La loi Hadopi autorisera la collecte automatisée des adresses IP.


Or, l'argument de la vie privée constituait l'un de principaux arguments avancés par les opposants à cette loi...
Dès la fin du mois de mars, la chasse aux neuneus pourra débuter en masse.
Pourquoi aux neuneus ?
Parce qu'un vrai pirate peut aisément utiliser des PC infectés (dits « PC Zombies ») dont il prend le contrôle pour lancer des attaques ou télécharger illégalement.

pirate-bay
Là où cela devient plus marrant, c'est que le site The Pirate Bay s'amuse à narguer les gouvernements qui luttent contre le téléchargement en polluant son « tracker » (le fichier qui coordonne les transferts de données du protocole bittorrent), avec des adresses IP aléatoires.

But de la manoeuvre : montrer les limites des lois instaurant une traque des IP.

Avec ces fausses adresses de Pirate Bay, le traitement automatisé de la loi Hadopi pourrait aboutir à des condamnations d'innocents malchanceux, dont l'IP aurait été généré sans qu'il y soit pour quelque chose.
Pour couronner le tout, le délit de « non-sécurisation de l'accès internet » va placer pas mal de « bons pères de famille » en proie avec la justice. C'est leur môme qui télécharge, pas leur chômeur de paternel... J'en rigole d'avance. D'autant plus que la plupart des PC ne sont pas si simples à protéger que ça... Surtout les livebox d'Orange. Sans parler des imprimantes qui téléchargent...

Le coût de l'HADOPI pour le contribuable sera exorbitant


6,7 M€/an de budget, auxquels s'ajouteront des millions de frais d'identification et d'envoi de courriers électroniques (Christine Albanel parle de « 3 000 lettres recommandées d'avertissement par jour »).
Plus de 10 M€ à 20 M€/an (pour la Quadrature du Net), 31 millions d'euros par an pour Numerama.
La phase d’identification des internautes du côté des fournisseurs d’accès à Internet se révélera particulièrement coûteuse, autour de dix millions d’euros par FAI. Qui devra être compensé, soit par l’État, soit par les consommateurs.

Donc, NOUS, dans tous les cas ! Tout ça pour faire plaisir à Pascal Nègre, Johnny Gilbert Montagné et Carla Bruni...

Derrière tout ce tintamarre, on retrouve un gouvernement qui, sous prétexte de protéger les moines copistes ou les conducteurs de diligence, souhaite disposer d'outils pour filtrer et contrôler l'internet. Lorsque l'on écoute les porte-parole du gouvernement sur cette question, on voit bien qu'ils n'y comprennent que dalle, et qu'ils ont déjà un ou deux trains de retards. La musique s'écoute aujourd'hui en streaming sur Deezer ou YouTube. Même plus besoin de télécharger.

Par ailleurs, les informaticiens sont plus futés que les juristes. Il existe déjà des logiciels de cryptage et de téléchargement indétectables.

« La France a peur »... du web !


La stratégie du gouvernement consiste à créer la peur parmi la population : la pédophilie, l'anorexie, le suicide, la drogue, la drague, la cybercriminalité, le nouveau Far West que constitue. Une phobie suffisante pour justifier des mesures qu'ils imposeront à terme pour acquérir enfin la maîtrise de l'Internet.
Pas un jour sans que Nadine Moreno nous mette en garde contre les dangers que courent nos chérubins sur la toile... Faut arrêter avec ça et s'informer. Ça sert à ça aussi internet.

Le vrai sujet, c'est le filtrage.


D'abord pour la pédopornographie et dans la foulée pour la musique. Le filtrage empêchera uniquement les individus lambda d'accéder aux sites interdits. Les criminels, aucun problème pour eux.

La ministre de la Culture souhaite limiter l’accès des bornes wifi publiques (collectivités publiques, jardins, hot spots de MacDo, d’aires d’autoroutes, universités, etc.) à une seule liste blanche de sites. Impossible de consulter mon blog en mangeant votre Big Mac par exemple. Ou mettre à jour votre Myspace ou Fessesbouc tranquille depuis le jardin du Luxembourg. Merci Christine...

Un web à la chinoise, à l'Iranienne, à la cubaine, etc. se prépare en France. Bon courage.



Pour en savoir plus un long dossier de La Quadrature du Net sur la loi Hadopi

MAJ (19 h) : la ministre de la Culture Christine Albanel, qui défend un « texte réaliste » (!) a affirmé jeudi 12 mars devant les députés que l'accès à internet ne pouvait pas « être considéré comme un droit fondamental ».« L'accès à internet ne peut pas être considéré comme un droit fondamental. Nous savons bien l'importance qu'il revêt dans tous les secteurs de la vie actuellement, mais avoir chez soi un accès à internet, sachant qu'on peut avoir accès à internet partout ailleurs, ne peut pas être qualifié de droit fondamental. Ce serait aller trop loin », a déclaré la ministre. Source



MAJ (19 h 5) : Nadine Morano veut identifier des internautes l'insultant. La secrétaire d'État à la famille a déposé une plainte pour « injure publique » à la suite de commentaires postés sous des vidéos de Dailymotion et YouTube. La Brigade de répression de la délinquance contre la personne (la police...) demande aux sites de lui fournir les adresses IP des internautes. Et en « urgence », S.V.P. ! Source




Comme vous êtes arrivés à la fin de cet article, je vous « offre » une photo piratée d'une pirate sexy...

pirate sexy




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Bouygues contraint de démonter une antenne-relais

anteine-relais-ecologique
La cour d'appel de Versailles a confirmé le 4 février, la condamnation de Bouygues Telecom au démontage, sous astreinte, d'une antenne relais de téléphone mobile à Tassin-La-demi-Lune, ainsi qu'au versement de 7000 euros dommages-intérêts.

Si l'effet nocif des antennes-relais pour la santé n'a pas été prouvé à ce jour, certaines personnes habitant dans leur voisinage se plaignent d'un ensemble de symptômes : maux de tête violents, nausées ou palpitations cardiaques. Les mêmes troubles que l'on ressent après deux bouteilles de Gévéor...

Saisi par trois familles pour « trouble anormal du voisinage », l'une des mères a recouvert de papier aluminium les fenêtres des chambres de ses deux enfants (!), le tribunal de grande instance de Nanterre avait déjà, en septembre 2008, condamné l'opérateur à démonter son antenne relais au nom du « principe de précaution ». Le TGI avait également ordonné le versement de 3000 euros aux trois couples, riverains de l'antenne incriminée.

Bouygues Télécom avait interjeté appel de ce jugement, estimant notamment que « le risque pour la santé que présenteraient les antennes-relais n'est pas scientifiquement prouvé ».

L'Association française des opérateurs mobiles (AFOM) a exprimé « sa surprise et sa perplexité » devant la décision de la Cour d'appel de Versailles qui « ne correspond à la position d'aucune autorité sanitaire nationale, ni à celle de l'Organisation mondiale de la santé ». Indiquant dans son communiqué que cette décision « est en contradiction avec les précédents arrêts de cours d'appel et la jurisprudence du Conseil d'État », l'AFOM rappelle par ailleurs que « les antennes-relais sont nécessaires au fonctionnement des téléphones mobiles », et que « les opérateurs ont des obligations vis-à-vis de l'État en matière de couverture du territoire et de qualité des services mobiles ».

En bref, la téléphonie mobile, ça marche mal surtout à la campagne, il faudrait plus d'antennes-relais, mais chez les autres...

Pour sortir de cette ornière, la secrétaire d'État au Développement de l'économie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet propose un « Grenelle des antennes relais » , prévu le 19 mars 2009, pour discuter des risques et rapprocher les points de vue des parlementaires, des élus, des opérateurs, et des scientifiques. L'objectif est de répondre aux « attentes croissantes » du public concernant les dangers éventuels de l'exposition aux ondes électromagnétiques.


Ondes de choqués
Il est largement temps d'agir, car pour certains,
ça devient grave, cette phobie des ondes...


Source : AP, lenouvelobs.com du 5 février 2009

A lire pour aller plus loin Pour déterminer les conséquences des émissions, encore faudrait-il des mesures fiables sur R89.com du 11 février 2009.

Une antenne rapporte en moyenne 5000 € par an au propriétaire d'un immeuble...

En France, Bouygues, Orange et SFR sont autorisées à émettre des ondes dont l'intensité de champ électrique reste inférieure à 41 volts par mètres. Les défenseurs d'une meilleure réglementation des antennes veulent que cette limite soit descendue à 6 volts par mètre pour éviter des effets sur la santé.

La charte de Paris, non respectée par les opérateurs, préconise un taux de 2 volts par mètre pour les 2143 antennes de la capitale et prévoit une procédure de mesures irrégulières :

« En cas de dépassement de l’une des valeurs d’un point (et non plus de la seule moyenne), les opérateurs se sont désormais engagés par écrit devant la Ville de Paris à intervenir. »

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Localisation : Google en rajoute une couche sur Gmail

Dans la foulée de Google Latitude, la détermination de la position des appareils et téléphones mobiles pour la communiquer à ses proches, Google rajoute une nouvelle fonction à la messagerie Gmail.

Elle permet tout simplement d’ajouter votre localisation dans la signature de vos emails ! Cette option tentera* de deviner où vous vous trouvez en fonction de votre adresse IP. Déjà qu'avec l'iPhone ma signature précise que le mail est « envoyé depuis mon iPhone »...

On n'est vraiment plus tranquille chez soi avec Google...

Encore un truc à la Big Brother qui ne risque pas de décider Catherine à créer la sienne...

big-brother


Pour l’activer, il suffit de se rendre dans les paramètres de son compte et de cocher la case dédiée au service, placée sous la signature de vos courriels.


localisation-gmail-signaturelocalisation-gmail-signature-2


Le service fonctionne en exploitant en priorité la puce GPS ou à défaut par la triangulation des antennes GSM en passant par une connexion Wi-Fi active.

Plus intéressant, avec le lancement de Google Sync, il est désormais possible de faire du « push » sur l'iPhone avec Google Calendar et les contacts de Gmail. Google proposerait bientôt le « push mail » sur les mails de sa messagerie Gmail. Ce serait plus sympa comme fonction...

* en pratique avec tous les
proxies
, ce n'est pas gagné...

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Tout le monde a son portable ?

Pour vous faire géolocaliser !

Fin décembre 2008, la France comptait 58 073 900 abonnements à la téléphonie mobile, soit de 91,3 %, pour une population totale de 63,6 millions d'habitants. 39,2 millions sont abonnés, tandis que 18,8 millions se servent d'une carte prépayée. 986000 utilisaient une clé 3G pour accéder à internet depuis un ordinateur, indique l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep).

Les Français en ont envoyé presque deux fois plus de SMS en décembre 2008 qu'en décembre 2007 (11,5 millions contre 5,8 millions). Chaque client en écrit en moyenne 69 par mois (37 il y a un an).

Le taux de pénétration ne signifie pas que 91,3 % de la population détient un forfait mobile, certaines personnes possédant plusieurs abonnements (personnel et pro). De nombreux pays dépassent les 100 % de taux de pénétration : l'Italie, l'Allemagne, l'Espagne, le Portugal, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Norvège, et de nombreux pays de l'Est (l'Ukraine, la Lituanie, l'Estonie, la Slovénie...).

Selon l'Idate, le taux de pénétration moyen est de 106 % en Europe, de 87,1 % en Amérique du Nord, de 76,3 % en Amérique Latine, de 45,3 % en Asie Pacifique et de 44,8 % en Afrique et au Moyen-Orient. Mondialement, le taux de pénétration est donc supérieur à 50 % (depuis 2007).

Sans surprise, on retrouve la plus forte proportion en Île-de-France (128,2 %), mais surtout en outre-mer (110,7 % contre 90,6 % pour la France métropolitaine).

Les trois opérateurs traditionnels s'arrogent presque toute la clientèle, avec 52,8 millions de clients. Les opérateurs mobiles virtuels (MVNO), qui achètent des minutes à SFR, Orange ou Bouygues Telecom et les revendent sous leur propre marque, se partagent 2,9 millions de clients (5,19 % du marché).

On arrive donc sur un marché de remplacement. L'offre de Free devra être compétitive pour rentabiliser les 206 millions d'euros que lui coûtera la quatrième licence 3G (hors investissement). Free a laissé entendre qu'il chercherait à acquérir un deuxième tiers lors de la vente aux enchères des deux autres lots*, et ce, afin de couvrir l'ensemble du territoire. Une belle bataille en perspective.

L'appel à candidatures devrait ainsi être lancé par l'ARCEP d'ici à la mi-mars, pour attribuer dès l'été prochain les fréquences au quatrième opérateur mobile français, et d'ici la fin de l'année pour les autres lots.

Source : AFP, PCINPact

50 % des Chinois ont un portable
En Chine aussi, la pénétration du marché progresse...


* chaque lot pourrait coûter 200 millions d'euros environ — l'intégralité d'une licence 3G vaut normalement 619 millions d'euros.

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Sale mouchard !

A l'occasion de la sortie officielle de Google Latitude, revenons les informations que peuvent communiquer votre fameux téléphone portable (58 millions d'utilisateurs en France...)

J'avais déjà parlé dans mon post sur les nouvelles méthodes de flicage de l'activation du mode « listen » sur un téléphone portable, et ce, à l'insu de son propriétaire.

Une minute seulement permettrait d'installer un logiciel espion sur un téléphone cellulaire. Ensuite, d'une manière invisible pour la victime, il retransmet à un tiers l'ensemble des appels (numéros, durées des communications...) ainsi que le contenu des SMS échangés.

Les smartphones contenant un GPS intégré et un accès à Internet avec Google Map pistent déjà tous les allers venus d'un individu dont le mobile se trouve « sous surveillance ».

Une option permet d'appeler le téléphone en mode silencieux et de le faire décrocher... L'environnement sonore de la personne surveillée s'écoute alors audible pour l'espion amateur.

Des sites internet spécialisés proposent ces logiciels à partir de 100 dollars. Flexispy, le plus référencé d'entre eux, est un virus de type « cheval de Troie ».

Vervarta, la société thaïlandaise qui l'édite, décline toute responsabilité concernant les « mauvaises utilisations » de son programme, mais n'hésite pas à mettre en avant l'utilisation la plus courante de son produit sur sa page d'accueil : « Coincez femmes ou maris infidèles ».

Si acheter, et utiliser ce type de logiciel est simple, son usage demeure très encadré en France (si vous ne travaillez pas à la DGSE, bien sûr...).

Surveiller les mails, les conversations téléphoniques ou les SMS d'une personne sans l'avertir au préalable est une atteinte à la vie privée, une liberté fondamentale en droit français. La Commission nationale de l'informatique et des libertés, la CNIL, réglemente la collecte des informations personnelles. 

Selon le Code pénal, accéder frauduleusement à un système de traitement automatisé de données peut valoir deux ans d'emprisonnement et jusqu'à 30000 euros d'amende.

Pour revenir à Google Latitude, il s'agit dans ce cas d'un nouveau service complémentaire de Google Maps, une fonctionnalité offerte aux téléphones mobiles pour repérer leur position géographique et la communiquer de la manière dont l’utilisateur le souhaite.

Le système utilise aussi bien le GPS du téléphone que le repérage par triangulation via les antennes GMS en passant par une connexion Wifi active.
L'ensemble du service fonctionne avec des comptes Google (et donc Gmail). Toutes les personnes doivent figurer dans vos contacts. Des options permettent d'affiner la façon dont vous désirez partager vos informations « sensibles » (en gros, bloquer la localisation de 5 à 7...).

La vidéo de Google...



Google assure d'ailleurs sur son blog (en anglais) que vous pourrez refuser d'être repéré et beaucoup plus amusant, tricher : « Par exemple, disons que vous êtes à Rome. Au lieu que votre localisation soit détectée et partagée automatiquement, vous pouvez la modifier manuellement pour vous situer ailleurs, par exemple aux chutes du Niagara. »

N'ayons crainte, Google veut surtout pouvoir nous vendre de la publicité tout le temps, pas nous fliquer réellement.

Google Latitude « ouvre la voie à des schémas publicitaires de ciblage assez fun puisque cette application sera active en permanence dans ma poche » (Media and Tech), comme recevoir des publicités directement dans le magasin, au moment d'un achat.

Pas sûr que cela rencontre un très grand succès...

Localiser ses 60 millions d'amis avec leurs portables


Concernant l'usage du mail sur son lieu de travail, la Cour de cassation a rendu en juin 2007 trois arrêts confirmant le caractère privé de ses correspondances électroniques et qui précisent les dispositions d'une décision d’octobre 2001 :

« L’employeur ne peut, sans violation de la liberté fondamentale, prendre connaissance des messages personnels émis par le salarié et reçus par lui grâce à un outil informatique mis à sa disposition, et cela, même au cas où l’employeur aurait interdit une utilisation non professionnelle de l’ordinateur. »

Les trois arrêts de la Cour de cassation.

Dans l’arrêt du 23 mai 2007, la Cour indique que les courriels relevant de l’activité de l’entreprise ne peuvent être considérés comme de la correspondance privée. Une mesure qui vise à protéger l’entreprise.
L’arrêt du 30 mai 2007 indique que le salarié doit, d’une manière ou d’une autre, « identifier comme personnels » les courriels ne relevant pas de la vie de l’entreprise.
L’arrêt du 6 juin 2007 indique que seuls les courriels personnels causant un « trouble objectif caractérisé dans l’entreprise » (une dispute entre salariés sur un sujet privé, par exemple) perdent leur caractère de correspondance privée.

Source : Le Monde du 30/06/08, PCINPact du 04/02/09

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Internet : retour au minitel ?

Une passionnante interview de Benjamin Bayart, président de FDN (French Data Network), le plus ancien fournisseur d’accès Internet français, sur le site de Ecrans.fr. « Tout le monde a intérêt à transformer Internet en Minitel ». Alors, revanche de France Telecom ? Pas vraiment.

Vous y apprendrez des informations sur la raison des différences de coût des appels de téléphonie mobile, la stratégie de Free pour casser les prix, l'absence de concurrence savamment orchestrée par les oligopoles, et surtout comment les États souhaitent mettre en place un filtrage du Net...

À lire d'urgence et à conserver dans ses archives...


Bande passante moyenne en fonction des pays
Bande passante internet par pays


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Twitter, et l'iPhone donnent le scoop du crash de l'Airbuche A320 dans l'Hudson

us-air-hudson-iphone-full
Je vous avais parlé de Twitter, ce minuscule outil de communication qui permet de poster quelques lignes en temps réel, accompagné d'une image en pièce jointe.
Ce média d'information avait servi à Obama pendant sa campagne, mais aussi pendant les attentats de Bombay.
Ici, c'est pour diffuser les premières images des naufragés de l'Airbuche réfugiés sur les ailes de l'avion échoué dans l'Hudson.
Eh bien, en arrivant sur le canot de sauvetage, Janis Krums a pris une photo avec son iPhone et l'a publié immédiatement sur son Twitter avec la phrase suivante :
"There's a plane in the Hudson. I'm on the ferry going to pick u p the people. Crazy."
Il devient une sorte de héros qui donne plein d'interviews...
Vous pouvez retrouver mon twitter sur la page d'accueil du site. N'hésitez pas à vous y abonner.

Par ailleurs, on apprend par l'intermédiaire du New York Daily News que le pilote,
Chesley Sullenberger
, qui a réalisé ce petit chef-d'oeuvre d'atterrissage est un vétéran de l'Air Force de 67 ans ! Il compte 19.000 heures de vol en 40 ans de métier.
MAJ : les chaînes de télé lui donnent 57 ans, les sites internet le donnent pour dix ans de plus. Lorsque l'on regarde sa photo, il fait bien son grand âge... Du coup, 67 ou 57, peu importe, il a des couilles... Une bonne claque dans la gueule des pilotes millionnaires d'Air France qui ont fait une grève en fin d'année dernière sur le thème de la retraite à 65 ans.

Par contre, il faut savoir que les pilotes débutants des compagnies aériennes américaines sont des tricards payés 15000 $ par an*. Ce qui explique qu'ils volent encore à cet âge, car ils ne volent pas leur argent... On est loin de la conquête de l'air...

La vie de pauvres passagers des avions de ligne américains est donc entre les mains de papy limite SDF... Elle est belle l'Amérique...


Les papys aux commandes


Source

* Michael Moore
Mike contre-attaque
,
ça s'appelle le C-A-P-I-T-A-L-I-S-M-E
page 58 (Ed. 10/18)


MAJ : Extraits du chapitre concernant le salaire des pilotes de ligne américains, après leur grève de 2001, et donc avant la bérézina du 11 septembre...


Ça s'appelle le C-A-P-I-T-A-L-I-S-M-E !

J'étais assis dans l'aéroport du Michigan dans l'attente d'embarquer sur un vol d'American Airlines pour Chicago. Un homme en uniforme, assis à côté de moi, engagea la conversation.

J'appris alors qu'il était justement pilote d'American Airlines, ou plus exactement d'American Eagle, la filiale d'American Airlines pour les vols de courte distance. Comme toutes les compagnies du même type, elle utilise des jets pour les vols de moins de deux heures. Je suppose que ça permet à la maison mère de faire pas mal d'économies.

L'homme avec qui je parlais n'était pas chargé de piloter l'avion que j'allais prendre. Il espérait simplement trouver une place libre pour cette traversée aérienne du lac Michigan. Je l'interrogeai :

« — et vous payez votre billet quand il s'agit d'un voyage d'intérêt privé ?

— Non, me répondit-il, c'est un des rares avantages que nous avons. »

Sur quoi il me révéla le montant du salaire d'un pilote débutant chez American Eagle : 16 800 dollars par an.

« — Quoi, m'écriai-je, convaincu que j'avais mal entendu, seize mille et des poussières par an ?

— Exact, et c'est un bon salaire. Chez Delta, on paie les pilotes 15 000 dollars par an. Chez Continental Express, autour de 13 000 dollars.

— Treize mille ? Pour le capitaine d'un avion de ligne ? Vous rigolez.

— Pas du tout. Et c'est de pire en pire. La première année, vous devez payer vous-même vos heures d'entraînement et votre uniforme. Ça vous laisse en fait environ 9 000 dollars. »

Il fit une pause pour me laisser digérer ses propos. Puis il ajouta : « Brut. »

« Je n’en crois pas mes oreilles. »

Ma voix était montée de plusieurs tons et les autres passagers commençaient à écouter notre conversation.

« Croyez-moi, me dit-il. Le mois dernier, un de nos pilotes a dû se présenter à l'assistance sociale et demander des coupons alimentaires. Avec quatre enfants et son niveau de salaire, il a droit à une aide sociale. L'administration d'American Airlines a eu vent de son cas et a envoyé une circulaire déclarant qu'aucun de ses pilotes ne devait demander une aide sociale — même s'ils y avaient légalement droit ! Quiconque ferait une démarche dans ce sens serait licencié. Alors maintenant ce collègue s'adresse au resto du cœur de son quartier. Ils n'exigent aucune démarche administrative qui risquerait de remonter jusqu'à American Airlines. »

Je croyais être revenu de tout, mais cette histoire avait de quoi traumatiser les plus blasés. Pas question d'embarquer sur cet avion, pensai-je. Nous autres, les humains, avons conservé un certain nombre d'instincts animaux fondamentaux, et l'un d'entre eux, qui remonte sans doute à nos ancêtres cavernicoles, s'appuie sur le principe suivant : ne jamais emprunter un moyen de transport aérien piloté par quelqu'un qui gagne moins qu'un ado serveur chez Taco Bell.

J'ai quand même fini par prendre cet avion, mais seulement après m'être convaincu que le pauvre gars m'avait bourré le mou. Sinon, comment aurais-je pu justifier à mes propres yeux une telle prise de risque ?

Mais, la semaine suivante, après quelques coups de téléphone et une petite investigation, j'ai dû constater avec horreur que les chiffres avancés par l'ami pilote étaient authentiques. S'il est vrai que les pilotes ayant le plus d'ancienneté pouvaient gagner jusqu'à 40000 dollars par an, les petits nouveaux vivaient souvent au-dessous du seuil de pauvreté.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais en ce qui me concerne, je préfère que les individus qui me permettent de défier une des plus puissantes lois de la nature la force de la gravité — soient satisfaits de leur sort, confiants en eux-mêmes et bien payés. Sur les grandes lignes, par exemple, les hôtesses et les stewards — une autre catégorie de personnel dont la qualité de la formation peut un jour contribuer à sauver votre vie — commencent leur carrière avec un salaire de 15 000 à 17 000 dollars. Quand je me balade à dix mille kilomètres d'altitude, je n'ai pas vraiment envie que le pilote ou les autres membres de l'équipage aient l'esprit obnubilé par la question de savoir comment ils vont payer le gaz ou l'électricité une fois rentrés chez eux ou de combien de hamburgers ils vont devoir se priver pour pouvoir payer le loyer. Quant aux passagers, je leur ferai la recommandation suivante : soyez sympas avec les pauvres gens qui dépendent de l'aide sociale, c'est peut-être eux qui vous piloteront lors de votre prochain vol pour Buffalo.

Pendant tout le premier semestre 2001, les pilotes de la compagnie Delta Connection ont été en grève. Dans leur voracité insatiable, ces salauds de syndicalistes exigeaient 20000 dollars pour un pilote en début de carrière. Mais Delta opposait une fin de non-recevoir, et c'est comme ça que la grève a traîné pendant des mois.

On pourrait penser qu'avec une économie en pleine expansion — en particulier pour les secteurs aisés de la population, qui sont aussi ceux qui fréquentent le plus les avions de ligne — il n'était pas très difficile d'accorder aux pilotes une rémunération qui leur permette de consommer autre chose que de la bouffe pour chien. (Autrefois, quand je montais à bord d'un avion, j'avais l’habitude de pratiquer le « test du reniflage » pour savoir si les pilotes avaient bu ; désormais, j'essaierai subrepticement de voir s'il n'y a pas des boîtes de Kitekat ou de Ronron qui traînent dans le cockpit.) Après avoir mendié quelques miettes, du festin des profits, les pilotes de Delta ont finalement obtenu leurs 20000 dollars par an.

Michael Moore Mike contre-attaque ! (2001)


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4e licence 3G, bientôt la conclusion...

logo-free-3g
Le premier ministre François Fion a annoncé officiellement sa décision de réserver une partie de la quatrième licence UMTS à un nouvel opérateur de téléphonie mobile.
Après beaucoup d’atermoiements, le gouvernement lancera un débat sur le sujet au Parlement en février, suivi d’un appel à candidature organisé par l’Arcep avec pour objectif d’attribuer les fréquences avant l’été.

Mais la bonne nouvelle s’arrête là.

Le spectre de 15 MHz de fréquence sera saucissonné en trois lots de 5 MHz, dont un seul sera octroyé à un nouvel entrant, sur la base de trois critères :
  • aménagement du territoire,
  • prix,
  • développement de la concurrence.

D'un point de vue technique, il sera impossible pour ce nouvel entrant (qui héritera en plus de 5 MHz supplémentaires dans les fréquences 900 MHz) de déployer un réseau suffisant avec une fréquence de 5 MHz. Cela ne correspond qu’à un « canal ». Il devient alors compliqué de faire cohabiter plusieurs cellules rapprochées sans interférences. En pratique, les opérateurs utilisent trois canaux différents de sorte que deux cellules adjacentes ne se perturbent pas. L’opérateur héritant d'une unique bande de 5 MHz sera limité en zone très dense.
Il ne pourra pas tripler le nombre de ses équipements pour permettre l'accès à un plus grand nombre de clients.

Ce nouvel opérateur, probablement Iliad*, ne pourra donc couvrir que les grandes villes en 3G. Il sera obligé d'espacer ses équipements afin qu'ils ne se perturbent pas entre eux, ce qui provoquera l'apparition de « zones blanches** ». Ces autres zones seront desservies uniquement en 2G grâce à des tarifs de « roaming » fixés par l'Arcep, ou bien par un accord commercial sur la 3G avec l'une des trois entreprises en position d’oligopole.

Dans ces conditions, cet opérateur ne pourra capter plus de 5 à 10 % du marché.

Iliad (qui espérait 10 MHz (et que l'Arcep préconisait 15 MHz) se dit « très heureux » de la décision du gouvernement. Free ne devrait pourtant que peu peser sur le marché des mobiles.

Pour l'État, la division en lots permet de faire monter les enchères et de brider la concurrence et de protéger le chiffre d'affaires de l'industrie des télécoms, qui représente 1 % du PIB et donc du budget national.

Orange, SFR et Bouygues peuvent se rendormir en continuer de nous racketter...

Iliad pourra toujours tenter de faire la différence sur l'ADSL avec la fibre optique et le Wimax...

Reste à connaître le prix du bloc de 5 MHz, Oddo table sur un tarif de 200 M€ pour 5 MHz.

Source : Oddo, MacBidouille, 13 janvier 2009

* Iliad est le seul candidat à disposer de la présence commerciale et des ressources financières suffisantes pour investir dans la 3G sans emprunter (dette nette de 730 M€ fin 2009, ratio dette nette/EBITDA de 1.2x, 300 M€ de cash disponible)
** Aujourd'hui, 477 communes françaises ne disposent pas encore d'une couverture par réseau cellulaire. Ces « zones blanches » auront disparu en 2011, affirme le 16/01/09 le secrétaire d'État à l'Aménagement du territoire, Hubert Falco. La couverture de ces « 
zones blanches 
» sera financée à hauteur de 71 millions d'euros environ par les opérateurs, 8 millions d'euros par les collectivités locales et 8 autres millions par l'État.


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Snowblog sur Twitter

Twitter, c'est le mode de communication qui a vraiment démarré lorsque Barack Obama l'a utilisé pour rameuter ces troupes pendant les élections américaines.

Vous retrouverez dorénavant de l'information en continu sur le site par l'intermédiaire de mon Twitter située sur la première page du site. Je posterai des mises à jour régulières.

N'hésitez pas à vous inscrire et m'envoyer une invitation.


Des symptômes très courants...
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Les internautes Français paieront la suppression de la pub sur France 2

Les internautes participeront au financement de l'audiovisuel public dans la République des copains.

Après avoir adopté le principe de la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, les députés ont adopté lundi la taxe de 0,9 % sur le chiffre d'affaires des opérateurs de télécommunications. Le texte a été voté par 26 députés contre 19 grâce au seul groupe UMP (! où diable se trouvaient les 582 autres que nous avons élus l'an passé pendant ce vote ?).

D'un point de vue économique, il est amusant de mettre à contribution une industrie d'avenir, en croissance, pourvoyeuse d'emplois uniquement pour maximiser le profit de quelques milliardaires.

Enfin, bonne nouvelle pour les téléspectateurs de TF1 qui souffrent de leur prostate, l'Assemblée leur accorde une deuxième coupure de publicité pendant les films sur les chaînes privées. Toute cette pub, faut bien la recaser quelque part.

Prochaine étape : la taxe sur les téléphones portables. On n'a pas fini de payer dans ce pays. Merci pour notre pouvoir d'achat !

Les Sarkozy gèrent la France.

Source : Numerama
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Free m’a tuer...

Vous avez pu le constater, depuis le 2 décembre 2008, le blog ne répondait plus...

J’ai cherché en vain le pourquoi de cette panne, publié l’intégralité de mon site à deux reprises. Il a fallu que j’initie des sujets sur trois forums avant que l'administrateur de l'excellent site Freenautes puisse m'apporter un début de réponse. En cause une restriction de la part du FAI « libre » sur certains scripts PHP*.

Lorsque l’on prend la décision d'« offrir » un hébergement de 10 Go à tous ceux qui le souhaitent, on assume ou bien on limite le service à ses seuls abonnés. De plus, la gratuité n'exclut pas le savoir-vivre et la politesse élémentaire d’informer ses clients... L'opérateur s'est contenté d'une « annonce » fin novembre sur ses newsgroups (le fil proxad.free.services.pagesperso sur Usenet, l'ancêtre de l'internet encore utilisé par les geeks...) A lire par curiosité, ça dégage.

Je n’irai pas plus loin dans la critique du sulfureux fournisseur d’accès qui court après la quatrième licence 3G que tout le monde semble lui refuser.

Je ne tiens pas à risquer une plainte pour diffamation et surtout un doigt dans le cul par un affreux policier barbu un matin glacé de décembre...

doigt dans le cul

Résultat d'une plainte pour diffamation de la part du PDG de Free, Xavier Niel...


J'accepte la décision de mon FAI puisque la gratuité leur permet d'appliquer la politique qu'ils veulent.

Revenons un peu sur le fameux rapport « qualité/prix » et mathématiques. Si le service est gratuit (prix = 0) alors la satisfaction (la « qualité ») devrait être infinie... Chaque jour nous démontre que la débité de ce principe marketing et économique...

Mercredi soir, la restriction a été levée mais une épée de Damoclès subsiste en cas d'abus.

Résultat, j’inaugurerai prochainement un nouvel hébergement quelques semaines avant 2009, l’année de la Peuf’  !

Enjoy ! La montagne est blindée de neige.

* RÉPONSE DE L'ASSISTANCE MAIL DE FREE

Cher utilisateur,
Nous vous informons que les fonctions de sortie en port 80 ne sont plus disponibles sur les pages perso FREE depuis le 01/12/08.
La fonction fopen() ne peut plus fonctionner que sur des fichiers locaux et pas des URL.
Les autres fonctions désactivées sont notamment :
- fsockopen()
- file_get_contents()
- curl()
- readfile()
- file()
- allow_url_open()

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les spams de Trombi.conne

Je m'étais inscrit il y a deux ans sur un site d'anciens copains d'école, Trombi.com.

Marc, mon voisin de cours de math' en term', m'avait retrouvé comme ça il y a quelques mois. Il vit désormais à Tahiti avec sa famille.

Je n'ai jamais creusé le truc, car je ne m'attarde pas trop sur les réseaux sociaux styles Myspace ou Fessesbouc. J'estime qu'à mon âge, c'est une perte de temps.

Pourtant, nombre d'entre nous n'hésite pas à essaimer leurs informations personnelles sur le web. Cet argument était repris en boucle par la ministre de l'Intérieur pour nous faire avaler la couleuvre Edvige. J'avais abordé le thème du flicage moderne ici.
Bien sûr, à la différence des fichiers du renseignement français, les internautes mentionnent rarement leurs préférences politiques, syndicales, leur attirance sexuelle pour les hommes, les petits garçons blonds, s'ils souffrent de cirrhose ou de séropositivité ou encore s'il mange du cochon...

Voilà où je veux en venir. Ce site m'envoie régulièrement des spams pour me forcer à m'abonner à leur offre pour lire les messages que me laissent mes anciens camarades ou m'en présenter susceptibles de m'intéresser. Ce matin, au réveil, je « checke » ma boîte mail comme tous les jours.

Et là je découvre un mail avec la photo d'une ex qui m'a quitté il y a 20 ans jour pour jour et que je n'ai pas revue depuis la fiesta de ses 20 ans (pendant laquelle je me souviens avoir foutu un beau bordel en compagnie de Jean-Claude et Pascal) !

Surpris, mais curieux, j'ai voulu en apprendre un peu plus, ce qu'elle était devenue, juste comme ça, car j'appréciais beaucoup sa personnalité brillante. Je savais depuis longtemps par sa mère qu'elle était mariée et vivait dans le sud de la France.

Eh bien, en quelques clics de souris, j'ai pu connaître à peu près tout de son pedigree grâce aux informations qu'elle laisse partout sur le web ! Son parcours scolaire sur le site de son école de commerce. En lisant la description de son profil sur un autre site, j'ai vu qu'elle n'avait pas changé, les photos de son mari, de ses enfants, l'entreprise où elle travaille, son métier, qu'elle préférait les crevettes marinées à l'orange avec du citron vert à la place, les pays qu'elle avait visités, ceux qu'elle rêve de découvrir... J'en passe et des meilleurs.
Et, plus amusant que la fille que j'avais larguée pour elle compte désormais « parti de ses amies » virtuelles sur « copain d'avant ». Pourtant, elles se sont haïes pendant des années ! Je doute même qu'elles se soient revues physiquement depuis. lol

Tout ça pour dire que les traces qu'on laisse sur internet sont loin d'être anodines.

Pour rire un bon coup, ma photo de classe de troisième... (Je ne suis pas facile à retrouver. Il y a une vampire cachée dans le décor, aussi... François pourra reconnaître « Crotte de nez », celle qui était « encore plus moche qu'un liposome »... Je n'arrive plus à me rappeler avec combien de filles j'ai couché sur cette photo. P..., je perds vraiment la mémoire !)


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Poster animé pour Terminator Salvation

Le quatrième (et dernier ?) volet de Terminator, Terminator Salvation, sortira le 3 juin 2009. D'ici là, Sony propose une magnifique animation sous la forme d'un poster animé.


Terminator-Salvation-Poster


Le site officiel et la bande-annonce

Pour mémoire, la série Sarah Connor Chronicle et l'ondinisme...

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Le mal(e) partout ?

Je viens de voir la pub du gouvernement au sujet des dangers d'internet pour les enfants.
Sans commentaire. Cela donne un aperçu de ce que ces gens pensent des d'jeuns...

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La redevance TV appliquée à l'abonnement Internet ?

Les internautes qui se passaient jusqu'à présent l'impasse de téléviseur pour regarder les programmes de merde diffusés par notre télévision publique (ou pas d'ailleurs...) en les visionnant sur l'écran pourri de leur PC n'ont qu'à bien se tenir...

Un amendement déposé par le député Jean Dionis du Séjour* vise tout simplement à soumettre ces « bienheureux » à la redevance audiovisuelle.

Le député propose, dans le cadre du projet de loi audiovisuel, d’étendre la redevance à tous les abonnements Internet, sans distinction.
Le député prévoit d’ajouter un article au Code général des impôts étendant le paiement de la redevance à « toutes les personnes physiques (…) qui ont contracté un abonnement avec un fournisseur d’accès à internet. »

offre triple play
L'offre « triple play » des FAI réserve pourtant de nombreux avantages...


Cet élargissement de l'assiette rapporterait 50 millions d’euros de rentrées fiscales dans le Budget de l’État. Cela constituerait aussi un cadeau supplémentaire pour TF1 et M6 et permettrait de baisser la ponction prévue par le projet de loi sur les recettes publicitaires des chaînes privées. Pour mémoire, la semaine dernière, les députés avaient déjà divisé son montant par deux**...

Le texte sera présenté au vote cette semaine à l’Assemblée nationale.

Rien que ça... Pour financer la suppression de la publicité, la taxe sur les téléphones cellulaires et les abonnements internet, l'indexation de cette redevance sur l'inflation, commencent à charger la mule, vous ne trouvez pas ? Et si le service public s'attachait d'abord à faire des économies en baissant de manières draconiennes les salaires des Drucker, Delarue, Nagui et consorts ?

La télévision, ceux qui déclarent ne pas posséder de poste chez eux mentent.

Alors, autant supprimer cette taxe et puiser directement les ressources des chaînes sur l'impôt sur le revenu. Ça simplifiera notre fiscalité et permettrait de redéployer des fonctionnaires pour traquer la fuite des capitaux vers les paradis fiscaux.

Source : PCINpact

* Rien que le nom m'amuse...
** Un amendement UMP adopté le 19/11/08 en commission spéciale de la loi sur l'audiovisuel baisse de moitié, jusqu'en 2012, la taxe sur les recettes publicitaires de TF1, M6 et Canal+ prévue pour compenser la suppression de la publicité en soirée sur France Télévisions.
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Gmail propose la visioconférence

Si MSN recueille toujours la préférence des internautes français en matière de communication chat vidéo et audio, le protocole de Microchiotte présente un défaut majeur : il est complètement fermé pour les utilisateurs Mac et Linux lambda.

Alors que tirer sur les visées hégémoniques de Google devient courant, on ne peut que leur reconnaître une certaine qualité de leur réalisation, une innovation et une ouverture absentes des produits de Bill Gates. Le tout proposé gratuitement, puisqu'entièrement financé par la publicité. À méditer au moment de la supprimer sur les chaînes de télévision publique en France ?

Donc, la meilleure messagerie disponible sur l'internet s'ouvre aujourd'hui au chat audio-vidéo par l'intermédiaire d'un plug-in à télécharger.

Google indique que son système est compatible avec n'importe quelle webcam et autorise les conférences vidéo en mode plein écran.

Google videochat

Gmail-chat-video
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Wifi : protection WPA crackée en moins d’un quart d'heure ?

Le gouvernement souhaite créer un délit de défaut de sécurisation de sa ligne internet dans le cadre du projet de loi Hadopi. Le texte menace les abonnés qui n’auront su sécuriser leur ligne d’une suspension d’un an.

Or, voilà que la seule protection encore efficace contre les intrusions viendrait de tomber !

Des chercheurs auraient trouvé le moyen de forcer le protocole WPA TKIP* des réseaux Wi-Fi en moins d’un quart d'heure ! Il s’agirait des membres de l'équipe qui développent les outils pour casser les clés WEP. Ils ont déjà intégré une partie du code de leur astuce dans le logiciel Aircrack-ng.

Leur méthode consisterait, comme pour les attaques WEP, à récupérer une importante quantité de données en provenance du routeur ciblé. Une formule mathématique leur permettrait ensuite de retrouver la clé WPA en analysant les paquets récoltés, sans bien entendu la posséder au préalable. Le calcul ne prendrait qu’entre 12 et 15 minutes, d’après Erik Tews et Martin Beck, à l'origine de cette trouvaille.

Cette découverte détaillée pendant la conférence PacSec de Tokyo démontre surtout la faiblesse du protocole TKIP, dérivé de la protection WEP mise au point uniquement dans un but transitoire pour assurer un maximum de compatibilité matérielle (sous windaube, en fait...)

L'attaque des deux chercheurs ne permettrait donc pas de retrouver la clé de protection WPA d'un réseau WiFi, mais seulement de déchiffrer les paquets échangés sans fil entre un routeur et un client.

attaque


La protection WPA est donc encore loin d'être totalement cassée. Le protocole de chiffrement TKIP est quant à lui à oublier.

Les internautes devront adopter le WPA2 (ou le WPA-AES). Des protocoles plus robustes, mais pas encore supportés par l’ensemble des routeurs (mais dès à présent dans les Freebox, les bornes Airport d’Apple, les Fonera).

*
Temporal Key Integrity Protocol
qui permet de faire tourner les clés de cryptage WEP et réputé comme un véritable gruyère depuis 2001.


Source : PCINpact, PDF de la technique utilisée

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Portables : la vérité devient urgente...

Celle-là, je ne sais vraiment plus quoi en penser... On nous promet une étude, Interphone, lancé en 2000 dans 13 pays, censé faire toute la lumière sur la dangerosité des ondes des téléphones cellulaires, notamment un lien éventuel avec le cancer du cerveau.

Très attendus, encore différés, les résultats de cette étude se font effectivement désirer... Backchich instruit un dossier à charge de nos gouvernants... Les réactions de notre ministre des sports est étonnante...



Vous pouvez retrouver cette vidéo, ainsi que les commentaires des internautes, dont certains sont intéressants à plus d'un titre. Notamment celui de Xavier :

« Éviter de téléphoner dans les zones de mauvaise réception : vous prenez le problème à l’envers…
Dans une zone de bonne réception (vous êtes dans une rue au centre d’une grande ville), votre téléphone va commencer par émettre des ondes a la puissance maximale pour être sur d’être entendu par le réseau.
Comme si vous étiez sur une terrasse de restaurant : vous élevez la voix pour héler un serveur, mais vous revenez à une puissance vocale moindre quand il est en face de vous… le téléphone, c’est pareil. Il va émettre de moins en moins fort pour accomplir les objectifs suivants : épargner l’autonomie de votre batterie, réduire le niveau d’interférence ambiant (néfaste pour l’opérateur, car ça pourrait dégrader la qualité vocale perçue par ses clients), et épargner votre santé.
Si vous êtes dans une zone de mauvaise réception (exemple : dans une cave, dans une maison aux murs très épais…), le téléphone doit constamment “parler” fort pour être entendu du réseau. D’où le fait que le corps sera exposé a plus de rayonnements. »

Urgent, je vous dit. Qu'on sache, enfin...
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Attaque massive pour la riposte graduée...

Pour cause d’élection américaine et de crise économique et financière, j’avais un peu mis de côté le vote de la loi « création et internet » (ex-Hadopi) en France.
Pour mémoire, le principe de la riposte graduée vise la suspension de la connexion internet du « pirate » en cas de téléchargement répété ou encore de défaut de sécurisation de sa ligne wi-fi.

Plus qu'une question économique relevant de quelques nantis de l'industrie du disque, cette loi se présente comme un coup de boutoir dans nos libertés individuelles...

Ce projet a été désavoué par tous les organismes habilités à se prononcer (Conseil d’État, Parlement européen, CNIL, etc.). Pour la CNIL, la « riposte graduée est attentatoire aux droits au respect de la vie privée et à la protection des données personnelles ».

L’application des sanctions (10000 mails par jour, 3000 lettres recommandées, 1000 décisions quotidiennes) sera à la charge du contribuable... La loi crée une nouvelle « Haute autorité » qui hébergera trois magistrats richement rémunérés qui se chargeront de trancher sur les cas litigieux (pour une journée de travail de huit heures, plus d'une décision de suspension toutes les 30 secondes...) Le budget de fonctionnement de cette Haute Autorité dans la Loi de finances 2009 se monte au minimum à 6,7 millions d'euros par an.
Ce budget 2009 équivaut au budget de la CNIL pour 2005 (En 2007, la Commission disposait d’un budget de 12 millions d'euros...)

Procédure d'urgence...


Qu’à cela ne tienne, le gouvernement, contre l’avis du Parlement européen, et alors que le monde s’écroule sous l’effet de la crise des subprimes, ne trouve rien de mieux que d’invoquer la procédure d’urgence pour faire passer sa loi avant la fin de l’année... C’est plus urgent que la réforme hospitalière, par exemple...
Il en résulte une absence de discussion et de débat sérieux.
Le Sénat l’a adopté sans encombre en première lecture et à l’unanimité en deux jours... Cette structure confirme son inutilité dans notre démocratie.

« 
Nous, socialistes, nous félicitons donc de ce projet de loi.
 »
Catherine Tasca
Il convient de noter l’acte de décès officiel de l’opposition en France. Les sénateurs PS se sont ralliés à leur collègue de l’UMP. Il faut dire que peu d’élus doivent avoir déjà vu internet...

Succès de la stratégie ?


Quant à moi, je ne télécharge toujours pas. Mais j’achète de moins en moins de disques. Cette répression n’encouragera pas plus les consommateurs à racheter des CD en plastoc moche.
Le prix vert d’un CD à la Fnac s’affiche autour de 17 € (!) Plus qu’empêcher les gens de copier les oeuvres des artistes sur le web, je pense que les majors espèrent continuer à pratiquer les mêmes tarifs rédhibitoires pour un produit obsolètes dépourvu du moindre charme...
En temps de récession économique, je leur présente tous mes voeux de succès...

piracy


Les sites en pointe sur ces questions de libertés individuelles : La Quadrature du net, Numerama, PCINPact, et un site de référence pour répondre à toutes vos questions sur les dangers que vous fait courir votre abonnement internet... À consulter absolument !

J'aime les internautes



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Surfez en 3G avec votre MacBook grâce à l'iPhone

De plus en plus difficile de trouver un hot spot gratuit (et ouvert !) pour surfer avec son PC. Fon pourrait être une solution intéressante, mais la plupart des points ne sont pas accessibles, malgré un million d’utilisateurs dans le monde.

Apple bride l'iPhone pour empêcher de l'utiliser comme modem avec son MacBook. Impossible de partager la connexion de l'iPhone par wi-fi ou bluetooth pour surfer partout et gratuitement depuis son Mac.

Pourtant, il existe une solution pour passer outre cette limitation frustrante.

Pour 39 € (prix promotionnel* avec un « pass » 2 heures, au lieu de 9 € avec abonnement et surtout 209 € pour la clé seule...), la clé 3G Orange accueillera la carte SIM de votre mobile, pour peu que vous disposiez de l’option « Data ». Et donc, celle de votre iPhone. Idéal pour surfer de n'importe où occasionnellement.

La bidouille nécessite un trombone et, surtout, d'investir dans une clé 3G+ auprès de l'opérateur téléphonique.

orange-3G-1

Optez pour la formule sans abonnement avec un « pass 2 heures » gratuit. La clé ne vous sera facturée que 39 €.

ATTENTION : n'utilisez pas la carte SIM livrée avec la clé, ni même le numéro de téléphone qui fonctionne avec cette carte. Insérez celle de votre iPhone.

La carte SIM de l'iPhone 1 G (Edge) ou 2 G (3G) vous permettra de surfer en 3 G+ gratuitement avec votre Mac. À condition de ne pas dépasser 500 Mo de données par mois** ! Ce qui semble allez très vite pour peu que vous vous amusiez à regarder tous les affreux PowerPoint de merde que vos amis vous envoient par mail... Malgré ce seuil fatidique à ne pas dépasser l’ergonomie reste plus confortable qu'avec un téléphone...

Première manipulation : retirez la carte SIM de l’appareil avec un trombone. Insérez la pointe dans l’orifice idoine pour l'éjecter le tiroir de la carte, situé en haut de l'appareil.

Insérez ensuite votre carte dans la clé 3G dans la fente au-dessus du connecteur USB.

Branchez la clé au Mac sur un port USB.

Un volume « internet Everywhere » monte sur le Bureau, suivi d'une fenêtre proposant de lancer l'installation.


Internet-Everywhere


Double-cliquez sur le programme, puis cliquez à deux reprises sur « Continuer », puis sur « Accepter » et, enfin, sur « Installer ».

Le Mac détecte automatiquement la clé.

Lorsque l'alerte réseau apparaît à l'écran, cliquez sur « Annuler ».

Le programme se lance et vous demande de choisir votre forfait.

Cochez « Forfait Internet Everywhere. »

Internet Everywhere-1-1


Saisissez ensuite votre code PIN (et cochez « Enregistrer code PIN »).


Internet Everywhere-2-1


Créer un compte pour finir. Cliquez sur Paramètres, dans la barre de menu, puis « Nouveau Profil » dans l’onglet « Profil ».


selectionner-ce-profil-1


Saisissez « iPhone » comme nom.
Dans APN, indiquez « orange ».
Saisissez « orange.fr » dans « Login » et « Mot de passe ».
Enfin, laissez cochée la case « Configurer les DNS automatiquement », puis cliquez sur « Sélectionner ce profil ».


profil-orange

Le tour est joué, la clé est configurée !

Cliquez sur « Connecter » !

Une fois la liaison établie vous pouvez relever vos mails ou surfer avec Safari. La vitesse de connexion est tout à fait correcte, sans comparaison avec l’horreur absolue que représente une connexion par modem RTC (le téléphone filaire...)

Oui, vous me direz, pour téléphoner pendant qu'on surfe ?

Eh bien, on ne peut pas... On ne peut pas tout avoir, dans la vie !

Par contre, en cas d'appel, vous recevez un SMS consultable depuis la barre des menus pour rappeler ensuite votre correspondant.


* jusqu’au 1er octobre 2008, ensuite, il y aura sûrement autre chose...
** Les abonnements proposés par Orange sont limités, tant en durée qu'en volume de données (500 Mo/mois)...

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Free et la quatrième licence 3 G

logo-free-3g
L'Autorité de régulation des télécoms (Arcep) a communiqué les résultats des consultations publiques menées depuis mai 2008 sur l’attribution de la quatrième licence 3G. Attendues par le gouvernement, elles sont favorables au groupe Iliad.

L'Arcep a reçu 23 contributions de différents acteurs, qui ont montré l'intérêt porté pour les fréquences de 2,1 GHz, de la part de candidats nouveaux entrants comme des trois opérateurs existants.

« Sont mises en avant des procédures conservant une priorité sur tout ou partie des fréquences à un nouvel entrant, selon des modalités analogues aux précédents appels à candidatures. » L'idée de « saucissonner » en lots la quatrième licence 3G et la répartir à trois ou quatre opérateurs semble abandonnée.

L'Arcep indique qu'elle est prête à « proposer rapidement l'engagement de la procédure d’appel à candidatures dans la bande 2,1 GHz, dès que les modalités financières en auront été définies par le gouvernement, après le débat parlementaire prévu par l’article 22 de la loi du 3 janvier 2008 pour le développement de la concurrence au service des consommateurs ».

L'Autorité espère que le nouvel appel à candidatures pourra être lancé rapidement, en 2008.

Le chemin semble se dégager pour Free, qui pourrait finalement bénéficier de la quatrième licence 3G après un premier rejet, malgré les craintes des opérateurs en place.

Source : Numerama

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Riposte proportionnelle à l’attaque...

Ou quand l’Europe peut avoir du bon...

La riposte graduée vient d’être torpillée par le Parlement européen le 24 septembre avec l'adoption de l'amendement 138 au paquet télécom.

L'amendement a été approuvé à une très large majorité (573 pour, 74 contre).

Il précise que « les autorités de régulation nationale veillent à ce qu'aucune restriction à la liberté d'expression et d'information d'un citoyen ne soit prise sans décision préalable de l'autorité judiciaire ».

Dans les faits, il va obliger le gouvernement à abandonner le projet de loi Création et Internet ou à considérablement le remodeler.
« Aujourd'hui l'Europe apparaît comme le dernier rempart contre les velléités liberticides de certains États membres » s'enthousiasme l’eurodéputé socialiste Guy Bono.

Le texte n'est pas encore définitif, puisqu'il sera renvoyé au Conseil avant une seconde lecture au Parlement, au plus tôt au premier trimestre 2009. Avec une telle majorité écrasante, il faudrait un curieux revirement des opinions pour que l'amendement soit supprimé de la version finale.

Source : Numerama


La piraterie n'est pas du vol, c'est de la piraterie
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Plainte au pénal contre Bouygues Telecom

Une famille des Yvelines qui lie les problèmes de santé de leurs deux filles à la présence d'une antenne-relais de téléphonie mobile près de leur habitation vient de porter plainte.

Pour la première fois en France, une procédure pénale vise directement un opérateur de téléphonie mobile pour « administration de substance nuisible ». Il faut quand même le trouver le motif, pour des ondes électromagnétiques...

Les plaignants désirent juste obtenir que Bouygues déplace son antenne et respecte le périmètre de sécurité de 300 mètres qu’ils réclament.

Selon la famille, l'antenne de Bouygues Telecom serait responsable de la tachycardie dont souffrent leurs deux jumelles de 17 ans.
« Pour la première fois, nous avons un certificat médical qui lie des problèmes de santé à la présence d'une antenne de téléphonie mobile », explique leur avocat.

Les certificats, déjà anciens, établissent que « les troubles présentés sont susceptibles d'être accentués, voire provoqués par la présence de champs magnétiques à proximité d'antennes-relais ».

J’ignorais que les cardiologues suivaient des formations d’ingénieur en téléphonie ou en propagation des ondes radios...

Bien entendu, Bouygues exhume pour sa défense les études réalisées à ce jour : « Aucune des 200 études ne démontre un danger du téléphone mobile pour la santé. Tous les groupes d’experts consultés par les autorités sanitaires en France comme à l’étranger arrivent aux mêmes conclusions. » On attend toujours l'étude qui mettra tout le monde d'accord...

L’opérateur cite un aide-mémoire de l'OMS de mai 2006 et un article du ministère de la Santé, selon lesquels « l’hypothèse d’un risque pour la santé des populations vivant à proximité de ces stations ne pouvait être retenue ».

Dans un souci de transparence, Bouygues Telecom a fait mesurer, par un bureau de contrôle indépendant, le champ électromagnétique à proximité de l’antenne. Résultats obtenus : 0,31 V/m. Des niveaux très faibles.

Pourtant, l'association Robin des Toits, qui lutte contre les dangers du portable et des antennes-relais, a effectué ses propres relevés dans la maison. « Les deux chambres des filles affichaient des taux de 2,5 à 3 volts/mètre, bizarrement, c'est dans le grenier que les taux étaient les plus faibles ».
Depuis, Juliette et Caroline dorment sous les combles. C’est Causette...

Leurs symptômes ne se limitent pas à de la tachycardie : « Difficultés d'endormissement, démangeaisons, mâchoire qui se déboîte, système immunitaire affaibli. » Tant que les dents ne se déchaussent pas...

Je n’y connais rien, mais je doute fort que de simples ondes de quelques volts/mètre puissent causer de tels symptômes. Mais j’en arrive presque à le leur souhaiter ! Dans ce cas, il suffira de démonter l’antenne...
À mon avis, elles pourraient souffrir d’une pathologie beaucoup plus grave. À leur place, j’appellerai plutôt le docteur House...


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Des types vivent entourés de papier aluminium pour se protéger des ondes...


Si le parquet décidait d’instruire l'affaire, la justice devrait entendre les différentes expertises et conclure si un lien de causalité existe entre la présence d'une antenne-relais et les problèmes de santé dont se plaignent les riverains.

Pas très scientifique comme conclusion sur un sujet aussi sensible que le danger des mobiles qui nous cernent de partout...

Source : nouvelobs.com 17/09/2008

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Sacrée Edvige...

Il fallait bien que j'aborde le sujet... Edvige, rien à voir avec une vieille mamie qui habite à côté de chez moi, il s'agit du déjà célèbre fichier d'Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale des Renseignements Généraux, les sulfureux RG.

edvige

Edvige recense les personnalités du monde politique, syndical ou économique ainsi que les citoyens qui « jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». En résumé, tous ce que la France héberge comme dangereux criminels et activistes...

Pas de quoi s'inquiéter clame le gouvernement à l'unisson. Alors, pourquoi avoir déposé ce projet en catimini le 1er juillet alors que tout le monde commence à se dorer le haricot sur les plages, comme une vulgaire augmentation de la durée des cotisations retraite ou la suppression de JRTT des salariés ?

Personne n'a rien vu. Alliot-Marie a signé le décret d'application sans le moindre état d'âme. Même la CNIL, censée nous protéger de ce type de dérives sécuritaires, engagée à l'encontre de nos libertés n'y a vu que du feu devant ce texte abscont... Faute de moyens, elle n'aurait consulté qu'une seule fois le fameux fichier des RG instauré en 1991.

Vous rétorquerez : on est déjà tous fichés, qu'on le veuille ou non, par l'État, les RG, etc.

Certes. Mais, j'en avais parlé dans mon post sur les nouvelles méthodes de flicage, la technologie est mure aujourd'hui. Il ne s'agit plus d'informations conservées sur des fiches bristols ou d'une base de données Access sur Windows. Nous évoquons ici la mise en place d'un fichier centralisé pour tous les services de renseignements et disposant de toute la puissance de calcul de l'informatique moderne. Si l'on ajoute à tout cela, la volonté de contrôler l'internet, de censurer les blogs en France, c'est vraiment Big Brother que l'on nous prépare sous couvert d'exigences sécuritaires.

Nous sommes en droit de nous demander où se situe l'intérêt, pour le sommet de l'État, de savoir si tel syndicaliste est une grosse tafiote. Ou bien qu'un garnement de 13 ans tague « mort aux cons » dans sa banlieue de merde ?

Il faut se méfier. Ça commence toujours ainsi, les États policiers. Samedi, Ardisson recevait Jack Lang à qui il posait la question suivante, en référence à ses folles nuits de débauches africaines : « Ça ne vous dérange pas de danser avec un dictateur ? » Réponse du ministre de la Culture : « Omar Bongo n'est pas un dictateur, il a été élu ». Comme un certain Autrichien en 1933...

De toute façon, on sait déjà tout sur les people avec Google... Pas besoin de dépenser nos impôts dans des conneries comme ça... Exemple : la fameuse Alice, au chômage depuis le rachat de l'opérateur italien par Free, sort désormais avec le fils Kadhafi. Il y a des choses qu'il faut mieux continuer d'ignorer...

Une pétition électronique « Non à Edvige », paraphée par près de 800 associations, recueillait, lundi 8 septembre, plus de 120 000 signatures. Elle demande le retrait d'Edvige, qui institue le « fichage systématique et généralisé, dès l'âge de treize ans, des délinquants hypothétiques et des militants syndicaux, politiques, associatifs et religieux ».

Tous fichés ? Les différents fichiers de renseignements en France


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Free promet 1000 € d'économies sur la facture de téléphone portable

free-logo
Free, par l'intermédiaire de son sulfureux PDG, Xaviel Niel, a lancé pendant l'été un pavé dans la mare d’Orange et consorts. Le précurseur de l'ADSL à bas prix pour tous promet de faire économiser 1000 € par an et par famille sur leur facture de téléphone portable, s'il remporte la fameuse quatrième licence 3 G.

En effet, la France est le pays où les forfaits ADSL sont les moins chers, mais aussi celui où la concurrence entre opérateurs de téléphonie mobile reste la moins vive, ce qui donne les tarifs les plus élevés au monde... Voir le scandale du coût des SMS pour s'en persuader.

Un rapport de l'Arcep* dénonce la faiblesse des opérateurs virtuels, Virgin, Auchan, etc., qui ne se partagent que 4,5 % des clients et seulement 2,4 % des 65 millions d'euros du chiffre d'affaires du secteur. Étant donné qu'ils sous-louent les infrastructures d’Orange, SFR et Bouygues dans des conditions plus que défavorables, selon l'Arcep, il ne faut guère compter sur eux pour établir une vraie concurrence...

L'Arcep réclame timidement l'émergence d'un quatrième réseau


Mais l'autorité sait l'Élysée farouchement opposé à l'attribution de la dernière licence de téléphonie mobile de troisième génération, et pour laquelle Free est candidate. Dans ces conditions, les consommateurs risquent de payer encore longtemps ces services à prix d'or, offrant aux opérateurs des marges de 40 %, comparables à celles de l'industrie du luxe.

Des gains pour les consommateurs et le pays

D'après un rapport de Bercy, dont les détails ont été publiés par Les Échos, visant à étudier le terrain avant l'avis définitif de l'ARCEP sur la fameuse quatrième licence 3G (découpée ou non ?), « l'entrée d'un quatrième réseau présente des gains significatifs du point de vue social », les gains pour les consommateurs étant évalués à 1224 millions d'euros par an.

Ce rapport ajoute qu'un quatrième opérateur mobile permettrait d'améliorer le taux de pénétration du téléphone portable en France.

L'économie française engendrerait pour sa part 373 millions d'euros de gains nets par an. Pour les consommateurs, il faudrait s'attendre à une diminution des prix de seulement 7 %, ce qui est très loin des 1000 € de Xavier Niel.

Alors, évidemment, même si Nicolas Sarkozy a placé le dossier sous l'étouffoir au moins jusqu'en 2009, on tremble au sein de l'oligopole des intervenants français**.

D'ailleurs comment ces sociétés ont-elles pu mettre la main sur un tel pactole ?


Bouyges a pu constituer son réseau depuis les années 1990 grâce aux contrats de travaux publics signés avec l'État qui lui ont permis d'amasser suffisamment de profits pour postuler aujourd'hui à l'attribution de la fameuse licence 3G.

France Télécom a profité de son monopole sur les télécommunications, années pendant lesquelles, déjà, nous payions nos factures de téléphone bien trop chères. Je me souviens d'une époque pas si lointaine pendant laquelle la société publique reversait chaque année 18 milliards de ses bénéfices à l'État. C'est d'ailleurs Free qui a mis fin à cette situation avec son offre de téléphonie illimitée en 2003 seulement. Nos impôts ont donc permis de financer l'achat de la licence 3G qui a précipité l'entreprise privatisée dans les limbes de la bourse. Le cours a dévissé de 130 € à moins de 20 aujourd'hui...

SFR a constitué le sien grâce aux activités de la Compagnie Générale des Eaux, devenue Vivendi, sa maison mère. Inutile de rappeler le passé de magouilleur de la CGE...

Ces trois opérateurs ont tous, déjà, bénéficié des largesses de l'État et de nos contributions obligatoires pour asseoir leur oligopole...


Des quatre intervenants sur ce juteux marché, seul Free n'a pas profité de contrats de service public pour financer son développement. Iliad a construit son succès dans les années 1980 avec des services de minitel rose. Eh, oui, l'ancêtre des sites web porno actuel ! Le cul, ça mène à tout...

Free ne table plus sur une mise en place qu'en 2011 dans le meilleur des cas, à condition, toutefois que Free obtienne la licence 3G qui semble promise à d'autres.

Xavier Niel dénonce les responsables du retard pris sur le dossier comme « les trois ou quatre opposants, actionnaires des opérateurs mobiles et leurs proches, politiques y compris ».

« Alors si pour le bien-être de quelques-uns il y a une perte de pouvoir d'achat de 63 millions de Français, c'est un choix politique » désignant à mot à peine couvert Nicolas Sarkozy. Le copinage et le corporatisme*** tournent en effet à plein régime dans notre douce France d'aujourd'hui...

Alors à quand une vraie concurrence sur le marché du téléphone cellulaire chez nous ?

Et surtout, qui décrochera le pompon du manège ?


L'ami du Président, Martin Bouygues ?

Le demi-frère du Président, directeur financier de Numéricable ?

Xavier Niel, l'empêcheur d'engranger les bénéfices en rond ?

Personne ?

Réponse en 2009...


* l'autorité chargée de la régulation des télécoms,
** Bercy estime que les trois opérateurs en place – Orange, SFR, Bouygues Telecom – perdraient 852 millions d'euros par an.
***Attitude consistant à défendre exclusivement les intérêts de sa profession.

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Quoi de neuf sur les ondes ?

Dans l'attente de confirmation scientifique, les craintes se multiplient sur la dangerosité des ondes.

Libé du 20 juin 2008 consacrait un dossier complet sur la peur des ondes électromagnétiques. Un mal curieux dont souffrent certains et qui les conduit à s'envelopper dans des bandes de papier aluminium...

Quelques prix de vêtements de protection pour les personnes hyper sensibles aux ondes :
  • veste protectrice 100 euros,
  • recouvrir ses murs d'une protection d’anthracite 1500 euros,
  • 30 euros le mètre carré de rideaux,
  • moustiquaire pour lit à baldaquin 1000 euros.

L'étude BioInitiative publiée en août montre que l'usage d’un mobile depuis au moins dix ans augmente le risque de neurinome (cancer du nerf optique) de 30 % lorsque le téléphone est mis tantôt à une oreille tantôt à l’autre et de 240 %, quand il est utilisé d’un seul côté. (Savez-vous de quel côté notre président téléphone ?)

L’Afsset1, par l'intermédiaire de Gérard Lasfargues, chef du département des expertises en santé-environnement, replace BioInitiative dans son contexte : « C’est une compilation de points de vue et d’articles scientifiques » et « en aucun cas une expertise collective indépendante. » Quant au lien entre mobile et tumeur, « l’étude n’a pas la puissance statistique nécessaire pour trancher de façon définitive ». Il invite donc à patienter. L’étude Interphone, promise « pour fin 2008, voire pour 2009 », menée dans treize pays, décortiquera les expositions subies par 6500 à 7000 patients ayant développé des tumeurs.

Les personnes hypersensibles souffrent de maux de tête, de douleurs articulaires, de difficultés de concentration. En Suède, le handicap est reconnu et indemnisé. 300000 citoyens sont ainsi recensés.

En France, le phénomène, compliqué, n’a pas encore retenu beaucoup d’attention même si des expérimentations ont eu lieu : on place dans une pièce des électrosensibles déclarés et d’autres non. Et on les soumet à des champs par intermittence. Gérard Lasfargues est formel : « Aucune relation de cause à effet n’a été établie », même s'il ajoute que ce n’est pas une raison pour ne pas « prendre en compte ces souffrances ».

En France, l’affaire des bibliothèques parisiennes a mis en lumière ces symptômes en désignant un coupable tout trouvé : le champ électromagnétique dégagé par les bornes wi-fi.

Doit-on placer le wi-fi et le téléphone cellulaire dans le même panier ?


Pour le wi-fi, on n’a pas encore montré d’effets sanitaires. « Tout est affaire d’exposition et elle est liée à la distance », explique Olivier Merckel, physicien et spécialiste de ces questions à l’Afsset. Or, on est rarement collé à quelques centimètres d’une borne wi-fi.

Une borne wi-fi ne dépasse pas 100 milliwatts, alors qu’un portable émet par pics, jusqu’à deux watts, l'appareil de plus à portée de l’oreille.

Pour le portable, cela justifie le message rappelé par les cancérologues : utiliser un kit mains libres.

Et les antennes ?


Certaines associations émettent une autre suggestion : diminuer les puissances des antennes en les multipliant sur le territoire !
Ce qui constituerait une solution pour l’Afsset provoque l'ire de l’Association française des opérateurs mobiles qui a déjà financé l'installation de 47000 antennes (pour une qualité de réception somme toute médiocre dès que l'on passe un appel...)

La mesure du fameux elecrosmog (brouillard électromagnétique) dans lequel nous baignons (télévision, radio FM, mobile...) se révèle difficile à quantifier. Les tenants du principe de précaution, lors du Grenelle de l’environnement, plaidaient pour une exposition maximale (sitôt qu’on se situe à quelques mètres d’une antenne) de 1 volt par mètre2.

Alors que certains pays limitent le niveau d'exposition à un Volt maximum, la France fixe des seuils dix fois plus élevés3 qui proviennent d'une recommandation européenne de 1999.

Du bon choix du téléphone


Pour limiter son exposition, la solution consiste à sélectionner un téléphone cellulaire à faible DAS (débit d’absorption spécifique). L’indice DAS mesure le niveau de radiofréquences maximal émis. Il indique la puissance des ondes absorbées dans les pires conditions d’utilisation (déplacement, mauvaise réception) et s’exprime en watts par kilogramme de tissu organique.
Le niveau maximal s'élève à deux W/kg en Europe. Ces mesures restent néanmoins effectuées en laboratoire et pas en conditions réelles d'utilisation du cellulaire...
La législation américaine limite ce taux à 1,6 W/kg.
Celui de l'iPhone affiche 0,97 W/kg. Certains portables commercialisés en France ne passeraient pas les contrôles américains, à l’exemple du Sony Ericsson K77Oi, qui émet 1,69 das en W/kg.
Les opérateurs ont pris l’engagement de publier les indices DAS. Pour vérifier celui de son mobile, rendez-vous sur le site Internet de son opérateur.

L'interview de Jean-Loup Mouysset, l’un des cancérologues signataires de « l’appel des vingt » sur les dangers du portable (Libé du 20 juin 2008).

Par quel mécanisme les portables peuvent-ils agir sur le corps humain ?


Nous savons qu’à moins d’un mètre de distance, il y a une pénétration significative du champ électromagnétique des portables dans le cerveau, en particulier chez les enfants. Nous parlons d’ondes à haute fréquence, du même type que celles des micro-ondes. Le problème, c’est que la pénétration des ondes peut augmenter la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique. Il s’agit d’une membrane qui sépare le sang du cerveau et qui joue un rôle essentiel de protection en filtrant les particules venant de l’extérieur, par exemple les particules métalliques. Le cerveau lui-même n’a pas la possibilité de se « détoxifier », d’évacuer ces particules qui peuvent être toxiques.

Quels sont les risques ?


Nous n’avons pas la preuve formelle que le portable génère des cancers, mais son utilisation peut augmenter les facteurs de risques. En particulier, il peut favoriser le développement de tumeurs, malignes ou bénignes, du cerveau (gliome), du nerf acoustique (neurinome) ou de la parotide (une glande salivaire située à proximité de l’oreille). Une étude suédoise a montré qu’au-delà de dix ans d’utilisation, le risque de gliome est multiplié par deux. Le portable peut aussi affecter le mécanisme de sécrétion de la mélatonine, donc entraîner des troubles du sommeil, qui eux-mêmes augmentent les risques de cancer.

Comment réduire les risques ?


Le but n’est pas d’interdire le portable, j’en utilise un moi-même tous les jours. Mais nous avons largement assez d’arguments pour appeler à la prudence. Il faut inciter les utilisateurs à prendre des mesures de bon sens : utiliser des kits mains libres ou le bluetooth, choisir un appareil avec un niveau d’ondes bas…


Quand Roselyne Bachelot sort du bois.


La ministre de la Santé admet se trouver « dans l'ignorance de l'effet des ondes électromagnétiques sur les corps en formation des jeunes enfants ».

Après le mutisme observé à la suite de l'appel des cancérologues, elle fait diverses recommandations :
  • retarder l'achat du premier portable après l'entrée au collège,
  • utiliser un kit mains libres,
  • éviter de téléphoner dans le train ou quand la réception est mauvaise,
  • surtout, ne pas dormir avec son téléphone sous l'oreiller (ou la table de nuit ?)

Elle estime qu'« en l'état actuel d'avancement des travaux scientifiques, une mesure d'interdiction des téléphones spécifiques pour les enfants de moins de douze ans n'est pas le moyen le plus pertinent ». « Pour l'instant, je préfère l'information à l'interdiction », ajoute-t-elle, invitant à « une utilisation raisonnée » des téléphones portables, jugée « impérative ». (Source : AP)

Pour mémoire, la ministre avait fait distribuer 100000 préservatifs pendant la fête de la musique le 21 juin dernier. Et aucun pendant la Gay Pride. Plus à côté de la plaque...

appel-photo

1 Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail
2 Pour les fréquences allant de 850 MHz à 6,5 GHz, et incluant wi-fi et Wimax.
3 Soit entre 41 volts par mètre (pour les antennes mobiles émettant sur du 900 MHz) et 61 volts pour les antennes 3 G (2,1 GHz).


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Chantage à la quatrième licence 3G

Marianne révèle que Jean-François Copé, après la remise de son rapport sur le financement de la télévision publique au Président de la République, a expliqué devant ses partisans et des journalistes pourquoi il ne craignait pas que les opérateurs télécoms refusent d'être soumis à cette nouvelle taxe ou qu'ils la répercutent sur les consommateurs. Jean-François Copé a clairement annoncé que la quatrième licence 3 G restait sous l'étouffoir du gouvernement afin d'exercer un chantage sur les opérateurs de téléphonie mobile.

« Répondant aux critiques sur le financement, notamment les taxes sur les opérateurs télécoms, Copé se lâche : “à mon avis, ils ne toucheront pas à leurs tarifs, sinon on ouvrira une quatrième licence. Ça va les calmer très vite !” »

Si les opérateurs télécoms acceptent d'être taxés à hauteur de 0,9 % de leur chiffre d'affaires pour financer la télévision publique, leur oligopole sera préservé. Ils pourront ainsi maintenir leurs tarifs élevés sur le marché français. Si en revanche, ils refusent cette taxe ou ne l'absorbent pas en diminuant leur marge bénéficiaire, l'Élysée favorisera l'entrée de Free sur le marché du téléphone mobile, ce qui entraînerait une chute des prix et donc, au final, amputerait bien plus leur bénéfice.

Le gouvernement démontre donc sa parfaite conscience du manque total de concurrence sur le marché des télécoms...

Charmant, non ?

Il faudra que Bruxelles s'en mêle... (Bruxelles rejette officiellement ce projet de taxe par l'intermédiaire de Viviane Reding, la commissaire européenne à la société de l'information et aux médias.)

Voilà qui ne fait qu'ajouter à la réputation d'avance technologique de Free et qui ne pourra que hâter l'installation du réseau Wimax. Le PDG d'Iliad, Xavier Niel, assurait récemment que le WiMax n'interviendrait pas avant 2012.

Les Échos rapportent aujourd'hui que des discussions ont lieu entre Iliad et Bolloré Telecom*, l'autre détenteur français d'une licence globale Wimax.

Les deux sociétés auraient entamé des discussions préliminaires avec Google pour financer le déploiement du réseau. Google a déjà investi 500 millions de dollars pour développer le Wimax aux États-Unis, dans l'espoir de proposer un accès à Internet gratuit ou à bas coût, indépendant de ceux des opérateurs traditionnels. Le moteur de recherche s’est ainsi rapproché des câblo-opérateurs Sprint et Time Warner en plus d’Intel et Comcast, regroupés au sein d'une société, ClearWire, chargée de déployer le Wimax mobile aux États-Unis.

Il en faudra de l'argent : les investissements nécessaires pour couvrir tout l'Hexagonie se monteraient à un milliard d'euros !

Google ne compte ni Orange, ni Bouygues Télécom, ni SFR dans ses soutiens. Le géant américain se dit « ouvert à toute proposition d'association en Europe ».

Évidemment, tous les intéressés démentent les annonces des Échos... Bolloré, Numéricable, etc., tout cela gravite autour du pouvoir...

Pendant ce temps, mes actions Iliad ne montent pas...

Source : Marianne, Numerama, PCINpact

Autres articles sur le sujet...

Numericable
Free et la licence 3G
Wimax pour tous en 2012


* Free et Bolloré sont les seules sociétés à détenir une licence pour tout (Free) ou partie (Bolloré) du pays, alors que la France a opté pour un régime morcelé avec une attribution de licence par région.

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Dangers du portable, suite

Plusieurs personnes montent au créneau pour diminuer l'angoissant appel à la vigilance lancé par les cancérologues réuni sous l'égide du psychiatre médiatisé Servan-Schreiber. Après l'Académie des Sciences, et Marianne, le très médiatisé, lui aussi, Docteur Pelloux s'y colle dans Charlie Hebdo du 25 juin 2008.

Extrait.

(...) De l'hypocondriaque à l'état de santé des personnalités, la rumeur se porte bien dans le domaine sanitaire, surtout si elle touche la santé publique. Il faut souligner que depuis que la Direction générale de la santé a été aveugle aux farines animales et au nuage de Tchernobyl, sourde au sang contaminé et muet au moment de la canicule..., le peuple a des doutes et la rumeur en profite ! Mais la création de l'Institut national de veille sanitaire et de celui d'études internationales, qui basent leurs travaux sur des études scientifiques, est rassurante, même s'il faut rester très vigilant.

La campagne sur le thème « le portable et le cancer », lancée par le Dr Servan-Schreiber, psychiatre hyperbranché, et ses amis est un coup de la rumeur. Exerçant aux États-Unis, il a fait du cancer sa résidence secondaire en France, avec ses livres et son site Internet, avec sa photo à toutes les pages, où il prône des théories sur le comportement. Entre lui et Jacques Crozemarie, président de l'Association pour la recherche sur le cancer à la fin des années 1990, qui a fini en prison pour escroquerie et qui n'était pas cancérologue, le cancer est décidément mal servi.

Rumeur : le portable donne du diabète


La rumeur est donc lancée : les nouvelles technologies tuent. J'ai eu des doutes... Alors, j'ai appelé des cancérologues, des qui sont au charbon, aux côtés des malades, qui sont quinze heures par jour dans leur blouse à vouloir les guérir.

« Faux ! Les études, depuis dix ans, prouvent le contraire. » Même l'Académie de médecine est sortie de sa retraite. « Six études menées sur les cas de neurinomes de l'acoustique montrent qu'il n'y a pas d'augmentation du risque. Et les cinq études internationales sur les méningiomes et six sur le gliome montrent également que les cancers liés au portable n'augmentent pas. Les résultats partiels d'une étude réalisée dans 13 pays contredisent les affirmations du psychiatre et de ses amis. La médecine n'est ni de la publicité, ni du marketing. Il ne peut y avoir de médecine moderne que fondée sur les faits. Inquiéter l'opinion dans un tel contexte relève de la démagogie, et en aucun cas d'une démarche scientifique. »

L'inconnu fait peur, et la trouille des ondes se voit parfois chez les malades psychiatriques. Le dernier en date est arrivé aux urgences enroulées dans du papier aluminium, tel un poisson en papillote, par peur des ondes cosmiques !


Le principe de précaution est un principe idiot et stupide s'il est utilisé à tout bout de champ. Le risque est partout.

Comparer le portable à l'amiante, au tabac... c'est considérer la science avec trente ans de retard ! Même s'il faut rester très méfiant à l'égard du pouvoir et de ses tentatives de désinformation, comme au moment de la canicule de 2003, la science et les institutions internationales sont mobilisées et sont très vigilantes. L'espoir est donc bien présent et, plus que jamais, penser à éteindre parfois les télévisions, car elles peuvent rendre con, et l'épidémie bat son plein !

Je tenais à apporter cet éclaircissement intéressant. D'où, peut-être la seule attitude à adopter : téléphoner lorsque c'est vraiment utile, et ne pas abuser de son cellulaire. Et laisser les enfants éloignés du combiné.

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Free et la license 3G

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Le WiMAX de Free ne sera pas déployé commercialement avant deux ans au plus tôt, Xavier Niel évoque même l'échéance de 2011, voire 2012, le temps de laisser la technologie mûrir.


Le Wimax pas pour demain, Free se raccroche à la licence 3 G. Alors que les employés de sa hotline se mettent en grève au moment où j'aurais besoin de leur intervention, l'avenir se complique pour le seul FAI dont le PDG ne compte pas parmi les « amis du Président » (Bouygues, Oragne, Numericable, Cegetel... lol) comme nous avons pu le voir lors de la présentation des mesures pour l'audiovisuel public. Malheureusement, le chemin pour l'attribution de cette quatrième licence se révèle tortueux. Il devrait se jouer entre Numericable et Free... Bien malin qui pourra deviner le gagnant. Pas sûr que le dossier se règle à coup d'enchères.

Malgré le rachat onéreux d'Alice (800 millions d'euros), Iliad conserve pourtant de fortes ambitions pour la téléphonie mobile, marché lucratif à la concurrence inexistante. Xavier Niel, invité à une table ronde organisée par l'Electronic Business Group, a ainsi affirmé que si son entreprise réussissait à investir ce secteur, elle capterait « 5, 10, 15 ou 20 % de parts de marché ».

Comment atteindre 20 % de parts de marché en ne partant de rien ? Pour Iliad, une « offre disruptive* » permettrait de réaliser cet objectif. Xavier Niel suggère que les tarifs de Free seraient bien inférieurs à la concurrence s'il obtenait la fameuse dernière licence 3G.

Xavier Niel, quant aux difficultés d'obtention de la quatrième licence 3G, mettrait en avant « un certain nombre de gens opposés à notre vision, peut-être à l'Élysée ou ailleurs ».

*Qui produit une rupture (sens figuré) ou un « 
électrochoc salvateur 
» en terme managérial des années 90.

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Internet « suédé »*

La Suède a voté, toujours au nom de la sécurité du pays, une loi autorisant un organisme civil (la FRA) à écouter les communications, par téléphone, fax, mail et Internet, de tous les citoyens.

Cette loi, qui entrera en application au 1er janvier prochain, permet à la FRA, l’Agence d’écoutes militaires suédoise, de surveiller toutes les transmissions entrantes et sortantes.

Le site suédois The Pirate Bay par l'intermédiaire de l’un de ses cofondateurs, Peter Sunde (alias Brokep), a déclaré qu’ils fourniraient à ses utilisateurs des outils et les modes d’emploi de cryptage. Il explique qu’ils vont dès cette semaine adopter un protocole d'accès sécurisé par SSL. Ils comptent proposer rapidement, à tous, des outils de cryptage pour protéger à la fois ses disques durs et son surf sur Internet, et développer leur propre solution VPN (Réseau privé virtuel) pour le monde entier.

Nous aurons bientôt besoin de ces fameux outils chez nous également. Il devient urgent de se procurer ces modes d'emploi.

pirate-bay


* référence au film Be Kind, Rewind pour savoir ce qu'est un film « suédé »... Très amusant.
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Portable, les belges aussi...

iphonerat
Peur du portable, les Belges aussi... Les études se multiplient sur les dangers présumés du téléphone cellulaire. La dernière en date vient de l’université de Louvain (UCL) sous la forme de la thèse d'un étudiant, citée mardi par le journal belge Le Soir, et renforce les craintes des adeptes des mesures de précaution.

Les chercheurs ont cette fois torturé des rats en les soumettant au rayonnement des téléphones. L'étude montre que le taux de mortalité des rats de laboratoire double lors d'une exposition aux ondes des téléphones portables et réseaux wi-fi. Le taux de mortalité de trois groupes de rats soumis pendant 18 mois à trois niveaux d'ondes électromagnétiques utilisé dans les technologies mobiles s’est élevé à 60 %, contre 29 % dans un groupe de rats « épargnés », selon l’étude belge.

Le Soir souligne que le rat « partage 90 % de son patrimoine génétique avec l’homme ». Les causes de cette surmortalité restent encore à établir puisque seulement 19 des 124 rats de laboratoire ont été autopsiés. Sur les 17 exposés à des champs électromagnétiques, un seul n'est pas mort d'une tumeur.

Dirk Adang, auteur de cette thèse de doctorat en sciences appliquées, avance l’hypothèse d’un dérèglement de leur système immunitaire pour un niveau d'ondes « conformes aux standards internationaux en vigueur ». Les rongeurs ont été exposés à une puissance d'émission de 27 volts par mètre à raison de deux heures par jour, sept jours sur sept. En France, un décret du 3 mai 2002 fixe les seuils de référence à 41, 58 et 61 volts par mètre selon les fréquences. L'exposition des rats semble donc raisonnable pour mesurer les dangers réels. « Il est remarquable que dans tous les groupes soumis à une exposition, on constate une augmentation des monocytes (globules blancs actifs dans l’élimination des particules étrangères) comparativement au groupe témoin. Ces découvertes montrent un stress dans la formation du système sanguin après une exposition à faible dose, à long terme, de micro-ondes (…) C’est comme si l’organisme réagissait à une agression étrangère ou à une intrusion », ajoute-t-il.

Des études complémentaires seront nécessaires pour « établir si l’exposition aux micro-ondes a engendré un vieillissement prématuré des rats », estime le chercheur, qui assure toutefois que « les présomptions existent à ce niveau ».

« L’étude épidémiologique de l’impact des ondes électromagnétiques sur la santé humaine nécessite d’attendre jusqu’en 2015 si l’on considère l’explosion de la téléphonie mobile à partir de 1998 ».

Enfin une méthode « propre » pour exterminer les rats, on ne va quand même pas se plaindre auprès de la SPA...

La Mairie de Paris a effectué 1562 mesures entre mars 2003 et mai 2008. 93,6 % des résultats révèlent un plafond d'exposition des Parisiens inférieur à un volt par mètre. La charte signée dans la capitale avec les opérateurs préconise de ne pas dépasser sur 24 heures un niveau moyen d'exposition de 2 V/m toutes fréquences confondues.

Des présomptions de danger du Red Bull existaient aussi chez les rats, ce qui n'a pas empêché la ministre de l'Économie de légaliser la commercialisation de la boisson interdite depuis dix ans en France... Attendons 2015. « in the long run, we are all dead... »

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Numericable sans concurrent

Ça se bouscule sur le front du raccordement des immeubles à la fibre optique.

Alors que la loi oblige les opérateurs à faire bénéficier de leur câblage aux autres fournisseurs d'accès, ce qui évite de transformer les trottoirs en gruyère, je m'étonnais qu'un amendement à la loi de modernisation de l'économie, adoptée le 17 juin à l'Assemblée, exonère Numericable de cet échange de bons procédés.

Marianne de cette semaine apporte plusieurs explications à ce tour de magie parlementaire...

Cet amendement-cadeau fait parti du patch législatif voté à l'initiative de l'Élysée procure un énorme avantage concurrentiel à Numericable. La société équipera en fibre optique, et en exclusivité, les dix millions de foyers qu'il dessert déjà avec du câble en cuivre sans recueillir à l'autorisation préalable des copropriétaires (j'ai fait une demande pour mon immeuble, c'est galère... Cet accord nécessite d'être inscrit à l'ordre du jour de l'assemblée générale).

Sous couvert d'accélérer le maillage de l'hexagone, cette dérogation confère un avantage commercial à Numericable dans la course au câblage à laquelle se livrent Orange, Iliad et Neuf. « Cet amendement organise de fait un monopole pour Numericable », déclare-t-on chez Iliad, maison mère de Free.
« Son câblage n'est pas compatible à 100 % avec les infrastructures de ses concurrents », confirme l'UFC-Que choisir ? Trop fort...

L'amendement permettra à Numericable de se substituer à France Telecom et sa prise téléphonique dans tous les foyers et d'acquérir dans les grandes villes un quasi-monopole sur la dernière boucle de fibre optique.

Carlyle, le sulfureux fonds d'investissement américain qui a racheté câblo-opérateur se félicite de cette opération.

Au fait, le directeur financier de Carlyle se prénomme Pierre-Olivier Sarkozy, le demi-frère du chef de l'État... lol

Manque plus qu'il lui fasse cadeau de la quatrième licence 3 G...
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La blogosphère en danger ?

Ce blog cessera peut-être bientôt faute d'autorisation.

Si pour l'instant, il n'y a pas péril en la demeure, un article du magazine bulgare Kapital, traduit par Courrier international, révèle que le Parlement européen « considère la blogosphère comme dangereuse et envisage de voter une mesure encadrant cet espace de libre expression ».

Les cocos n'ont pas apprécié que la majorité des blogs trouve leur traité européen super naze, à la différence des médias traditionnels plutôt favorables à ce déni de démocratie que constitue ce traité de Nice, de Lisbonne ou de n'importe où... Pas que je sois foncièrement antieuropéen, moi qui serait plutôt pour, mais je déplore la façon dont se construit cette Europe depuis une dizaine d'années. Mais, par principe, que des gens refusent des idées que des malhonnêtes veulent leur imposer de force possède quelque chose de rafraîchissant.

Le « non » irlandais (administré au moment même de la campagne contre la fessée lol) leur reste évidemment au travers de la gorge (profonde...)

Cet encadrement des blogs, initié suite à un rapport de la députée estonienne Marianne Mikko, s'effectuerait via un label indiquant un « indice de qualité, pour qu'il soit clair pour tout le monde qui écrit et pour quelle raison », comme pour la presse en ligne. Une idée qui se rapproche de la Charte de déontologie du Net chère à la ministre de l'intérieur Michèle Alliot-Marie. Et puis le filtrage...

Selon Kapital, l'eurodéputé allemand Jorgo Chatzimarkakis déclare également : « les blogueurs ne peuvent certainement pas être automatiquement qualifiés de menaçants », mais « les blogs sont aujourd'hui un puissant instrument de communication et peuvent être considérés comme une forme avancée de lobbying. Et constituer, en tant que tels, une menace ».

Comme les radars automatiques sur les routes, c'est bien évidemment pour notre bien à tous...
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La liste noire ?

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La vente de CD par les majors est en chute libre. Les industriels imputent cette chute au téléchargement pirate. 60 % des Britanniques de 14 à 24 ans avoueraient télécharger des morceaux de façon illégale. Pourtant, les téléchargeurs représentent aussi le gros bataillon des consommateurs de musique, sous toutes ses formes.

La Fédération internationale de l'Industrie phonographique (IFPI) annonce que l'année 2007 ramène le chiffre d'affaires de l'industrie musicale (1,86 milliard d'albums vendus), au niveau des ventes d'albums de l'année 1986. Les ventes chutent de moitié par rapport à l'année record de 1996 (3,4 milliards d'albums écoulés).

Une parenthèse dorée de 20 ans se referme pour les majors. L'apparition du CD au début des années 1980 constitue le principal responsable de la crise de cette industrie. Les majors ont creusé leur tombe en industrialisant ce qu'elles reprochent aujourd'hui aux internautes. La magie du numérique réside dans le fait que la duplication, sans perte de qualité, ne coûte rien. Comme copier sur internet, c'est gratuit !

Cette « révolution » technique a transformé une activité d'impresarios (d'escrocs ?) en industrie de masse. La concentration des entreprises a fait le reste.
En se goinfrant en vendant la musique numérisée sur un objet sans âme, en bénéficiant de surcoûts de production marginaux, tout en continuant à écouler la copie deux fois plus chère qu'un vinyle, les majors ont éliminé l'attachement à l'objet disque. L'absence d'investissement sur la qualité de présentation du support a transformé le CD en objet banal auquel un simple fichier mp3 se substitue avantageusement. Les consommateurs ont achevé la transition par leurs propres moyens.

L'UFC Que Choisir « demande au gouvernement de ne pas transmettre au Sénat un texte en forme de monstre juridique, inacceptable pour les 15 millions de foyers connectés au haut débit, inefficace pour développer l'offre légale et inadaptée pour les artistes qui attendent une rémunération des échanges de fichiers entre internautes ».

Alors que Libé dans son édition du 18 juin racontait sous forme de politique-fiction ce à quoi pourrait conduire l'application de la loi Création et internet. Aucune industrie n'a jamais prospéré en donnant des amendes ou en traînant ses clients devant les tribunaux... La riposte graduée n'améliorera pas les résultats de l’industrie musicale. Clouées au pilori par les associations de consommateurs et de défense des droits de l’homme, les majors surmonteront difficilement le déficit d’image consécutif à cette loi.

Elles pourraient même se trouver confrontées à un boycott de la part des consommateurs... Dans cette optique, le JDD publie dimanche 22 juin une liste d'artistes signataires de l'appel « Ne pillez pas nos œuvres »...

Etienne Daho, Christophe Maé, Kery James, Sinik, Francis Cabrel, Patrick Bruel, Jean-Jacques Goldman, Jenifer, Stanislas, Raphaël, M Pokora, Keren Ann, Thomas Dutronc, Eddy Mitchell, Isabelle Boulay, Maxime Le Forestier, Martin Solveig, Marc Lavoine, Calogero, Gérard Darmon, Pascal Obispo, Jacob Devarrieux, Elie Seimoun, Alain Bashung, Bernard Lavilliers, Rachid Taha, Bob Sinclar, Psy4delarime, Abd Al Malik, Anis, André Manoukian, Charles Aznavour, Alain Souchon, Mademoiselle K, Soprano, Arthur H, BB Brunes, Liane Foly, Emmanuelle Seigner, Ridan, Renan Luce, Zita Swoon, Johnny Hallyday, Empyr, Kenza Farah, Shine, Camaro, Diam's, Renaud, Romane Cerda, Cali et la Grande Sophie.



Bien sûr, j'ai contribué à enrichir certains d'entre eux. Récemment encore, j'ai assisté au concert d'Alain Bashung... Pour beaucoup d'autres (Johnny, Goldman, Bruel, Cabrel, la majorité d'entre eux, en réalité...), je peux vous affirmer que je n'ai jamais dépensé un centime dans l'achat d'un de leurs disques. Ils peuvent dormir tranquilles, je ne téléchargerai jamais un seul de leurs titres. Plus, si on m'offrait leur discographie complète ou si on me payait pour remplir une de leurs salles de concert, je déclinerais la proposition...
Je concède que, sous la pression de vos « employeurs », ces artistes soient contraints de signer de telles pétitions. Pourtant, les gars, vous n'avez rien compris ! Si les internautes ne pirataient pas votre musique, ils ne l'écouteraient pas, car, de toute façon, ils n'achèteraient jamais vos disques !

De plus, le nombre de Français qui échangent de la musique sur les réseaux peer-to-peer semble plutôt limité.

Pour ceux qui téléchargent vraiment, les « vrais » pirates (2,5 % des internautes...) les moyens de contourner les dispositifs légaux existent déjà. Ils prennent la forme des réseaux cryptés, comme Freenet.

string pirate

« Freenet sans aucun doute pourrait rendre cette loi difficile à appliquer, voire impossible à faire respecter », explique son développeur Ian Clarke, qui avait créé le logiciel pour offrir aux dissidents chinois un moyen de s'exprimer sans encourir la répression des autorités pékinoises. Bloquer Freenet coûterait bien plus cher que le préjudice estimé des industries du cinéma et du disque réunies ! La loi Hadopi « pourrait encourager l'utilisation de Freenet en France ».

Quand même une bonne nouvelle sur le front de la musique. Le groupe Kiss arrête la musique tant que les fans continuent à pirater ! Tant mieux, ils ne nous manqueront pas...

Kiss, enfin à la retraite


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Internet tamisé ?

Rien ne va plus pour l'internet.

Le dernier média que les gouvernements ne parviennent pas à contrôler subit depuis quelques semaines les coups de boutoir des censeurs de tout poil.
Filtrage de contenu, épuration de Usenet, purge des newsgroups, surveillance et contrôle du réseau mondial, projet de lois liberticides, tentatives d'imposer des chartes de bonne conduite aux fournisseurs d'accès, liste noire de sites, quotas d'envois d'emails, conservation des données personnelles, etc.

25 ans après « 1984 », nous assistons, en France comme à l’étranger, à la mise en place de solutions effectives qui attaquent de front les bases historiques de l’Internet. Et celles de la liberté d'expression !

« Je suis tout le temps soucieux au sujet de ma fille et d’Internet, bien qu’elle soit trop jeune pour se connecter. Voici ce qui m’inquiète. Je crains que dans 10 ou 15 ans, elle vienne me voir et me dise “Papa, où étais-tu quand ils ont supprimé la liberté de la presse sur Internet.” »

Mike Godwin, de l’Electronic Frontier Foundation, en 1996.

Nous y voilà, justement. Pour Chloé, je me mobiliserais contre ces projets, pour sa liberté, quand elle sera grande.

Contrairement aux premières annonces de son rapporteur général, le Conseil d’État aurait validé l’avant-projet de loi sur la riposte graduée (dit Hadopi, ou Olivennes, ou Création et Internet). Dans son communiqué, la ministre Albanel se « félicite de l’avis favorable du Conseil d’État au projet de loi “Création et Internet” ».

Prenant le contre-pied des propos de la ministre, le journal Les Échos révèle qu'en définitive, il appert que l'avis du Conseil d'État se montrait très critique envers l'avant-projet Hadopi.

Le Conseil d’État dézinguerait des pans entiers du projet de loi du gouvernement :

Le Conseil d’État pointe le texte qui ne prévoit pas l’obligation de graduation dans les mesures mises en œuvre (avertissement par mail, par lettre recommandée, puis suspension de l’accès en cas de défaut de sécurisation de la ligne internet). Chacune de ces étapes demeure facultative et à la discrétion de la Haute Autorité. Cette lacune, énorme, avait été dénoncée dans le passé par les acteurs du Web, mais niée par le ministère de la Culture.

De vrais recours contre l'Hadopi devront se faire devant une autorité judiciaire, et pas administrative, ce qui redonne au juge toutes ses prérogatives fondamentales.

En cohérence avec les vœux de l’Arcep, il demande une entrée pas en vigueur différée du texte.

En cas de transaction (accord entre l’abonné et l’Hadopi), la suspension de son abonnement à l'internet sera d'une durée maximale de trois mois et non plus de six mois comme le prévoyait madame Albanel.

Les mesures de filtrage sont retirées des mains de l'autorité indépendante. Le rapporteur du Conseil d’État n’aura finalement pas été désavoué puisque seul un tribunal « peut ordonner toute mesure propre à faire cesser ou prévenir une atteinte aux droits d'auteur ou droit voisin, occasionnée par le contenu d'un service en ligne ». En clair, pour porter atteinte à la liberté de communication, la liberté d’information, la vie privée, seul le juge judiciaire, le garant des libertés, reste compétent. Et surtout pas à une autorité aussi indépendante, soit-elle ?

L'ISOC France appelle au retrait du texte. Cette émanation de l'Internet Society, pionnier du web américain, estime le projet français « liberticide » (comme le Parlement européen, pour une fois).

Sur la riposte graduée, « un concept magique », l’ISOC « s’insurge contre cette possibilité de déni de justice et demande le retrait de la loi Hadopi car elle est contraire aux droits les plus élémentaires de toute personne, y compris ceux d’un internaute ». L’ISOC dénonce cette succession d’avertissements qui conduit à la sanction sans procès devant la justice. « Il s’agit de renverser la logique de la punition en procédant – avant toute vérification – à la coupure de l’accès à l'Internet du “supposé pirate ».

« Aujourd’hui pour poursuivre un “pirate”, il faut procéder par étape : identification, procès, apport de preuves, etc.… Avec ces nouvelles dispositions, une simple dénonciation auprès de la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) suffira à “contourner” la justice et “autoriser” jusqu’à un an de coupure d'accès à Internet ».

L’ISOC estime qu’« une fois sa connexion coupée (pour un mois, six mois ou un an), l’internaute qui trouverait le procédé arbitraire, pourra faire un “recours de pleine juridiction devant la juridiction administrative compétente”. C’est un type de procès qui permet de faire annuler des décisions de l’administration et éventuellement de toucher un petit dédommagement… quand celle-ci a pris sa décision un peu trop rapidement. Mais, cerise sur le gâteau, la moyenne du temps de décision est de… 21 mois. Presque deux ans ! »

La cellule juridique du groupement parle de « Moyen-âge d’Internet » pour servir « les intérêts d’un petit groupe de personnes (les Majors, etc.) qui, au bout de dix ans, n’a toujours pas compris où se situait la force du Net et pense qu’il faut, avant tout, transformer le Réseau en un “outil efficace et moderne de distribution commerciale” », occultant du même coup « les autres usages ou potentiels du Net ».

Si le filtrage est admis pour traquer les pédophiles, pourquoi ne pas ensuite l'étendre à d’autres sujets ? Par exemple, pour protéger la propriété intellectuelle. Certains représentants des ayants droit de la musique et du cinéma essaient de faire passer cette idée. Du téléchargement illégal d’un film à la diffusion de photos pornographiques de « petites n’enfants », il y a tout de même un gouffre.

L'industrie du disque n'hésite pas à le franchir et réclame l'extension de ces mesures d'exception prises pour lutter contre le terrorisme ou le blocage administratif de contenus pédophiles dans leur répression du piratage. La SPPF et le SNEP considèrent que ces pouvoirs de lutte contre des crimes relevant du Code pénal devraient être utilisés pour défendre leurs propres intérêts financiers.

Le directeur général de la SPPF, Jérome Roger, représentant des producteurs indépendants français, a déclaré que : « les problématiques de l’industrie musicale ne sont pas éloignées de ces autres préoccupations [la pédophilie] qui peuvent paraître évidemment beaucoup plus graves et urgentes à traiter. Bien évidemment, les solutions de filtrage qui pourraient être déployées à cette occasion devraient faire l’objet d’une réflexion à l’égard des contenus, dans le cadre de la propriété intellectuelle ».

Hervé Rony, directeur général du SNEP, le syndicat des majors ajoutait de son côté : « Moi, la question de la pédophilie un, ne m’étonne pas et deux, m’intéresse forcément parce qu’il va bien falloir que Free nous explique que, si c’est possible pour la pédophilie, c’est peut être possible pour des contenus illégaux de musique même si je ne mets pas les deux choses en rapport ! », et de conclure « Il n’est pas nécessaire d’aller chercher le juge tout le temps ».

Free purge le contenu de ses newgroups pour supprimer tout ce qui s'apparente à des fichiers sous copyright.

Trois FAI américains (Time Warner Cable*, Verizon et Sprint) ont accepté de bloquer une liste de sites et de forums de discussions à caractère pédopornographique. En pratique, ils ne se contentent pas de filtrer quelques forums, mais de tout Usenet, l’un des plus anciens protocoles d’Internet, inventé en 1979.
Sous prétexte de traquer la pédophilie, on va donc tout couper à des millions d’internautes. Pour empêcher quelques pédophiles d’agir, on s’en prend à l’infrastructure même du réseau.

Depuis la création d’Internet, les FAI ont toujours refusé de jouer le rôle de gendarme, argumentant qu’ils ne peuvent pas être responsables de tout ce qui est mis en ligne sur le web.

Le projet de filtrage du gouvernement ouvre la porte à toutes les dérives contraires à un État de droit. Il institutionnalise la censure sans le contrôle d'un juge. Les citoyens dénoncent, l'État vérifie, le FAI censure. Aujourd'hui pour la pédophilie, mais demain ?

Pour finir, je reprends un commentaire du site La quadrature du net :

« Comme celui du Parlement européen, de la CNIL et de l'ARCEP, l'avis du Conseil d'État décrit par les Échos confirme en effet les analyses que la Quadrature du Net développe depuis des mois : le ministère de la Culture — et les lobbies qui le contrôlent — a des visées liberticides et pratique une désinformation massive et systématique. »



jingjing

Source : PcINpact, Numerama, La Quadrature du Net, l'avis du Conseil d'Etat, mon dernier post sur le même sujet, et 10 bonnes raisons de refuser la loi Hadopi


* 26 millions de foyers américains abonnés...


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Le surf personnel au boulot augmenterait la productivité

Rien à voir avec le snowboard au travail. Pour l'instant, il ne neige pas assez dans les bureaux.

Selon une étude menée par PopCap Games, la navigation personnelle sur son lieu de travail améliorerait la productivité.

Explication : le surf au boulot aiderait tout simplement l’employé à se relaxer et travailler dans un environnement plaisant. Dix minutes de surf quotidien redonneraient de l'énergie.

Selon cette société, priver ses employés d'internet engendrerait des pertes de productivité pour qui coûteraient chaque année quatre milliards de livres.

Leurs conclusions : employeurs, multipliez les pauses web pour le bienfait de vos salariés, et incitez-les à naviguer sur les sites de vente et de jeux en ligne.

Aujourd’hui, 49 % des personnes interrogées estiment qu’ils obtiennent plus facilement une pause clope qu’une pause web.

71 % des employés qui ont internet au bureau ajoutent se planquer pour regarder des sites pendant leur temps de travail, facteur de stress supplémentaire.

La société Popcap Games surfe sur ces bonnes nouvelles puisqu'elle produit des jeux dits « occasionnels » sur le web. Du coup, ce qui est peut-être bon pour la productivité de votre employeur l’est surtout pour le chiffre d’affaires de cette société...

Source : PCINpact

Un site à voir absolument pour améliorer sa productivité professionnelle...
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Assistance gratuite ?

Les hot-lines des fournisseurs d'accès à l'internet ont mauvaise presse, à juste titre.

À l'heure où Free annonce racheter Alice, force est de constater que près d'un million d'abonnés supplémentaire ne risque pas d'arranger les choses.

La réputation, justifiée, de Free repose sur des technologies de pointe que sont loin de proposer ses concurrents. Lorsque cela fonctionne bien, c'est de la balle. Malheureusement, au moindre problème technique, inutile de chercher à les contacter. Si vous n'avez besoin de rien, leur assistance vous apprendra à vous en passer...

Depuis quelques semaines, mon téléphone n'affiche plus la présentation du numéro de l'appelant. Vraiment agaçant, d'autant plus que j'ai activé le service qui délivre un message pour refuser les appels masqués pour ne plus recevoir d'offres commerciales alléchantes...

Je cherchais sur leur site une aide pour rétablir la fonction qui semble-t-il s'est désactivé d'une façon ou d'une autre. Rien, bien entendu. N'ayant pas vraiment envie de dépenser 0,34 €/minute pour m'entendre répondre qu'ils ne savaient pas de quoi cela provenait, j'opte pour l'option chat. Après trois minutes d'attente, un conseiller se connecte. J'expose mon problème.

Regardez cette copie d'écran, c'est ubuesque...

Incroyable, non ?

Mon problème reste entier.

Pour mémoire, en cas de déconnexion de l'ADSL, chez Free, une seule manoeuvre : débrancher sa Freebox, attendre l'affichage du chenillard vert, puis rebrancher. Répéter l'opération cinq fois de suite pour procéder à la restauration complète de la synchronisation.

Si à la suite de cette manipulation, la connexion n'est pas rétablie, patientez... Ça reviendra tout seul. Inutile de dépenser votre argent en les appelant...

Et restez zen !
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Wimax pour tous en 2012

La Commission européenne a annoncé le 25 mai l’ouverture de la bande de fréquences 3400-3800 MHz pour le Wimax mobile.

Le Wimax (Worldwide Interoperability for Microwave Access) est une technologie wi-fi à grande distance, plus performante que le réseau 3 G.

Elle permettra d’accéder à l'Internet depuis n’importe où. Le rayon de couverture des antennes porte à 70 km en très haut débit 20 Mb/s (Mégabits par seconde) en milieu urbain, et jusqu’à 70 Mb/s dans les champs.

On pourra, en théorie, surfer sur le web de la même façon que lorsque l'on se déplace avec son téléphone cellulaire, à condition de disposer de l'abonnement correspondant.

En France, Free possède la seule licence Wimax nationale. Le fournisseur d'accès rachèterait le FAI Alice pour ne pas se laisser distancer par ses concurrents, Orange et Neuf Telecom. Il s'agit d'une première pour Free qui privilégiait jusqu'à présent la croissance interne par le recrutement de nouveaux abonnés et se refusait à toute opération de croissance externe. L'abandon de la quatrième licence 3G et le rapprochement de SFR et de Neuf Cegetel risquaient de les marginaliser. Free paierait aux alentours de 800 millions d'euros, contre 1,2 milliard demandé par Telecom Italia. Avec les 954000 abonnés d'Alice, Free redeviendrait numéro 2 du marché français. À eux deux, Free et Alice détiennent 26 % de parts de marché contre 21,5 % pour Neuf-SFR.


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Alice han han !


Intel prépare des puces Wimax sur ses nouveaux processeurs Centrino 2.

Disponible au plus tard le premier janvier 2012.

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Charte « confiance en ligne »

Le gouvernement veut filtrer le web français. Vieux rêve de tous les pouvoirs qui se respectent...

PC INpact révéle que le gouvernement propose aux différents acteurs du net français (fournisseurs d’accès, opérateurs mobiles, principaux éditeurs de contenus...) de ratifier d'ici le mois de juillet une charte pour la « confiance en ligne ».
Ce document, d'apparence anodine, jette les bases d’un filtrage du réseau en France, comme en Chine, au Vietnam, à Cuba et les démocraties du Moyen-Orient...
Le but de la charte, sous couvert d'améliorer la sécurité des internautes et protéger les mineurs des contenus pornographiques et pédopornographiques, implique des recommandations informatives ainsi que des actions techniques de filtrage.
Si certains des engagements mettent l'accent sur les questions de sécurité (anti-virus, phishing) et les problèmes du spam, le texte prévoit des mesures inquiétantes pour l’avenir du web français.
S’ils signent, les grands acteurs du Web devront apporter tout leurs concours et l’art technique pour nettoyer le web français.
  • Pour lutter contre le spam, les FAI devront imposer des quotas d’envois et du filtrage,
  • Pour renforcer la sécurité, les FAI fourniront des équipements réglés par défaut sur un niveau de sécurité élevé (selon quels critères ?) puis bloquer les utilisateurs « mettant en jeu la sécurité du réseau »,
  • Augmenter la modération des contenus, multiplier les avertissements et les rappels légaux en direction des internautes.
  • Supprimer les contenus passifs (non mis à jour, sans modération, sans édition, ajout ou suppression) depuis trois mois. On se demande bien pourquoi ?
  • Empêcher les mineurs d'accéder aux sites pour adultes, notamment pornographiques,
  • Conserver les données personnelles de leurs abonnés, afin de pouvoir les identifier en cas de requête judiciaire,
  • Dénoncer aux autorités tout contenu, comportement ou discours illégal (pédopornographie, incitation à la haine raciale, discrimination ou le négationnisme) et pourquoi pas les fichiers protégés par les droits d’auteur...
  • Répondre aux injonctions judiciaires d’identification des internautes. Les majors n’auraient plus besoin de passer par un juge pour connaître l'identité d'un internaute qui télécharge illégalement.
PC INpact précise que les engagements de la charte restent dans les limites du cadre réglementaire et législatif existant. Et d'éviter par tous les moyens de passer devant le Parlement pour débattre de ces questions.
La réponse de la ministre de l'Intérieur à PC INpact
Pour Christophe Espern, cofondateur de la Quadrature du Net « Le but du pouvoir exécutif français n'est pas de lutter efficacement contre la criminalité avec des mesures adéquates, car nécessaires, appropriées et proportionnées. Il s'agit de contrôler par tous les moyens le seul média libre qui ne lui obéit pas. Il y a quelque chose d'odieux à utiliser la lutte contre la pédopornographie comme alibi à Big Brother. Les services de police concernés ne demandent pas de telles mesures. Parler de “confiance en ligne” dans ce contexte relève de la Novlangue. »
Le site publiera prochainement un guide de formation aux techniques d'anonymisation et de chiffrement permettant aux citoyens de se protéger de l'arbitraire numérique.


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A lire, les nouveaux méthodes de flicage
La Quadrature du Net

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10 bonnes raisons de dire NON à la loi Hadopi !

Un article que j'ai trouvé sur l'excellent site Numerama. La démonstration s'appuie de plus sur l'intérêt économique de l'opération. Le dispositif prévisionnel coûterait 31 millions d'euros par an au contribuable français... Sans compter l'affranchissement des lettres recommandées !


Société 2.0 -

La loi Hadopi, rebaptisée "Loi Création et Internet", prévoit de mettre en place une Haute Autorité chargée d'avertir d'abord et de sanctionner ensuite les internautes qui ne respecteraient pas les droits d'auteur sur Internet. Selon un sondage réalisé récemment par l'industrie, 74 % des Français seraient favorables à ce système de riposte graduée plutôt qu'à la loi actuelle. Numerama liste 10 raisons non exhaustives pour lesquelles il est impératif de rejeter la loi Hadopi. Piratez-les sur votre blog, sur les forums et dans vos mails !





1. Elle ne vise pas les pirates !


La loi ne sanctionne pas le fait de télécharger ou de mettre à disposition sans autorisation des oeuvres protégées par le droit d'auteur. Elle crée en fait un nouveau délit, le "fait, pour la personne titulaire d'un accès à des services de communication au public en ligne (un accès à Internet, ndlr), de ne pas veiller, de manière répétée, à ce que cet accès ne fasse pas l'objet d'une utilisation à des fins de reproduction, de représentation, de mise à disposition ou de communication au public d'oeuvres ou d'objets protégés par un droit d'auteur ou par un droit voisin sans l'autorisation des titulaires de droits lorsqu'elle est requise". Or pour vérifier que l'abonné n'a pas "veillé" à ce que son accès ne soit pas utilisé pour pirater, la Haute Autorité ne pourra s'en remettre qu'à une seule présomption : le fait que l'accès a été en fait utilisé pour pirater. Peu importe que ça soit par l'abonné lui-même ou par ses enfants, son ex-compagne ou un voisin de passage. La loi crée donc une responsabilité du fait d'autrui qui serait une première dans le système juridique français. L'article 1384 du code civil prévoit bien la responsabilité du fait d'autrui, mais uniquement dans des cas où le tiers coupable est jugé incapable (les mineurs par exemple), ou est placé dans une situation de subordination par rapport à son responsable.


2. Elle crée une présomption irréfragable de culpabilité


La loi impose aux abonnés à Internet de protéger leur accès à Internet, par exemple en utilisant les moyens de filtrage proposés par leurs FAI, et dont la liste sera communiquée par la Haute Autorité. Mais comment un abonné qui a mis ces moyens de filtrage en place pourra-t-il prouver sa bonne foi s'il est accusé du contraire ? Comment prouver qu'à une heure donnée, un jour donné, le mécanisme de filtrage était bien activé sur l'ordinateur de l'accusé ? Ca n'est plus la présomption d'innocence qui préside, mais une présomption de culpabilité qui ne pourra en aucun cas être renversée. La loi Hadopi bafoue les droits de la défense en feignant d'ignorer que ces droits, dans les faits, ne pourront jamais être exercés.


3. Elle est déjà obsolète.


Puisqu'il n'est techniquement possible que de trouver l'adresse IP de ceux qui partagent les oeuvres et non de ceux qui les téléchargent depuis des serveurs distants, le projet de loi Hadopi ne vise de fait que le P2P dans son dispositif. Or aujourd'hui le piratage se produit au moins autant sur les serveurs de newsgroups et les sites de téléchargements et de stockage comme RapidShare, dont les utilisateurs sont mis à l'abri de toute procédure. De plus, les nouvelles générations de réseaux P2P sont conçues de façon à masquer l'adresse IP des utilisateurs qui partagent des fichiers, ou à ne pas pouvoir associer de façon certaine une adresse IP à un contenu partagé. Sachant qu'il est toujours politiquement beaucoup plus facile de créer une Autorité administrative que d'en démanteler une, est-il utile d'aggraver la charge publique par une énième Haute Autorité qui sera très rapidement incapable de travailler, ou de façon tellement anecdotique que son efficacité sera nulle ?


4. Elle interdit même le P2P légal.


Il n'existe et ne peut exister aucune base de données des oeuvres protégées par les droits d'auteurs. Donc le père de famille qui veut sécuriser son accès à Internet conformément aux obligations disposées par la loi Hadopi devra bloquer l'ensemble du P2P sur sa ligne, car aucun filtre ne pourra bloquer uniquement les téléchargements et uploads d'oeuvres protégées. De fait, c'est donc l'ensemble du P2P légal qui est mis au banc par le projet de loi. Il y a fort à parier qu'en plus, les FAI qui devront communiquer une liste d'outils de filtrages "efficaces" proposeront des outils qui bloquent automatiquement tous les logiciels d'échange comme eMule, BitTorrent et consorts.


5. Elle nécessite un fichage contraire à la jurisprudence de la CNIL


Pour mettre en oeuvre la riposte graduée, la Haute Autorité devra connaître l'historique des éventuels messages d'avertissement envoyés auparavant aux abonnés. Elle doit donc conserver les données d'infraction pendant une période longue. Si l'abonné est sanctionné par la suspension de son abonnement à Internet, son nom doit être inscrit pendant un an dans un registre communiqué aux fournisseurs d'accès à Internet, qui ont l'obligation de le consulter avant toute ouverture d'accès. Si le nom du client y figure, l'abonné ne peut pas s'inscrire. Or par le passé, la CNIL n'a autorisé ce type de fichage qu'à la condition expresse que le nom de la personne soit retiré dès lors que le dommage qu'il a causé est réparé (un remboursement d'impayé pour être retiré du fichage de la Banque de France, par exemple). Or ici, le fichage reste actif pendant un an, sans que l'abonné n'ait la possibilité de mettre fin au dommage qu'il a causé par sa négligence.

On notera aussi que la conservation des données qu'implique la mise en oeuvre de la riposte graduée est équivalente à celle imposée aux FAI pour les besoins de la lutte contre le terrorisme. De quoi se poser des questions sur la proportionnalité du mécanisme au but poursuivi.


6. Elle crée une justice à deux vitesses, selon que vous serez puissant ou misérable.


La Haute Autorité chargée de mettre en oeuvre la riposte graduée avertira et sanctionnera les internautes qui ont partagé illégalement des oeuvres protégées par le droit d'auteur. Mais quelles oeuvres ? Elle n'agira que sur la base de relevés effectués par les ayant droits eux-mêmes, c'est-à-dire par ceux qui ont la puissance financière pour effectuer un contrôle et un relevé des adresses IP sur Internet pour protéger leurs oeuvres. En clair, les majors du disque et du cinéma. Les petits labels ou les artistes indépendants seront de fait exclu du mécanisme de défense de leurs droits prévu par la loi Hadopi, quand bien même leurs oeuvres seraient piratées massivement.


7. Elle encourage la politique de l'autruche.


Il suffit de regarder le contenu des accords de l'Elysée pour voir que les industries culturelles estiment qu'elles n'ont pas à améliorer l'attractivité de leurs offres légales tant que la riposte graduée prévue par la loi Hadopi n'est pas effective. C'est-à-dire, au mieux, pas avant le premier trimestre 2009. Et encore, en fait, bien après, puisque l'accord prévoit un délai d'un an à compter de la mise en oeuvre effective de la riposte graduée. Au moins si la loi Hadopi était rejetée, les industries culturelles se décideraient peut-être enfin à se donner un grand coup de pied dans le derrière pour proposer aux consommateurs ce qu'ils attendent. C'est la base de tout commerce.


8. Elle a été jugée contraire aux droits de l'Homme par le Parlement Européen


Comment, alors qu'elle sera présidente de l'Union Européenne, la France peut-elle ignorer une sanction aussi lourde du Parlement européen ? Le 10 avril 2008, les eurodéputés ont voté une résolution qui "invite la Commission et les États membres à éviter de prendre des mesures qui entrent en contradiction avec les libertés civiques et les droits de l'homme et avec les principes de proportionnalité, d'efficacité et de dissuasion, telles que l'interruption de l'accès à l'Internet."


9. Elle ne sera pas plus efficace que la loi DADVSI votée il y a trois ans.


Nulle part au monde les tentatives de dissuasion et de répression n'ont fait baisser le nombre de contenus piratés et surtout n'ont fait grimpé le nombre de CD et DVD vendus. Dix ans après l'arrivée de Napster, il est peut-être temps de changer enfin de stratégie.


10. Elle coûtera extrêmement cher à mettre en oeuvre pour l'Etat


Lors des Assises du numérique, le président de l'Autorité de Régulation des Mesures Techniques et probable futur président de l'Hadopi s'est dit prêt à mettre en place "un processus de traitement automatisé permettant l’envoi de 10 000 messages d’avertissements par jour". 10.000 messages par jours, ce sont 3,65 millions de messages par an. Pour les envoyer, il faut connaître l'adresse IP de l'abonné, et demander l'adresse e-mail correspondante au FAI. L'arrêté du 22 août 2006 pris en application de l’article R. 213-1 du code de procédure pénale prévoit que l'identification d’un abonné ADSL et de son fournisseur d’accès internet donne lieu à une indemnité forfaitaire de 8,50 euro par IP. Soit un coût global de 31 millions d'euros par an, auquel doivent s'ajouter les frais postaux d'envois de lettres en recommandé exigées au minimum lors du deuxième avertissement, les frais de relevés des infractions, les frais de conservation des données, et les frais de fonctionnement administratifs de la Haute Autorité.

Pour que l'Hadopi ne creuse pas le déficit budgétaire de l'Etat, elle devra donc générer en retour au moins 31 millions d'euros de recettes fiscales chaque année par l'augmentation supposée des ventes sur les plateformes légales. Rapide calcul. Un MP3 vendu 0,99 euros sur Internet rapporte à l'Etat 16 centimes d'euros de TVA. Pour aller à l'équilibre, il faudrait que les Français achètent environ 194 millions de titres par an en plus de ceux qu'ils achètent déjà - ce qui suppose au passage qu'ils n'achètent pas sur iTunes, où la TVA bénéficie au Luxembourg. A titre de comparaison, les ventes de musique sur Internet en France au premier trimestre 2008 ont rapporté à l'industrie moins de 7 millions d'euros HT. On veut bien croire en faisant un effort à une augmentation des ventes consécutive à l'adoption de la loi Hadopi, mais à ce point ?




Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com


Lire la décision du Parlement européen sur le sujet Rapport CULT

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Internet : 2001-2010

Rien à voir avec l'écrivain de science-fiction Arthur C. Clarke, auteur de son Odyssée de l'espace.

Une question se pose avec de plus en plus d'acuité : l’internet comme nous le connaissons depuis l'avènement de l'ADSL en 2001 explosera-t-il en 2010 ?

Jim Cicconi d’AT&T en est persuadé : « Nous allons être confrontés aux limites de la capacité physique de l’internet ».

En cause, la demande en bande passante, due aux sites de partage de vidéos, comme YouTube et Dailymotion entre autres, qui ne cesse de s'accroître. Leur consommation représenterait 80 % du trafic de l’internet d’ici à 2010. Les infrastructures actuelles s’essouffleront faute de solutions à ce problème.

La question grandissante de la neutralité du Web se profile. Aussi bien Google que mon blog ou n'importe quel autre site sont considérés comme égaux sans qu'aucune restriction s'applique.

Derrière ce discours alarmiste (non, l'internet ne disparaîtra pas..., vous imaginez la catastrophe, sinon ?), il s'agit surtout d'une tentative d'augmenter l'addition que doivent acquitter les utilisateurs...

AT&T, comme les autres opérateurs américains, envisage de décongestionner le réseau en proposant un internet à deux vitesses : un pour ceux qui paient, rapide et illimité, et un autre pour les « pauvres », gratuit, poussif et limité.

Les problèmes de bande passante seraient ainsi résolus, les sites les plus importants prenant toute la place jusque-là dévolue à tout le monde sans distinction.

Autre option : ces mêmes opérateurs américains envisageraient de facturer à leurs des abonnements en fonction de leur consommation réelle de bande passante. Nous assisterions alors au retour des comportements oubliés depuis la disparition des modems 56 K : la connexion illimité et permanente au web...

En France, l'ARCEP (Autorité de régulation des Communications électroniques et des Postes) publiait vendredi dernier les résultats du premier trimestre 2008. Avec 674 000 abonnés supplémentaires, la France progresse de 4,3 % par rapport au trimestre précédent et totalise désormais 16,225 millions de foyers connectés au haut débit.
La progression s'infléchit au fur et à mesure que s'accroît le taux d'équipement. Encore de 30 % par an au début 2007, elle n'atteint plus que 19 % aujourd'hui.

Lorsque tout le monde sera équipé et que les FAI français auront achevé leur restructuration, gageons que l'idée d'augmenter leurs tarifs ne manquera pas de les effleurer...

I know internets


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La loi Hadopi au tapis ?

Si le Conseil des ministres examine ce mois-ci le projet de loi visant à lutter contre le piratage (loi Hadopi), le Parlement n'en débattra pas avant la rentrée, a déclaré la ministre de la Culture. Confrontée à une avalanche de critiques sur tous les fronts, elle exclut pour la première fois que la loi soit présentée en procédure d'urgence comme la loi DADVSI. Trois ans après, le gouvernement poursuit dans cette voie répressive avec pour priorité la chasse au pirate.

Le gouvernement avait demandé un avis au Conseil d'État sur le texte. Il vient de remettre son projet. Les changements qu'il propose d'apporter dénaturent la portée de la loi.

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Une loi qui va se retrouver en slip vite fait..


Une nouvelle commission, composée d'un membre du conseil d'État, de la Cour de cassation et de la Cour des comptes, sera seule apte à décider de sanctions en cas de violation des droits d'auteur.

Avant de pouvoir appliquer toute sanction, l'envoi d'une lettre recommandée au propriétaire de la ligne devient obligatoire.

Cette personnalisation va alourdir les procédures et les frais de fonctionnement de la commission. Cela réduira le nombre de dossiers qu'elle pourra traiter chaque année, et diminuera l'efficacité économique de la loi.

Il introduirait dans le dispositif de riposte graduée une amende pécuniaire d’un montant maximum de 5000 euros (on est loin des 300000 € d'aujourd'hui...)

Les sanctions devront être motivées et pourront faire l'objet d'un appel.

L'Hadopi devra fournir la liste des moyens permettant de sécuriser une connexion Internet. Si les pirates emploient des méthodes non prévues dans cette liste, le propriétaire de la ligne n'en sera pas responsable. Bon courage pour faire la preuve de la sécurisation permanente.

Le Conseil d’État demande que le passage autorisant le filtrage de masse des réseaux soit écarté du texte, pour un examen ultérieur.

En résumé, seule une autorité judiciaire peut porter atteinte à une liberté fondamentale comme la liberté de communication.

Le gouvernement se retrouve face à un projet de loi rejeté par certains de ses membres, par le Parlement européen, par le régulateur des télécoms, par la CNIL, par des députés, et enfin par le Conseil d'État. Encore un dispositif mal ficelé... Amateurs !

Source : PC Impact

Pour mémoire, une interview du regretté Fred Chichi, le guitariste des Rita Mitsouko. Voilà ce qu'il disait à propos du téléchargement sur internet quelque temps avant sa mort.

R & F :
Que pensez-vous du problème du téléchargement ? Ça vous touche ? Vous vivez de votre musique...


Fred Chichin :
Je crois que ça a un peu bon dos, parce que je pense qu'il n’y a pas tant de téléchargements que ça.

R & F :
Vous faites partie de ceux qui pensent que quand les disques se remettront à être bons, les gens reviendront les acheter ?


Fred Chichin :
Jais, je pense que les gens ne s'achètent pas tant de disques que quand les disques ne sont pas bons.
Les gens du métier, ils s'angoissent là-dessus et ça leur évite de se demander pourquoi ils ne vendent pas de disques, ils mettent tout sur le dos d'internet. C'est tellement plus simple.
Je connais plein de gens qui téléchargent, mais qui jettent. Ils veulent juste voir parce que c'est gratuit. Il y en a qui écoutent et qui vont acheter, d'autres qui gardent, mais de toute façon, ils n'auraient pas acheté le disque. Ce n'est pas du vol, ce sont des gens qui l'écoutent parce que c'est gratuit.
C'est la différence : s'il fallait payer, ils ne le prenaient pas, donc ce n'est pas un client qu'on perd, faut pas rêver. Il ne faut pas flipper, quand même.

Catherine Ringer :
Et puis de notre côté, on ne fait pas de la musique que pour vendre.

Fred Chichin :
Tout de même, faut arrêter de dire qu'on fait de la musique pour l'air du temps. C'est vrai que ça doit se vendre parce qu'il faut payer le studio, les magasins, les vendeurs. Alors, on arrête avec ça. Je voulais simplement dire que pour internet, ils exagèrent.


Le Vatican interdisait sous peine d'excommunication et de prison de faire sortir une seule portée du « 
Miserere d'Allegri
 
» de la Chapelle Sixtine. Mozart, âgé de quatorze ans, l'entendit deux fois et le recopia de tête. Aujourd'hui, Mozart serait un pirate.

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Parés à l'abordage ?

Le vote de la loi anti piratage, dite « loi Hadopi », du nom de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet, se précise.

Nous assistons à de nombreuses critiques, précises et très argumentées de la part des professionnels du secteur informatique.

Les conclusions de la commission « Olivennes » se présentent plus que jamais comme un cadeau à une industrie sectorielle.

Le projet de loi prévoit d’instaurer « la riposte graduée » : après plusieurs avertissements, l’internaute pris la main dans le téléchargement illégal verrait son abonnement coupé (tout en continuant à le payer).

Le Parlement européen votait le mois dernier une motion s’opposant à la riposte graduée. SVM propose une pétition en ligne pour alerter le législateur sur les dangers de la loi.

Les acteurs du web ont déjà fait état de leur mécontentement par rapport à cet avant-projet de loi. L’Arcep, le régulateur des télécoms, monte aussi au créneau. Selon les Échos du 28 mai, l’autorité de régulation aurait rendu au gouvernement un « avis qui critique plusieurs aspects du projet de loi ».

L’Arcep confirme que la loi Hadopi risque de se mettre en contradiction avec les textes existants. En effet, une coupure de l’abonnement à l’Internet entraînerait aussi celle du téléphone (et de télé, mais il n’y a que dalle…). Avec les offres « Triple-Play » (Internet, télévision et téléphone) offertes par la plupart des FAI, plus de téléchargement = plus de téléphone
Or, l’Arcep rappelle que les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) doivent « assurer de manière permanente et continue l’exploitation des services de communications et [...] garantir un accès ininterrompu aux services d’urgence. À défaut, le FAI s'exposerait à des sanctions administratives et pénales. »

Et pan !

Par ailleurs, l’Arcep fait remarquer que les fournisseurs devront engager des frais supplémentaires pour stocker les données de connexion des abonnés, exigé par le projet de loi Hadopi, sans percevoir de compensation financière, ce qui serait contraire à la jurisprudence.

Du côté des « ayant droits », la fameuse Société civile des producteurs phonographiques (SCPP) s’accroche à cet immense cadeau de la part de leur principal négociant, l’ex-président de la Fnac, Denis Olivennes.

La SCPP affirme que la surveillance serait limitée « aux œuvres musicales et cinématographiques, et elles seules », et que la loi Hadopi n’instaurera pas un flicage généralisé.

L’avant-projet, tout comme le rapport Olivennes, dit cependant le contraire, notamment pour des raisons techniques, comme le démontre le site PC Inpact.

En résumé, on peut… Big Brother will watching you !


ctrl+esc

Pour étayer ses arguments, la SCPP s’appuie sur un sondage commandé spécialement à l’institut Ipsos :
  • 74 % des Français seraient ainsi favorables au projet de loi anti piratage,
  • 90 % indiquent qu’ils arrêteraient de télécharger après deux avertissements.

Pascal Nègre, PDG d’Universal, et Hérault de la lutte contre la piraterie fanfaronne : « Ses opposants avancent que la loi serait liberticide, que les sanctions qu’elle prévoit sont disproportionnées et inefficaces. Les Français voient les gens autrement. Les gens sont prêts à s’arrêter si on siffle la fin de la récré. »

Par ailleurs, 80 % des sondés n’ont jamais téléchargé de contenu illégal, vraie surprise du sondage.

Une minorité d’internautes provoquerait à elle seule l’effondrement de l’industrie du disque. « Chaque mois qui passe, c’est 10 à 15 % de chiffre d’affaires qui s’envole pour la filière musicale », ajoute Pascal Nègre. Pourtant, les nouveautés CD se vendent toujours plus de 16 € à la Fnac…

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) émettrait aussi un avis critique (non confirmé, puisqu’il faut attendre la présentation de loi). Il concernerait le principe de proportionnalité entre, d’un côté, le respect du droit de propriété des ayants droit et de l’autre l’atteinte à la vie privée (surveillance des réseaux, collecte d’adresses Internet, coupure d’accès pour les fautifs, etc.). La Commission considère qu’« il y aurait un déséquilibre non tolérable entre ces deux droits de portée constitutionnelle ».

Une fois la loi votée, vous deviendrez plus que jamais responsable de votre connexion Internet. Le mécanisme de la riposte graduée vise le propriétaire de la ligne, et non le pirate lui-même. Ça, ça me choque. Et vous ?

Je fais partie des 80 % de Français qui ne téléchargent pas. Mais je ne veux pas qu’on vienne mettre le nez dans mes affaires, dans ma connexion internet.

Vous possédez un réseau wi-fi ouvert ? Quelqu'un l'utilise pour pirater le dernier Céline Dion ? Peu importe le vrai coupable, vous serez le responsable.

Dans l’esprit de ceux qui veulent faire passer cette loi, après le premier avertissement, les propriétaires de réseau pourront toujours le sécuriser.
MacBidouille démontre les difficultés pour protéger sa ligne.

Les réseaux wi-fi sont verrouillés en majorité par une clé Wep, 64 ou 128 bits, une technologie de cryptage obsolète. Si cela vous empêche d’accéder à l’internet pour relever vos mails lorsque vous vous trouvez dans la rue avec votre iPhone, un hacker n’a même pas besoin d’être motivé pour casser cette clé. Il lui faudrait quatre minutes.

De nouveaux outils en développement rendront bientôt la sécurisation des réseaux bien plus compliquée, pour ne pas dire impossible pour peu que vous tombiez sur un pirate décidé.

Et si le danger venait d’outre-Atlantique ?


Les Majors, ce sont surtout des sociétés yankees. Alors, on cogite fort là-bas pour sauver ce qui peut encore l’être de ce gros gâteau.
Le Congrès américain met au point un plan secret pour combattre le piratage, l'Anti-Counterfeiting Trade Agreement (ACTA).

L'ACTA prévoirait la création d'une force d'intervention chargée de surveiller les réseaux avec laquelle les FAI des pays signataires seraient contraints de collaborer. L’ACTA créerait un délit de « facilitation de violation des copyrights », qui permettrait d'incriminer les sites recensant les liens Bitorrent, The Pirate Bay entre autres.

Conçu par la responsable républicaine au commerce Susan C. Schwab, l'ACTA serait négocié en partenariat avec l'Union européenne et la Suisse. Les autres pays seraient fortement invités à adhérer au dispositif. Sinon, ils les envahissent ?

Le projet de loi doit être présenté le 11 juillet devant le conseil des ministres puis devant le Sénat en juillet.

Signer la pétition SVM

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Le contribuable paiera

Deux avertissements avant la colle
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Planetarium

L'Eglise a toujours éprouvé des difficultés avec la science.

Rappelons-nous Copernic et Galilée, humiliés par l'Inquisition en raison de leurs théories hérétiques (non, la Terre n'est pas plate...), ou de Giordano Bruno, brûlé vif, coupable d'imaginer un univers infini, peuplé d'une quantité innombrable de mondes identique au nôtre.

Les créationnistes américains n'acceptent toujours pas la théorie de Darwin sur l'évolution.
Pourtant, les choses évoluent. Le Vatican, par l'intermédiaire du directeur de l'Observatoire d'astronomie, prenait récemment tout le monde de cours en avouant sa croyance dans les extra-terrestres.

J'ai trouvé une animation de nature à nous repositionner dans l'univers.


Lorsque l'on connaît la propension de l'Eglise à placer l'homme et la Terre sur un piédestal dominant le reste de l'univers, on se sent tout petit en regardant cette leçon d'humilité...

Quatre siècles pour admettre que l'homme n'est pas forcément le centre de l'univers. Encore quatre et l'Eglise catholique reconnaîtra le droit de baiser sans procréer.

En supplément, un panorama d'une nuit étoilée...
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Le wi-fi encore sur la sellette

Vers la fin du wi-fi gratuit dans Paris ?

Début avril, la Bibliothèque nationale de France décidait de ne pas proposer de connexion à l’Internet en wi-fi ses salles de lecture. Officiellement pour des raisons techniques, mais selon les syndicats, il s'agissait surtout d'appliquer le principe de précaution face aux risques engendrés par le rayonnement électromagnétique.

La Bibliothèque universitaire Sainte-Geneviève décide de débrancher ses bornes, en vertu d'un moratoire sur le wi-fi adopté le 18 octobre 2007 par le Comité d'hygiène et de sécurité de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris.

Ces décisions font suite à l'exercice par un employé de son droit de retrait. Dans un courrier envoyé à sa direction, il expliquait le 12 mai dernier souffrir « de violents symptômes » tels que « céphalées, troubles de l'équilibre, affaiblissement généralisé, stress, troubles ophtalmiques… » depuis la mise en place de l'Internet sans fil.
Il met ces troubles sur le compte de sa « situation de surexposition prolongée aux champs électromagnétiques du wi-fi ».

Mais pas du tout sur le compte de la nouvelle interdiction de fumer dans les lieux publics, génératrice des mêmes symptômes pour les accros du tabac… La lecture prolongée, le travail, provoque aussi ce genre de troubles… Encore une feignasse de fonctionnaire qui a trouvé une bonne excuse pour ne pas bosser…

Deux associations, Agir pour l'Environnement et Priartem, s'alarment au sujet des connexions wi-fi proposées dans le TGV Thalys depuis la semaine dernière.
D’après eux, « On voit se multiplier les occasions d'exposition au wi-fi alors qu'aucune étude scientifique n'a été réalisée au préalable, note Stephen Kerckhove, responsable d’Agir pour l'Environnement. Et on nous annonce des bornes dans chaque wagon. »

Thalys affirme que la puissance des antennes wi-fi embarquées à bord du train émettait des ondes bien plus faibles que celles générées par le WiFi domestique ou encore les téléphones GSM, d’après une étude sur le sujet commandée auprès d'un laboratoire néerlandais.
Les associations rétorquent que la plus grande vitesse aggraverait la « pollution électromagnétique ».

Le Centre de recherche et d'information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem) recommande de positionner les points d'accès en hauteur, plus haut que la taille d'un homme. « Cela pour limiter l'exposition des personnes et augmenter le rayon de couverture ». Le Thalys contient une antenne WiFi par voiture, dans le faux plafond à une hauteur supérieure à deux mètres, conformément aux recommandations.

Les ondes propagées par le wi-fi seraient pourtant moins puissantes que celles émises par les fours à micro-ondes. Une invention présente dans toutes les cuisines du monde entier, responsable, comme chacun sait, d’une hécatombe parmi les ménagères ménopausées…

Les ministères de la Santé et de l'Écologie ont récemment demandé à l'Agence française de Sécurité sanitaire de l'Environnement et du Travail (Afsset) un rapport sur les rayonnements non ionisants et notamment sur le wi-fi. Il devrait être rendu public d'ici la fin de l'année.

Connaîtrons-nous le fin mot de l’histoire ?

Dans la foulée, l'Arcep lance une consultation publique sur la mutualisation des réseaux de fibre optique dans les immeubles avec pour objectif d'éviter de transformer nos trottoirs en gruyère. Elle souhaite réglementer dès juillet le développement de l'internet à très haut débit en France.

L'enjeu de cette consultation est d'instaurer un dispositif qui oblige le premier opérateur à raccorder un immeuble de donner accès à son réseau aux autres.

Source : Yahoo

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Clavier "Q" erty... (MAJ)

Les claviers anglais plus sales que leurs WC !

Les claviers d'ordinateurs britanniques abriteraient plus de bactéries dangereuses pour la santé que la moyenne des sièges de chiottes, selon une enquête scientifique publiée jeudi par le magazine de consommation « Which? Computing ».


clavier-apple-cra-cra

Ils avaient déjà réalisé la même étude pour leur téléphone cellulaire l'an passé, tout aussi dégoûtants que leurs toilettes. Décidément, l'hygiène de ces gens laisse à désirer...

Un biologiste a examiné au microscope (électronique à balayage ?) plus de 30 claviers dans un bureau londonien « représentatif ». Il « a trouvé que certains abritaient des bactéries qui présentaient un risque élevé de rendre malade leur utilisateur », explique-t-il sur son site internet.

Sur l'échantillon, quatre claviers présentaient un danger pour la santé, l'un d'eux était « cinq fois plus sale qu'un siège de toilette analysé pour fournir une comparaison ». Le clavier le plus sale dépassait de 150 fois la limite (laquelle ?) du nombre de bactéries néfastes. Celles retrouvées sur ces claviers pouvaient notamment causer des symptômes d'intoxication alimentaire.

En cause, la fâcheuse habitude de manger à son bureau (mais la bouffe est tellement dégueulasse dans les restos en Angleterre...). Ces résidus alimentaires sont propices au développement de millions de bactéries. Ou pour ceux qui déjeunent normalement, ne pas se laver les mains après être allé aux toilettes... Charmant !

À mon travail, vous verriez le nombre de collègues qui sortent des toilettes sans ce geste d'hygiène élémentaire. Par contre, ils sont tous très polis, car ils vous serrent la pogne spontanément pour vous saluer...

Plus de la moitié du panel de 4000 personnes interrogées reconnaît nettoyer son clavier moins d'une fois par mois. « La plupart des gens ne pensent pas à la saleté qui s'accumule sur leur PC, mais si vous ne nettoyez pas votre ordinateur, cela revient à manger votre repas sur des toilettes », avertit Sarah Kidner, rédactrice en chef de « Which? Computing ».

Quant à moi, mes toilettes sont propres, vous pouvez vous asseoir dessus, mais pas allez jusqu'à y manger...

300 000 Français vivent en Angleterre. No comment !



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Bon courage, Mesdames...



J'ai trouvé sur l'internet une solution (qui nous vient d'Australie...) pour aider nos compatriotes à survivre aux toilettes les plus sales d'Europe. Surtout les dames d'ailleurs...





Le « truc » pour réussir cet exploit et en coller partout sur la lunette comme les garçons...

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Source : Les 400 culs

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La mouise...

L'Union européenne vient décidément à notre rescousse... Je m'étais ému en janvier dernier des décisions à l'emporte-pièce de notre président du pouvoir d'achat. Heureusement, de vrais libéraux veillent au sommet de l'édifice européen.

La commissaire européenne à la Société de l'information, Viviane Reding, trouve contre-productive l’idée de la création par Nicolas Sarkozy d'une taxe Internet pour compenser le manque à gagner dans l'audiovisuel public.

Le lobbying de la Fédération française des télécommunications chauffe. Dans une étude qu’elle a commanditée, deux éminents juristes (Guy Carcassonne et Gilbert Parleani) concluent que « le recours à une taxe de ce type présenterait un risque tant sur le plan constitutionnel qu'au niveau de la réglementation européenne. »

En droit communautaire, une telle taxe serait considérée comme une aide d'État au profit de l'audiovisuel public et devrait être approuvée par la Commission avant son entrée en vigueur.

Une occasion, rare, d’utiliser le mot le plus long de la langue française : anticonstitutionnellement !

En droit constitutionnel, une « taxe Internet » contreviendrait au principe d'égalité des citoyens devant l'impôt. « Aucun critère objectif et rationnel ne justifie que les opérateurs de télécommunications soient les seuls taxés. »

Bon courage à l’Assemblée nationale pour démêler les embrouilles à Sarko !


Et tant mieux si la taxe ne passe pas. De toute façon, la publicité à la TV ne me dérange pas, je zappe ou je coupe le son. Et je remets le son, après.

Source : AFP, Les Echos.


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Rapport culte ?

Sévère contre-attaque contre la riposte graduée et déjà du plomb dans l’aile au niveau européen pour la « riposte graduée » ?

Un sursis pour les téléchargeurs de musique piratée de tout poil ? Le chemin juridique n'est en tout cas pas un long fleuve tranquille pour les lobbyistes du tout répressif.

La commission de la Culture et de l'éducation présentait jeudi le rapport « CULT » aux institutions européennes. Le texte sert de base à une résolution du parlement européen dans le but d’accompagner l’essor économique de l’industrie culturelle en Europe.

Objet d’un lobbying puissant de la part des majors du disque qui ont fait feu d'amendements sur le filtrage ou une extension du copyright en Europe, il possède aussi des tenants d’une certaine forme de liberté.

Christofer Fjellner et Michel Rocard avaient déposé un texte dans lequel ils demandent à la Commission et aux États membres de prendre acte que l’Internet est une « vaste enceinte d’expression culturelle » et « d’accès à la connaissance » et d’éviter « de prendre des mesures qui entrent en contradiction avec les libertés civiques et les droits de l'homme et avec les principes de proportionnalité, d'efficacité et de dissuasion, telle que l'interruption de l'accès à l'Internet ».

La Suède a déjà rejeté le concept de « riposte graduée » cher à Nicolas Sarkozy avec sa loi Olivennes. La Suède n’a pas voulu imposer « la mort sociale électronique » :

« La proposition de donner aux FAI le droit et l’obligation de couper les abonnements à Internet des internautes dont la connexion a été utilisée de façon répétée pour des violations du copyright a été fortement critiquée. Beaucoup ont noté que la coupure d’un abonnement à l’Internet est une sanction aux effets puissants qui pourrait avoir des répercussions graves dans une société où l’accès à l’Internet est un droit impératif pour l’inclusion sociale. Le gouvernement a donc décidé de ne pas suivre cette proposition. (...) Les lois sur le copyright ne doivent pas être utilisées pour défendre de vieux modèles commerciaux ».

Coup de théâtre (et coup dur pour la France !), le Parlement européen a rejeté officiellement la riposte graduée. Le rapport a été adopté par une large majorité (586 pour, 36 contre) alors que l’amendement contre la riposte graduée est passé de justesse (314 voix pour et 297 contre).

L’institution européenne adopte donc une résolution qui engage les États membres « à éviter l'adoption de mesures allant à l'encontre des droits de l'homme, des droits civiques et des principes de proportionnalité, d'efficacité et d'effet dissuasif, telles que l'interruption de l'accès à internet. »

Le rapporteur Guy Bono* a expliqué sa position devant tous les eurodéputés :

« Sur ce sujet, je m'oppose fermement à la position de certains États membres, dont les mesures répressives sont des mesures dictées par des industries qui n'ont pas été capables de changer leur modèle économique face aux nécessités imposées par la société de l'information. La coupure d'un accès internet est une mesure disproportionnée au regard des objectifs. C'est une sanction aux effets puissants, qui pourrait avoir des répercussions graves dans une société où l'accès à l'Internet est un droit impératif pour l'inclusion sociale. »

Criminaliser les consommateurs ne serait donc pas une réponse appropriée au piratage…

Si la résolution n’interdit pas l'utilisation de la riposte graduée dans les États membres, ce vote constitue un camouflet pour les participants de la commission Olivennes.

Le gouvernement français programme l'application de cette mesure pour le mois de juin. Si le Parlement entérine cette loi en mai, il adoptera un dispositif « contraire aux droits de l'homme et aux libertés, selon l'instance européenne. »

Dans le pays des « Droits de l’Homme », j’en rigole d’avance…

Source : Yahoo!

* il ne s’agirait pas du frère du chanteur irlandais…

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Radar géant…

Une de mes annonces a été retirée d’eBay, car j’ai repris dans ma description une photo provenant du site du fabricant (je ne voulais pas déchirer l’emballage pour la prendre moi-même). Les gogos de la boîte concernée passent a priori leur temps sur la toile pour détecter ce genre d’abus… Voilà une solution qui devrait leur simplifier la tâche…

J’apprends dans Le Monde d’hier que « le Service technique de recherches judiciaires et de documentation, spécialiste des trafics en tout genre sur le Web, s'est doté, fin novembre 2007, d'un outil de contrôle du réseau. Ce “Big Brother” au service de la loi est un logiciel nommé Advestisearch, l'un des produits phares développés par la société francilienne Advestigo, “spécialiste de la protection des actifs numériques”. »

Encore un truc pour nous fliqué. Lorsque les gendarmes utilisent des radars sur les routes, c’est pour traquer de dangereux criminels au volant de berlines germaniques… pour notre sécurité !

Sur les autoroutes de l’information, gageons que les gendarmes ne manqueront pas d’adopter la même attitude pour se concentrer sur les pirates du web… qui téléchargent l’intégrale de Johnny… Bon courage aux serveurs !

Advestisearch est un moteur de recherches qui reconnaît les éléments numériques multimédias. D’après le directeur technique, M. Pic (lol), son logiciel repère sur l’Internet les contenus qui comportent de points communs avec des contenus de références, dans la plupart des formats courants. Une image, une vidéo compressée, coupée, modifiée ou un texte approximativement recopié peuvent être localisés sur le Net, malgré les altérations qu'ils auraient pu subir.
Les profs d’université utilisent déjà des outils semblables pour vérifier que les mémoires qui leur sont rendus par leurs étudiants ne sont pas pompés sur la toile. La confiance règne…
La Sacem emploie bien entendu les services de la société en question pour établir des statistiques du « pillage » de fichiers proposés au téléchargement sur les réseaux de partage.

M. Pic ajoute qu’il sont « en mesure de surveiller les échanges, de s’assurer de leur légalité comme de relever l'identifiant des contrevenants (adresse IP) et que leur système “est sûr, qu’ils ne flasheront pas les tracteurs”. »

Source : Le Monde

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Le contribuable paiera...

string-pirate
Encore au stade d'ébauche, le texte de la loi Olivennes devrait être présenté en avril au Sénat avec « déclaration d’urgence* ». On se demande bien où est l’urgence pour un tel texte.

Vous allez voir qu’on en arrive à une protection disproportionnée des droits d’auteur, supérieure à l’interdiction des contenus illicites qui nécessite le recours à un tribunal. Chaque lobby y va de sa petite touche pour protéger au mieux ses intérêts… Et mieux niquer ses clients…

Un post très intéressant pour les parents qui hébergent sous leur toit des enfants turbulents. Ils se reconnaîtront...

Ce projet prévoit un dispositif de « riposte graduée » pour endiguer le piratage de fichiers sur l’Internet. L’intimidation fonctionnerait terriblement bien en Grande-Bretagne puisque les internautes de la perfide Albion stopperaient leurs méfaits dès le premier avertissement.
Chez nous, si un internaute est pris la main dans le sac, la loi prévoira :
Un premier message d’avertissement signé par une Autorité indépendante adressé à l’abonné, responsable de la ligne,
  • en cas de récidive, un second message d’avertissement,
  • en cas de récidive dans les six mois, l’abonnement sera suspendu un mois,
  • en cas de nouvelle récidive dans les six mois, l’abonnement sera résilié et bloqué un an.
Les ayants droit prévoyaient l’envoi de mails en masse. Des spams autorisés, en quelque sorte, afin d’arroser les mails de toutes les adresses IP repérées sur les réseaux P2P. Facile et pas cher…

Mais une telle démarche pose un problème évident de preuve. Un abonné utilise-t-il forcément l’adresse proposée par son FAI ? Moi non…

Dans le nouveau projet, le premier message reste envoyé par mail. Le second message, avant la sanction, devra être envoyé par lettre recommandée avec accusé de réception. Bien fait pour la gueule des majors. On crie de joie à la Poste.

Cette missive rappellera les sanctions en cas de piratage ou de mauvaise sécurisation de la ligne (puisqu’un abonné peut se faire pirater sa ligne wifi mal sécurisée). Se créé alors un délit de négligence… Free remettrait déjà en cause le partage wifi entre ses abonnés.
Orange et SFR applaudissent la fin du wifi privé et gratuit. Et entendent déjà sonner les pièces sonnantes et trébuchantes (3 € le pass 20 minutes en 3G+ chez le fruit pressé…)

En cas de récidive après cette lettre recommandée, l’abonné aura une alternative, validée par un procureur :
  • soit accepter la suspension de l’abonnement durant un ou six mois (et donc, perdre les avantages du triple play, téléphone et télé),
  • soit être cité à comparaître devant un tribunal pour se défendre dans un procès à l’américaine.
Enfin, plus question de résiliation du contrat en cas de récidive dans les six mois. Par contre, l’abonnement sera dû pendant la suspension de la ligne, pour préserver le chiffre d’affaires des FAI. C'est essentiel puisque leur marketing se base sur des débits monstrueux pour favoriser le téléchargement...

La riposte graduée se présente aujourd’hui ainsi :
  • un premier mail d’avertissement adressé à l’abonné propriétaire de la ligne,
  • en cas de récidive, un second message d’avertissement envoyé par lettre recommandée avec accusé de réception
  • en cas de récidive dans les six mois, l’abonnement sera suspendu d’un mois à six mois, ou bien il y aura procès « classique ».
Pour les entreprises se substituerait une amende à cette suspension. Bel exemple d’égalité devant la loi… Mais depuis l’apparition de la rétroactivité en droit pénal en France, on peut s’attendre à tout…

Chacun son fichier…

ZDNet indique que deux fichiers vont être établis. Le « répertoire national des personnes dont l'accès a été suspendu », tenu par la Haute Autorité (et non plus par la CNIL). Chaque FAI vérifiera ainsi qu'un postulant n’est pas sous l’emprise d’un « bannissement ».

Un second fichier permettra un « traitement automatisé de données à caractère personnel, portant sur les personnes responsables de manquements ». Il contiendrait les données d’identification des internautes repérés sur les réseaux en pleine activité de téléchargement.

Le comble !

L’État assurerait le dédommagement des coûts engendrés : frais d’identification, d’envoi de mails, etc. L’addition serait à la charge des finances publiques, et donc de nos impôts !
Les FAI et les majors réaliseraient ainsi de fortes économies, en évitant en plus de coûteux procès contre leurs clients. Non, mais je rêve…
Le contribuable va financer l’incurie de patrons milliardaires incapables de sentir le vent de leur marché tourner.

Source : Yahoo !, ZDnet

*qui permet une adoption accélérée de la loi.
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Les nouvelles méthodes de flicage

ordi-a-dents
Les vieux rêves de contrôle des individus par les gouvernants sont en passe de se réaliser. J’avais lu 1984 de George Orwell (en 1984), et vu Conversation secrète de Coppola en 1974, Brazil de Terry Gilliam en 1985, ou plus récemment Ennemi d'Etat avec Gene Hackman (décidément abonné au rôle de plombier…).

Ce qui ne ressemblait encore qu’à de la science-fiction devient réalité aujourd'hui. Bienvenue à Big Brother !


secunews


Achats par Carte bleue, abonnements, voitures truffées de puces les rendant localisable à tout moment, téléphones portables, consultations sur l’Internet, déplacements dans les rues et trajets en métro filmés par des caméras de vidéo surveillance, logiciels de reconnaissance faciale, croisement de fichiers administratifs, ascenseurs qui enregistrent les arrêts à notre étage, clés électroniques d'accès aux immeubles, etc. Des « mouchards » pistent chacun de nos actes.

Nous laissons derrière nous des traces magnétiques à chaque fois que nous consultons un site web. Les fournisseurs d'accès doivent légalement conserver ces fameux « logs » pendant au moins un an.
Le croisement informatique de fichiers produit des informations supérieures à leur addition : un célibataire figure en moyenne dans 200 fichiers et un couple, dans 500
1
!
Et je ne parle même pas du système Échelon : aucun mail, aucune conversation téléphonique, aucun PDA ou smartphone n'échappe plus aux oreilles de la NSA Américaine.

Les téléphones cellulaires


Le portable permet de connaître toutes nos relations avec les numéros composés conservés sur la carte SIM.
Un téléphone cellulaire possède la particularité d’être localisable en permanence. Les opérateurs de téléphonie déterminent par « triangulation » dans quelle « cellule » évolue un utilisateur. C’est ce qui permet de nous joindre. Les Russes s’étaient servis de cette technique pour envoyer un missile sur le chef des résistants tchétchènes Rizvan Tchitigov. Ce con gardait son téléphone dans la poche…
Plus fort, les portables, même en veille ou à court de batteries, signalent à intervalles réguliers leur position afin de demeurer en contact avec le réseau. J’ai appris qu’un simple code informatique permettait d’activer à distance un téléphone mobile en mode « listen » afin d’écouter, grâce au micro, ce qui se passe dans les environs de l’appareil, et ce, à l’insu du propriétaire.

Au Japon, une puce GPS est obligatoire dans tous les téléphones commercialisés, afin de localiser toute personne en cas d’accident.

GPS


Tous les véhicules posséderont bientôt ces fameuses puces GPS pour, soi-disant, les « localiser en cas de vol ou d’accident ».
Pourquoi ne pas imaginer un système de verbalisation des excès de vitesse automatisé ?
Pour l’instant, le coût, et l’origine US du système arrêtent les services publics. Mais demain, lorsque le réseau de satellites européen Galiléo sera déployé et tous les véhicules équipés ? Plus besoin de radars automatiques qui défigurent le paysage. Le contrôle s’effectuera par satellite et vous recevrez la prune directement par mail à votre retour.
Elle est pas belle, la vie ? Dire que certains s’achètent ces appareils alors que ce n’est même pas (encore) obligatoire…

Caméra cachée


La Grande-Bretagne posséderait une caméra de surveillance pour quatorze habitants. Un Londonien peut se voir filmer jusqu'à 300 fois par jour !
Certaines sociétés travaillent à la mise au point de logiciels permettant de lire sur les lèvres des individus, d'isoler certains mots et de les comparer avec des mots-clés pour donner l'alerte. D'autres analysent le mouvement du corps afin de déterminer des gestes suspects. Ceux de « reconnaissance faciale » permettent de comparer les traits des passants avec les visages d’une banque de données.
Le Brésilien abattu de sept balles dans la tête par la police londonienne au lendemain des attentats de Londres du 7 juillet 2005 ne peut pas témoigner de leur (in) efficacité. Il avait eu le tort d'être frileux (un Sud-Américain en Angleterre, on peut comprendre qu'il se les gèle en juillet…) et portait des vêtements « anormalement chauds » pour la saison, ce qui, pour le logiciel, était l'indice qu'il « cachait quelque chose ». Affolé par les policiers (sûrement en civil…) qui le poursuivaient, il avait pris la fuite !

« Bang, Bang ! They shot me down, Bang, Bang. »

Les caméras n’ont pas permis d’éviter les attentats de Londres, mais a posteriori, les autorités ont pu se repasser le film de l’épopée des terroristes. Et les localiser avec leurs téléphones. CQFD !
Le syndrome « caméra cachée » nous guette puisqu’une candidate aux élections municipales parisienne souhaite en faire installer 3000 (de plus) si elle est élue (Aucun risque...). Mais la ministre de l'Intérieur annonce le triplement des caméras de surveillance dans nos villes en moins de trois ans…

Un gigantesque marché aux puces


Les puces RFID, inventées par l’armée américaine pour la gestion de sa logistique pendant la « guerre de le Golfe », nous enverront de la publicité sur notre portable depuis le rayon du supermarché.
Ces puces d'auto-identification permettent de pister en temps réel de tous nos déplacements, nos habitudes, nos goûts. Je les utilise déjà sous trois formes : mon Pass Navigo, mon abonnement à Vélib et ma carte « Skieur fréquent » lorsque je surfe dans les cimes enneigées.
Une société américaine a mis au point une puce RFID de la taille d’un grain de riz
2
, à implanter sous la peau, pour tracer les aller et venu d’une personne. La Californie a signé un projet de loi empêchant les employeurs d'exiger que leurs employés reçoivent ce type d'implants par radiofréquence. Aux États-Unis, un tel système a déjà été implanté sur 14 collaborateurs d'un cabinet d'avocats pour gérer les droits d'accès aux locaux.

Tous à poil sur le Net !


Chaque connexion à l’internet laisse donc un log associé à notre « adresse IP » — le numéro d'identification de notre ordinateur sur la toile. Le fournisseur d’accès doit désormais conserver ces enregistrements pendant un an. Comme ils connaissent notre état civil, notre adresse et nos coordonnées bancaires, rien n’est anonyme.
Et je ne parle pas de cookies, ces petits « biscuits » poisseux qui déposent sur votre PC une trace de pneu du site que vous venez de visiter.
Tous nos mails peuvent être court-circuités et dupliqués à l'envi en un éclair de seconde. Pour conserver chaque courrier envoyé par la Poste, il faudrait une énorme infrastructure de photocopieuses (et de personnel). Dans le monde virtuel, quelques gros ordinateurs effectuent ce travail à moindre coût bien mieux que des êtres humains. Un scanner permet même de repérer certains mots-clés pour faire le tri.

Les mesures de protection


Il existe déjà des solutions pour se protéger. Passer par un proxy pour surfer et crypter ses mails avec GPG. Avec Manu, nous avions fait l’expérience, concluante, de l’activer pour nos adresses respectives. Malheureusement, la technique d’activation des clés publiques et privées se révèle trop complexe pour être étendue à l’ensemble de vos relations. En résumé, si vous ne touchez pas votre bille en informatique, point de salut pour installer un tel truc sous Windows… Et sur Leopard, les clients GPG ne sont pas encore compatibles six mois après la sortie du nouveau système. De plus, cela implique de consulter ses courriels uniquement sur un poste équipé des clés de cryptage. Pour les amateurs, toutes les informations ici. Bon courage...

Informatique, mais libertés ?


En France, c’est bien connu, nous sommes protégés par la « frontière », et par la CNIL, la Commission informatique et libertés. Chaque année ses moyens de contrôle diminuent, alors que les technologies liberticides deviennent matures. Il sera bientôt très simple de croiser tous les fichiers administratifs pour dresser le portrait d’un individu.

Alex Türk, le président de la Cnil, alerte : « L'utilisation des données personnelles dérive de plus en plus. Pire, il y a un glissement des mentalités : les gens ne se rendent pas compte qu'il faut protéger leurs informations, donc leur intimité ».

Il pointe certains « projets sidérants » comme l’« implantation de puces RFID sur les vestes d'élèves britanniques pour les localiser, détecteur de mensonges par téléphone envisagé par une compagnie d'assurances, vidéosurveillance dans les avions pour analyser le comportement des passagers, etc. ».

Nous demeurons l’un des seuls pays avec la Chine, le Vietnam, la Corée du Nord, l’Iran, Cuba ou encore l’Arabie Saoudite (joli panier de crabes, au passage…) à considérer qu’il est possible de « bloquer » l’Internet. On ne revient pas sur la commission Olivennes qui veut imposer des mesures de filtrage aux fournisseurs d’accès…
Je vous signale au passage une initiative intéressante pour aider vos amis Chinois, Iraniens ou Cubains à accéder sur l'internet en toute quiétude, le logiciel Psiphon, le navigateur anticensure.

La politique de la fermeté


Doublement des effectifs et formation accrue des enquêteurs, sanctions renforcées contre les cyberescrocs, mise sous surveillance des PC de suspects, nécessité d’une plus grande coopération des FAI...

Le Ministère de l’Intérieur annonce l'élaboration d'une charte de « bonnes pratiques » avec les opérateurs pour permettre le blocage des sites illicites
3
et promet de nouvelles mesures, comme le doublement du nombre de cyberenquêteurs
4
.
En septembre 2008, la plate-forme de signalements concernera tout type de malversations sur l’Internet, y compris l'escroquerie. Pas gagné, car ces fameux sites peuvent être hébergés depuis l'étranger, le plus souvent. Pas folle la guêpe…
La décision de fermer un site délictueux s’effectuera dès constatation. Le blocage prendrait la forme de pages rendues inaccessibles à l'internaute.
Une procédure judiciaire autorisera la géolocalisation des internautes. De nouvelles natures de crimes vont être créées : l'usurpation d'identité sur l’Internet deviendra un délit passible d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende.
La France compte demander la mise en place d'accords internationaux pour autoriser la perquisition informatique à distance, sans qu'il soit nécessaire de « demander l'autorisation préalable du pays hôte du serveur ». Si on demande la permission, ce n'est plus de l'espionnage...

Le gouvernement finalise son nouveau projet de décret relatif à la conservation des données personnelles des internautes par les intermédiaires techniques. Le texte est censé venir compléter un premier décret, définitivement validé à l'été 2007, et qui fixe la durée de rétention des données à un an.

Selon Les Échos, les mesures préconisées vont beaucoup plus loin que tout ce qui a déjà été fait jusque-là.

Le projet allonge la liste de ces données : adresse IP, login et mot de passe, pseudo, ordinateur utilisé, coordonnées de la personne physique ou morale... Bref, toute trace permettant d'identifier les rédacteurs de contenus en ligne sera conservée au moins un an par les opérateurs (FAI, hébergeur).

Cette obligation de conservation ne s'adressera plus seulement aux opérateurs télécoms, puisque la ministre souhaite que les cybercafés, les bornes d'accès Wi-Fi ou les éditeurs de messageries électroniques soient concernés.

Michèle Alliot-Marie promet un décret pour clarifier la situation : « Cette obligation pourra alors s'appliquer aux bornes d'accès Wi-Fi, aux éditeurs de messagerie électronique, aux points d'accès dans les lieux publics. »

Voilà qui sonne le glas du rêve de pouvoir se connecter sans fil partout gratuitement. Derrière une loi antiterroriste, il faut y voir aussi un joli cadeau fait à Orange et SFR… ils pourront, moyennant de légères contraintes techniques, continuer de facturer le wi-fi à prix prohibitif.

le Premier flic de France


Tout cela ne pourrait se faire sans le Premier flic de France, Microsoft (continuez à envoyer vos dons à Office, Vista, MSN, le géant de l’informatique a besoin de cash pour couler Yahoo !)

Petit résumé d’une allocution de Gros Bill Macro devant le MEDEF en janvier dernier, dans le cadre d'un débat sur l'économie numérique. Ça fait très peur…

« La presse met l'accent sur les avancées pour les consommateurs, mais, selon moi, l'amélioration de l'efficacité au travail sera encore plus importante.
Les outils mis au point par Microsoft pourront vous permettre d'auditer les salariés de façon beaucoup plus efficace, vous pourrez connaître leurs e-mails, avoir accès à leur écran en temps réel, connaître leur agenda.
Aujourd'hui, dans les bureaux, les gens écrivent encore avec des blocs-notes. Bientôt, avec les logiciels de reconnaissance de l'écriture et de reconnaissance vocale, beaucoup plus de choses se retrouveront dans l'ordinateur.
Améliorer la productivité des salariés, c'est le cœur de la croissance économique et le moyen pour les entreprises de réaliser des économies financières. 
»

Sacré Bilou, merci, va. Charmant, n’est-ce pas ?

Source : Souriez vous êtes filmés (Marianne du 12 janvier 2008), Yahoo!, Les Échos


1Alex Türk, président de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil).
2VeriChip d’Applied Digital, capable de communiquer en permanence des paramètres à un système de satellites, permettant ainsi de nous localiser avec précision où que nous soyons dans le monde.
3l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC) basé à Nanterre
4La «
 liste noire
 » des sites Internet illicites interdits en France comprend les courses et les casinos en ligne, la pédopornographie les recettes d'explosifs, la propagande terroriste et l’incitation à la haine raciale.

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Deux avertissements avant la colle…

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Le texte des accords Olivennes va être présenté pour avis au Conseil d’État.
Il devrait être adopté par le Parlement avant l’été. Le journal Les Échos en révèle les grandes lignes.
La Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur l’Internet remplacera l’Autorité de régulation des mesures techniques (ARMT) créée par la loi DADVSI (il y a un an…).
La surveillance dépendra des ayants droit qui pourront saisir cette haute autorité.
Comme au bon vieux temps du Far West, les shérifs lèvent une armée pour poursuivre les bandits…
Et comme dans les John Wayne lorsqu'ils les attrapent, ils les lynchent au bout d'une corde...

Lors d'un repérage, le mécanisme de riposte graduée interviendra en quatre étapes :
  • un message d’avertissement, signé par l’Autorité, sera adressé par le FAI à l’abonné,
  • en cas de récidive, second message d’avertissement,
  • en cas de récidive dans les six mois, la connexion sera suspendue un mois,
  • en cas de nouvelle récidive dans les six mois, l’abonnement sera résilié et bloqué un an.
Pour éviter un réabonnement immédiat chez un autre fournisseur, une liste noire du web sera tenue à jour pour empêcher qu'un contrevenant ne puisse se réinscrire ailleurs.

Dans les deux dernières étapes, l’abonné pourra faire appel devant l’Autorité avec une procédure contradictoire puis devant la vraie justice.

L’objectif reste de décourager la majorité des adeptes du téléchargement tout en évitant de surcharger les tribunaux sur ces questions de grande délinquance. D’autant plus que la justice a pu rendre par le passé des décisions plutôt favorables aux internautes.

Rien sur les mesures de filtrage pour le moment...

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Et le wi-fi ?

Aussi...

Les employés des bibliothèques parisiennes, avec le soutien de Priartém et Agir pour l’environnement1, ont fait supprimer les boitiers wi-fi installés dans le cadre de l’opération gratuite Paris Wifi 2. Ils déclarent souffrir de « mots de tête ». Et lire, ça ne donnerait pas la migraine, non plus ? Quelles chochottes !

Résultat : un vote au CHSCT3 d’un moratoire sur le projet, au moins dans les bibliothèques, qui ouvre une autoroute (de l’information…) aux hot spots payants d’Orange et SFR…

Sur les réseaux sans fil, Olivier Merckel, spécialiste du sujet à l’Afsset4, déclare : « On n’a pas réussi à montrer des effets sanitaires sur les personnes des émissions radioélectriques, mais on ne peut pas démontrer pour autant leur innocuité. »
Le wi-fi l’inquiéterait moins que l’usage du portable. « Le plus fort qu’on ait mesuré pour le wi-fi, c’est 0,2 watt par kilogramme, alors que pour le mobile, lorsqu’on le porte à l’oreille, on est à 2 watts par kilo, soit dix fois plus. »
La puissance des bornes reste « très inférieure aux valeurs limites » autorisées en matière de champs électromagnétiques.

Source : Libération et Yahoo.

Le four micro-ondes existe depuis longtemps, accusé de tous les maux, personnes n’en est mort à ce jour. Mais c’est vrai qu’on ne dort pas dedans non plus et qu’il fonctionne trois minutes maximum.


1 deux associations en bataille contre les antennes relais de téléphonie mobile, et qui s’en prennent aujourd’hui au wi-fi.
2 le réseau compte près de 400 bornes et couvre 285 sites (squares, jardins, bibliothèques ou musées).
3 Comité d’hygiène et sécurité…
4 Association française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail.

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Pirates à babord !

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Ça n’aura pas traîné… Les pirates sont encerclés, c’est l’hallali !
Moins d’une semaine après la signature de l’accord relatif à la mission Olivennes, la Sacem
1
vient d'obtenir une autorisation de la Cnil pour relever les infractions au droit d’auteur sur le net et collecter l’adresse IP des contrevenants.

Pour exploiter ces informations et identifier les coupables, la SACEM devra faire appel à la justice, qui ordonnera aux fournisseurs d’accès concernés de livrer l’identité d’un utilisateur correspondant à une adresse IP. Une demande qui devra être justifiée par un constat d’infraction.

La Cnil a refusé que la Sacem puisse transmettre directement aux internautes des messages d’avertissement. Peu importe, l’autorité « indépendante » (lol), créée justement par les accords signés entre pouvoirs publics, FAI et ayants droit, se chargera de les prévenir...

Je relisais ce week-end un article sur le coût du gratuit
2
. Ce nouvel accord induira, à mon avis, une modification de l’utilisation du net pour la masse des Français
3
.
Et cela pourrait avoir des avantages pour le consommateur. Plusieurs passages intéressants…

« En ne payant pas les contenus, les consommateurs acceptent implicitement, sans s'en rendre compte, de payer plus cher pour tous les biens et les équipements qui leur permettent d'obtenir ces contenus en apparence gratuits.
C'est-à-dire qu'ils vont payer Windows plus cher, le processeur Intel plus cher, l'ordinateur plus cher, la connexion haut débit plus cher.
Ils vont donc payer plus cher des choses qui, si elles étaient tarifées à l'utilité qu'elles apportent sans voler, seraient tarifées moins cher. 
»

« Le bénéficiaire de la gratuité, c'est toujours l'entreprise qui est capable de fabriquer une dynamique d'utilité croissante pour le consommateur, et donc de scotcher le consommateur par la délivrance de cette utilité.
À partir de là, elle peut lui facturer de multiples produits joints, des textos surfacturés, des appels de l'étranger à un prix excessif dans le cas du mobile.
Dans le cas de la banque de détail, on vous appâte avec un prêt immobilier à taux quasi nul, et on vous vend pendant des années du découvert ou des crédits revolving à prix très élevés tout en capturant la domiciliation de vos comptes.
 »

L’intégralité de l’interview.

En résumé, si on ne peut plus télécharger de musique ou de films gratuitement, à quoi bon posséder un ordinateur dernier cri et une connexion ADSL avec un débit de la mort ? Pour acheter des films en vidéo à la demande qu’on n’irait de toute façon pas voir au ciné ?

À quoi bon conserver une taxe sur la copie privée puisque les gens qui téléchargeaient n’achèteront pas plus de musique ? Alors qu’en échange de la suppression des DRM, les majors réclament plutôt une augmentation.

L’industrie informatique et les fournisseurs d’accès à internet vont devoir se creuser les méninges pour trouver de nouveaux débouchés…


1Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique
2
Gratuit ! Du déploiement de l'économie numérique
d'Olivier Bomsel
3 Pour les vrais pirates cela ne changera rien…
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Retour sur une loi inique

sabre-pirate
La France comptait 14 millions d'abonnements à l'internet à haut débit au 30 novembre 2007...
Ne nous ne leurrons pas, l'essor de l'équipement ADSL des ménages est intimement lié à la possibilité de télécharger gratuitement films et musiques sur le net. Les FIA ont communiquer sur ce thème de façon à peine voiler dans leur publicité.

Rappel des faits

Nicolas Sarkozy a demandé au patron de la FNAC de rendre un rapport sur le téléchargement.
Denis Olivennes, PDG de la FNAC, a consulté 42 organismes professionnels et entreprises : chaînes de TV, syndicats d'éditeurs, FAI, mais aucune association d'internautes, les consommateurs qui font vivre ces sociétés.

Prochaine commission : Carlos Ghon sera chargé de remettre un rapport sur les méfaits du diesel sur la santé. Pour cela il prendra conseil auprès des compagnies pétrolières et de Peugeot (1er fabricant mondial de moteurs diesel…), mais évitera de rencontrer les associations de protection de l'environnement et les professionnels de santé.
Les fabricants de cigarettes et les buralistes devront également rendre un rapport sur le tabagisme passif…

Tout ce beau monde s'est réuni le 23 novembre pour signer « l'accord unanime » de l'Élysée...

Etaient présents : Clavier, Johnny, des patrons de médias, Pascal Nègre d'Universal, des fournisseurs d'accès à Internet.
Grands absents de la grand-messe : les consommateurs, premiers concernés de l'accord.

Pascal Nègre, PDG d'UniversaI rêve déjà, grâce au téléchargement payant, de retrouver son chiffre d'affaires d'il y a quatre ans.
Sur Internet, les coûts de diffusion et de fabrication sont quasi nuls. La différence atterrira directement dans la poche des maisons de disque sans offre musicale élargie ni baisses de tarif. Exactement comme la hausse du prix du pétrole qui enrichit immédiatement les sociétés pétrolières sans un centime d'investissement supplémentaire.

Les termes de l'accord signé entre les majors du disque et les fournisseurs d'accès ne manquent pas de piquant.

S'il n'est plus possible de télécharger quoi que soit, le taux de croissance des FAI ne ne risque-t-il pas de s'essouffler ?
De plus, on imagine mal ces fournisseurs d'accès punir leurs clients en résiliant leur abonnement, se privant ainsi de chiffre d'affaires. Pas terrible comme fidélisation...
Les patrons de Free et de Neuf Cegetel n'ont pas dit un mot de la cérémonie. Ils ont été contraints d'accepter les conditions qui les obligeront à dénoncer leurs abonnés. Ils dépendent du gouvernement pour leurs projets de développement.
Free attend une licence de troisième génération de téléphonie mobile. Un amendement lui permettant d'y prétendre a été déposé la veille de la signature de l'accord sur le piratage — et adopté par le Sénat dans la foulée...
Par ailleurs, Free, Neuf Cegetel et Numéricâble ont besoin de l'État pour développer les réseaux Internet de fibres optiques.

FAI et majors, condamnés à ne pas s'entendre dans cette alliance contre nature ?

Le volet répressif est gratiné...

L’internaute propriétaire de la ligne(1) verra son abonnement résilié par une procédure expéditive (même si ce sont ses enfants qui téléchargent) par un organisme indépendant, sorte de justice parallèle, qui ne prend pas en compte le droit français.
En plus de la suspension ou la résiliation de la connexion internet, le rapport Olivennes envisagent d’imposer une sanction pour chaque fichier téléchargé.
Une simple multiplication du nombre des fichiers par une amende donnerait le montant de la contravention.
En matière de peine encourue, dans l’état du droit, ces sanctions n’empêchent nullement une action pénale contre l’auteur d’un acte de contrefaçon.
Au terme de cette procédure : un maximum de 300 000 euros d’amende et 3 ans de prison !

Mais bien sûr, on n'en arriverait jamais là, même pas pour l'exemple...

Le patron de la FNAC estime : « nécessaire d’autoriser l’autorité à faire le rapprochement entre les données de connexion et le titulaire de l’abonnement sans intervention du juge, ainsi que de conserver des données de connexion ». Soit nos logs de connexion... Depuis le vote de la DADVSI, le propriétaire d'un abonnement est censé savoir ce qui se passe dessus(1).

Alors est-ce la fin de la possibilité à des hot spot libre et gratuité ? Un cadeau de plus à Orange et consorts ?
Par ailleurs, le filtrage de l'Internet représente des investissements coûteux pour une implémentation technique aléatoire. Qui paiera l’addition ? Les majors ou les abonnés ADSL ?

Où l'on reparle du contrôle de l'internet en France ?

De quoi nous faire entrer dans le club très fermé des pays de cons qui censure le web... L'excellent site Advocacy Globalvoices qui les recense. Il a même réalisé une carte dressant à la fois la liste des gouvernements qui bloquent des sites Internet, et ceux où des activistes résistent.

censure

Heureusement, les génies de l'informatique veillent...

Dans quelques mois, la portée de toutes ces lois sera sans doute effacée.

Déjà, des solutions existent pour devenir invisibles sur internet : passer par un proxy, ou utiliser un tunnel VPN (Virtual Private Network, comme dans la série 24 Heures). Et bien d'autres choses qu'on ne connait pas encore...

Les majors du disque sont donc condamnés à courir derrière...

Jacques Attali précise que l'accord « ne fera pas acheter un seul fichier de plus par les internautes et ne rapportera pas 1 € de plus aux artistes ».

La retranscription d'un chat entre le PDG de la Fnac et des internautes sur le site du Monde. À lire, c'est édifiant...


(1) article L.335-12 « 
le titulaire d'un accès à des services de communication au public en ligne doit veiller à ce que cet accès ne soit pas utilisé à des fins de reproduction ou de représentation d'oeuvres de l'esprit sans l'autorisation (....) en mettant en oeuvre les moyens de sécurisation qui lui sont proposés par le fournisseur (...) 
»



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Sus aux pirates du web

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Les résultats de la mission Olivennes sur « l'offre culturelle et la lutte contre le piratage sur l'internet » ne se sont pas fait attendre.
Ils devaient tenir sur une feuille A4, ils se résument en un mot : répression !

Et voilà pourquoi dans tous les autres pays, notamment anglo-saxons, les Français passent pour des communistes.

Alors qu’une étude canadienne démontre que les internautes qui « téléchargent l'équivalent approximatif d'un CD (12 morceaux) augmentent leur achat d'environ un demi-album (0,44 CDs). »
De plus, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) n'enquête plus, depuis plusieurs mois, sur les internautes qui téléchargent illégalement de la musique pour usage personnel.
« Le piratage de musique par l'entremise d'Internet ou d'autres médias pour usage personnel n'est plus ciblé. Aujourd'hui, c'est tellement simple de copier. Tout le monde est pris au dépourvu et l'on ne sait pas comment arrêter ça. »
Le responsable de la GRC ajoute que son équipe d'enquêteurs priorisait désormais « les crimes contre la propriété intellectuelle, comme la contrefaçon de médicaments ou d'appareils électriques, ainsi que ce qui concerne le crime organisé. »

Et de toute façon, ils ne l’écoutent pas ces morceaux perdus dans les profondeurs de leur disque dur de 250 Go.
C’est quand même plus sympa de se chercher un album (même en plastoc) que de fouiller dans ses bits…

La France prend encore une fois le contre-pied de cette logique.


Le texte prévoit la création d'une « autorité administrative chargée de superviser la lutte contre le téléchargement ». Encore un repère de glandeurs privilégiés grassement rémunérés par nos impôts…

Elle aurait plusieurs missions :
  • l'envoi de mails d'avertissement aux internautes pirates (pléonasme…),
  • la suspension de leur abonnement internet en cas de récidive,
  • la résiliation de cet abonnement en dernier recours.

Une sorte de milice privée, en somme.

Avec les offres tripe play, en débranchant Internet, les fournisseurs d'accès couperont aussi le téléphone et la télévision...

L'autorité pourrait, sous l'autorité d'un juge, enjoindre les FAI à entreprendre des actions pour faire cesser les actes de piratage, sur lesquels elle publierait des statistiques mensuelles.

Les ayants droit conserveraient malgré tout la possibilité de poursuivre en justice les internautes. Pour mémoire, les poursuites pénales pour contrefaçon prévues par la loi peuvent conduire à trois ans de prison et 300 000 euros d'amende. C’est presque plus que pour un viol… Des sanctions graduées, disent-ils...

Par ailleurs, les FAI s'engageraient à mener des expérimentations de filtrage de contenus, sans toutefois que ces filtrages soient généralisés. Bien sûr… Comme au Vietnam, en Iran, en Chine, en Arabie Saoudite, toutes les bonnes démocraties…

Le texte envisage également des mécanismes d’empreinte de fichiers sur les sites comme YouTube.
Pour développer l'offre légale de téléchargement, les maisons de disque s'engageraient à abandonner les DRM sur les catalogues français.

Cet abandon ne se produirait qu’un an après l'instauration du dispositif d'avertissement et de sanctions progressives envers les « pirates ». Il ne concernerait que l'achat de chansons ou d'albums et pas les systèmes d’abonnement de musique.

Seul assouplissement pour les consommateurs, l’alignement du délai de mise à disposition des films en vidéo à la demande (VOD) sur celui des DVD soit un mois et demi de gagner. La belle affaire.

Certaines de ces mesures nécessiteront des modifications législatives. Tu m’étonnes !

L’UFC-Que Choisir dénonce « la surenchère répressive d’un rapport très dur, potentiellement liberticide, antiéconomique et à contresens de l'histoire numérique ».
« On va créer une autorité administrative à compétence juridictionnelle à visée répressive et aux compétences larges, un répertoire des abonnés dont le contrat a été résilié et prévoir le déploiement à large échelle de mesures de filtrage sous 24 mois ».

L'UFC-Que Choisir remarque l'absence de mesures concrètes pour rendre l'offre légale en ligne acceptable pour le consommateur.

Pas un mot sur toutes les taxes sur la copie privée portant sur les CD vierges, lecteur MP3, mémoires flash et autres disques durs censés compenser les effets du piratage musical.
Je le répète sur mes disques durs et mes cartes flash me servent à stocker les photos de Chloé (nombreuses...) et les CD à en faire des sauvegardes. La musique de mon iPod provient de mes CD. Je ne vais pas en plus payer le droit d'en disposer à ma guise sur mon autoradio, chez moi, dans mon jardin, sur mon snowboard.

Un rapport partial tout autant que partiel au vu des sujets évités :

  • Pas de mesure concrète sur les DRM, dans un an, on rase gratis...
  • Rien sur les prix pratiqués sur l'itunes music store en situation de monopole (on trouve des CD à 6,99 € à la Fnac alors qu'un prix unique de 9,99 € est trop cher pour des albums dématérialisés dont les DRM ne garantissent pas la pérennité),
  • Pas de remise en cause des taxes sur les supports numériques destinés à recueillir les oeuvres téléchargées légalement,
  • Rien sur la piètre qualité des fichiers audio des morceaux vendus.
  • Aucun frein aux accords d'exclusivité (ex : Warner/Orange) amenés à se multiplier dans l'avenir qui limitent l'offre culturelle,
  • Rien sur l'amélioration de la diffusion des fonds de catalogues sur internet.
  • Rien sur l'augmentation de la part de la rétribution des créateurs (Radiohead a choisi).

Vraiment, faut arrêter les mecs...

En marge de ces mesures, le gouvernement subordonne l’attribution de la quatrième licence 3G à Free (plus de 600 millions d’euros quand même), à l’abandon de son service d’hébergement de fichiers DL.free.fr, taxé d’antre à pirates.

Le communiqué officiel du ministère de la Culture précisait que « si des mesures élémentaires de protection ne sont pas prises alors ces services sont des instruments mis gracieusement à la disposition des pirates de la toile. La ministre considère que l’engagement tangible de Free dans la lutte contre le piratage est un pré requis essentiel à l’examen de leur dossier d’attribution d’une 4e licence de téléphonie 3G ».

Bref, c'est utile d'être copain avec le Président... J’ai la curieuse impression que le chiffre d’affaires « musique » de la Fnac n’a pas fini de chuter… Mon porte-monnaie reprendra des forces.

Traîner ses clients devant les tribunaux, les mettre à l'amende n'a jamais constitué un modèle économique viable, a fortiori culturel…

Une interview de Jean-Louis Murat dans Le Monde, un de mes chanteurs préférés, qui vient de sortir un excellent album sur de textes de Beaudelaire sur des musiques inédites de Léo Ferré. Il n'est pas content après nous le bougre...

Téléchargez le rapport Olivennes
Le texte de l'accord

MAJ : Denis Olivennes en profite pour remettre sur le tapis le vieux serpent de mer de la TVA à taux réduit sur les produits culturels. Pas de conflit d'intérêts, du tout, du tout...

Les spécialistes évoquent déjà les mesures de contournement. Les réseaux P2P vont se transformer en réseaux privés de type Darknet crypté et anonymisé. Ils parlent également le recours possible au wi-fi et au détournement des adresses IP – le spouffing – ce qui signifierait la mort programmée des partages contributifs de connexions sans fil en France. Je suis bien content que ma connexion wi-fi tourne sur un Mac...

pirat-bay


En résumé, on favorise une industrie moribonde, qui engraisse quelques privilégiés, au détriment d'une industrie en devenir susceptible de générer des milliards d'euros de croissance. Je ne comprends pas bien la démarche.

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Contrôle radar sur le web ?

canon-radar-fnac


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La mission Olivennes chargée par le gouvernement de « trouver des solutions au piratage de la musique sur internet et favoriser le développement de l’offre légal » a présenté ses premiers résultats au ministre de la Culture et de la Communication. Cette mission, présidée par le président de la Fnac (d’où son nom…), comprend des industriels du disque. Les conclusions de son rapport « tiendront sur une feuille A4 », a promis Denis Olivennes, qui ne cache pas son attachement pour le tout répressif. C'est pour cela que le gouvernement a confié, au mépris d'un conflit d'intérêts évident, cette mission à une partie prenante du débat.

C’est assez amusant de voir un tel conflit d’intérêts dans un domaine qui touche de si près le droit et les libertés individuelles… Même si le principal intéressé s'en défend : « La Fnac réalise 10 % de son chiffre d'affaires avec les disques et 25 % avec la micro-informatique. » Mais il omet habilement les ventes de DVD...

Quand je pense à tous les CD que j’ai achetés à la Fnac. Je possède des mètres de disques, je n'ai jamais téléchargé un seul album. Je préfère fouiller dans mes disques que dans les gigaoctets de mon iMac. Je suis de la vieille école. De celle qui achetait ses disques chez le disquaire et piquait ses 45 tours à Monop'.

Voici donc ce qui nous attend dans les prochains mois…

  • Adoption d’un système d’avertissement en cas de téléchargement illégal et de sanction proportionnée à la gravité des actes lors de récidives,
  • en matière de téléchargement légal, des mesures en faveur de l’interopérabilité (DRM) et de la rapidité de mise à disposition des œuvres (amélioration de la chronologie des médias), poursuivre les travaux sur la question du filtrage des contenus illicites, qualifiés de « piste prometteuse pour l’avenir, mais sur lesquels pèsent encore d’importantes incertitudes techniques et juridiques. »

La mission Olivennes aurait obtenu « une quasi harmonie des audités autour d’un régime de sanction réglé au quart de tour, une symbiose sur la mise en place d’un système d’avertissement similaire aux États-Unis, un concert de louanges pour ce filtrage prometteur des échanges sur tous les bits transmis par connecté et un accord autour de quelques promesses d’interopérabilité ».

C’était bien la peine de voter la DADVSI…

Les modalités pratiques du mécanisme d’avertissement et de sanctions et « la nature exacte et le calendrier de mise en œuvre des mesures d’incitation au téléchargement légal » restent à approfondir.

La mission a occulté les conclusions d’un rapport de l’April, Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique libre, qui a fait partie des structures entendues au même titre que les représentants de la ligue ODEBI et de StopDRM.

Avec un enseignant de polytechnique, ils ont « démontré par A+B que les mesures que souhaitent voir mises en œuvre les industries culturelles (riposte graduée et filtrage) étaient des impasses ».

L’April avait déjà été à l'origine des dispositions relatives à l'interopérabilité, en pleine DADVSI. Adoptées à l'Assemblée nationale, elles furent retirées par le Sénat suite aux pressions américaines…

Dans un mémoire présenté et remis à la mission Olivennes, mais oublié dans le communiqué, l’association alerte : « Nous attirons ainsi particulièrement votre attention sur le fait que les échanges visibles ne sont sans doute que la partie émergée de l'iceberg dans la mesure où une masse considérable d'échanges se fait via d'autres canaux ». Traquer le visible, c’est s’assurer d’une explosion de l’invisible.
L’association cite alors les échanges de disques durs à disques durs, via des réseaux privés chiffrés, ou encore des services comme dl.free.fr « qui ne peuvent être ni interdits, ni filtrés, ni surveillés sauf à faire de la France la Chine ».

Et l’Iran, Cuba, la Corée du Nord, le Vietnam. Tiens, que des pays communistes. C’est rigolo ça.

Et de risquer, outre un déficit d’image, des sanctions européennes pour atteinte aux droits fondamentaux…

Avec les connexions ADSL françaises, chacun peut héberger des fichiers et les mettre à disposition de qui bon lui semble. Pourquoi ne pas interdire aussi le FTP, le mail, MSN,les clés USB, les disques durs, tout ce qui permet de partager des fichiers ? Il faudrait peut-être tout simplement fermer internet ? Comme ça, plus de téléchargement.

Déjà que, depuis le 1er octobre, nous acquittons une taxe sur l'achat des disques durs. Le mien, je l’utilise pour faire des sauvegardes de mes données et de mes photos numériques.
Je ne vois pas pourquoi je paie une taxe dessus pour engraisser le PDG d’Univers sale.

L’April démonte le filtrage, tout comme l’approche radar, qui croit se satisfaire d’une simple adresse IP comme base de sanction.
Le rapport Cedras explique « qu’en aucun cas une politique de lutte contre le téléchargement illégal ne peut reposer sur la seule adresse IP (pensons à la sécurité relative des raisons wifi domestiques...) et qu’une perquisition était toujours nécessaire pour fonder une sanction, aussi légère ou grave soit-elle. »

Les impôts que nous acquittons pour entretenir une police doivent-ils servir à perquisitionner chez les jeunes délinquants pré pubère et puceau fans de Tokyo Hotel ? De toute façon, ils préfèrent donner leur argent de poche à SFR (autre filiale de Vivendi) ou Orange pour téléphoner à leurs potes ?

L’April a exposé une nouvelle fois sa position sur les DRM : « les mesures techniques sont utilisées par des entreprises en situation de position dominante à des fins de mise en captivité du consommateur. La loi DADVSI empêche des PME françaises de distribuer des offres attractives : les seuls outils d'accès à des contenus multimédia qu'ils peuvent proposer sont assimilables à des outils de contournement et ils risquent la prison s'ils les diffusent ».

Le groupe demande encore et encore l’adoption d’une disposition autorisant le contournement des mesures techniques à des fins d'interopérabilité, la sécurisation des exceptions d'ingénierie inverse et de décompilation des logiciels. « Il faut reprendre le chemin d'un droit à l'interopérabilité opposable devant un tribunal par tout justiciable. Et pour garantir le droit à la copie privée et redonner sa légitimité à la redevance, il faut interdire les DRM ne permettant pas la récupération d'une copie à un standard ouvert. Le consommateur pris en otage doit avoir les moyens de se défendre ».

Encore une fois, il s’agit d’un combat d’arrière-garde. Incapables de proposer un nouveau modèle économique où les artistes pourraient s'affranchir de leur intermédiation pesante, les majors de l'édition et leurs revendeurs tentent aujourd'hui de conserver leur fabuleuse rente. Avec l'objectif d'éviter cette réorganisation du marché qui leur serait défavorable, mais que souhaitent au contraire les fournisseurs d'accès internet, comme Jacques Veyrat, PDG de Neuf Cegetel : « Cette commission a pour but de donner définitivement aux majors un pouvoir de négociation contre nous. »

Faut-il pénaliser une industrie en développement, créatrice d'emploi (les services internet) et de croissance économique, au profit d'une autre vouée à perdre de la substance ?

Cette situation pose le problème d'une position de monopole et de l’absence d’investissements qui en découlent.
Pendant deux décennies, les majors se sont gavées de marges astronomiques sur les ventes de CD. Elles voudraient aujourd’hui les maintenir à tout prix.
Quand vous pensez que le CD audio, qui existe depuis le début des années 80, n’implémente toujours pas le CD-Text qui permet d’afficher les informations sur le morceau. Pour bénéficier de cette fonction sur votre lecteur, il faut encoder le CD sur son ordinateur.
Où sont les offres légales, faciles, pas chères, offrant des services avec un peu de valeur ajoutée ? Nulle part et pas chez « l'agitateur d'idées depuis 1954 » que prétend être la Fnac.

Pour terminer, j'ai trouvé dans Courrier international cet article d'un avocat américain au sujet des majors de l'industrie du disque.

À en juger par leur comportement de ces derniers temps, les maisons de disques ont l'air de penser que, pour assurer la survie de la civilisation, il faut terroriser les internautes adeptes des réseaux d'échange de musique en ligne.
Traîner ses clients devant les tribunaux ne produit pas un modèle de développement viable pour une entreprise, comme le confirme ce petit rappel historique.
Jusqu'aux inventions de Thomas Edison, la plus grande part de l'activité culturelle humaine n'était pas assimilée à une propriété intellectuelle.
Au XIXe siècle, le droit d'auteur américain, en tant que moyen de protéger les éditeurs sous prétexte de protéger les auteurs, ne concernait que les œuvres imprimées.
La révolution d'Edison a rendu possible l'enregistrement de musique et d'images et du même coup l'application de la notion de « propriété » aux formes de création incorporelles incarnées par les nouveaux supports physiques qu'étaient le disque phonographique et le film cinématographique. (...)
Pour se maintenir en place, les intermédiaires cherchent à nous faire croire que, sans leur combat pour faire cesser l'échange de fichiers, les artistes mourraient de faim.
En réalité, les musiciens et autres artistes se portaient très bien avant qu'Edison ne transforme la culture en un bien de consommation.
Le public et les artistes n'ont plus besoin des intermédiaires. Ces derniers ont perdu leur raison d'être, et ils cherchent à se maintenir par la force. Mais ça ne marchera pas. Ils peuvent intenter un procès à quelques personnes de temps en temps, mais ils ne pourront pas attaquer en justice tout le monde en permanence.


Eben Moglen, Professeur de droit à Columbia (The Nation 2004)

Déjà les artistes les plus populaires ont l’intention de se passer des services des majors du disque. Radiohead l’a fait avec succès la semaine dernière (plus d'un million de téléchargements de leur dernier album, In Rainbows). Cela ne va pas s’arranger à l'avenir...

Une interview dans Libé du 17 octobre

Téléchargement : « Lorsqu’une norme est massivement violée, la pénalisation devient irréaliste » par Sébastien Delahaye


Lundi soir, les députés (UMP) Marc Le Fur et Alain Suguenot annonçaient une proposition de loi visant à amnistier les internautes condamnés pour téléchargement illégal. Julien Dourgnon, directeur des études et de la communication à l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, réagit pour Libération à cette proposition de loi.

Que pensez-vous de la proposition de « cyber-amnistie » des téléchargeurs illégaux ?


C’est une proposition de loi courageuse et lucide. Lorsqu’une norme est massivement violée par une énorme population qui ne ressent pas de sentiment de transgression, la pénalisation de la pratique devient irréaliste. Quand la pratique est tellement répandue qu’elle dépasse la norme, il faut interroger la pertinence de la norme, et pas celle de la pratique. C’est ce que commence enfin à faire cette proposition de loi. En ce sens, c’est une proposition de loi visionnaire et juste, qui évite qu’on condamne quelques personnes pour l’exemple. Et puis c’est une proposition qui aujourd’hui est soutenue par une très large majorité de consommateurs.

En amnistiant les internautes pratiquant le téléchargement illégal, est-ce qu’on s’oriente vers le tout gratuit ?


Non, Marc Le Fur et Alain Suguenot sont pour le téléchargement légal et pour trouver des solutions. Ils veulent amnistier les internautes, mais ils réfutent la nécessité de la gratuité. L’objectif n’est pas d’instaurer l’impunité des internautes, mais de sortir de la dichotomie avec les bons et les méchants.

La proposition de loi contient cependant une remarque surprenante, qui exclut les concepteurs de logiciels, taxés de « pirates informatiques » qui organiseraient un « véritable commerce parallèle ». N’est-ce pas un amalgame dangereux ?


C’est un peu surprenant, parce qu’ils connaissent bien le domaine. Je pense que c’est une maladresse de leur part.


L'étau se resserre comme dirait Hitchcock...

Les extraits de ce billet proviennent de Courrier international, Marianne, Libé et Yahoo.

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